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[ HARDIMENT CRÉDITER, « RÉ/ENCHANTER » ]

VOTRE (ANDRO)JEUNESSE


 

 

Il s’agit d’appeler de nos vœux une néogénération de France aussi « ardente » que celle du monde. De provoquer une progression française en votre acceptation jeunologique. Nouer un lien didactique des plus pacifiés entre vous, jeune et vos enseignants. Pour un junior fort épanoui.


 

 

« Quel regard portez-vous sur la jeunesse d’aujourd’hui » ? À cela l’ancien leader étudiant de Mai-68, D. Cohn-Bendit répond près d’un demi-siècle après.

« Je déteste être le grand-père qui donne des leçons aux jeunes. Je trouve cela désagréable. D’autant qu’il est beaucoup plus difficile d’être jeune aujourd’hui. Dans mon temps on était péremptoire et on pouvait dire n’importe quoi, on avait le droit d’être « dingue ». Aujourd’hui c’est plus difficile. Je n’ai pas un regard négatif sur les jeunes. Ils essayent, il y en a qui sont admirables. Il faut arrêter d’être dur envers la jeunesse ».

(Interview de D. Cohn-Bendit, homme politique, par C. Joly, dans le quotidien d’information Metronews, France, 18 décembre 2013)-234. Ces propos d’une figure historique de la cohorte baby boomer des Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975) sont des plus parlants. De fait Dany le Rouge nous dit qu’il nous faut cesser d’être moralisateur avec les juniors sous prétexte qu’ils sont jeunes. Il reconnaît qu’un certain « âge d’or » de la jeunesse est passé, que celle-ci « galère » plus aujourd’hui que jadis. Qu’il y a un demi-siècle les temps étaient plus cléments, légers, riants pour la jeune génération. En dépit de ses protestations d’alors. D. Cohn-Bendit quittant la vie politique et publique observe avec bienveillance la néogénération de ce début de siècle. Il nous dit que l’on peut croire en elle.

Qu’elle est « de bonne volonté », fait ce qu’elle peut dans l’adversité. Que certains jeunes sont même remarquables. Que notre société demeure trop réticente, rétive ou hostile même face à sa propre descendance. Alors même qu’elle a été désirée, choyée, aimée comme jamais en l’Histoire des hommes. Tel est le « testament politique » d’un ex-jeune figure du passé à ceux d’aujourd’hui. Une illustration à ceci fort significative nous est rapportée par un garçon de vingt-et-un ans. En voiture il est indûment gêné par un autre automobiliste d’âge mûr. Il le lui fait poliment observer. Au lieu de « faire amende honorable » le « géronte » vocifère, éructe, déblatère n’admettant pas ses torts envers un jeune ! Sans commentaire !


 

 


– Pour Votre (Andro)Néogénération de France –

Aussi Vive que Celle du Monde


 

 

Comme A. Peyrefitte l’a bien montré notre société française souffre d’être verticale, rigide, sans rigueur. (Homme politique, écrivain français, 1925-1999, Le Mal français,essai sociopolitique, France, 1976, 1996, 2006)-235. Quand d’autres sont horizontales, souples, organisées. Nous privilégions la défiance, la polémique, le repli sur soi. Au lieu de la confiance, du consensus, de la libre participation qui ont cours ailleurs à vos dépens, junior. Portons votre jeunesse vers votre « meilleur » plutôt que vous considérer comme sujet « périssable » et jamais richesse incomparable. Une étude de 2008 puis de 2011 démontrent que les jeunes nord-américains, nord-européens croient plus en leur avenir personnel et surtout collectif.


 

 

Sont plus confiants, sereins, « sûrs d’eux » que les juniors français. (Fondation pour l’Innovation politique, Les jeunesses face à leur avenir / La jeunesse du monde, enquêtes sociologiques internationales, France, 2008 et 2011)-236. Ces derniers sont parmi les plus négatifs, craintifs et pessimistes ! La France, les Français n’aiment pas leur jeunesse, ne croient pas en elle, la maltraitent en conséquence. Ils lui font « payer » ce qu’elle est, représente. Taux d’accidents de la route, suicides, échecs scolaires, chômage, mal-être, délinquance, problèmes de santé, addictions, désocialisation… parmi les pires d’Occident.

Aux États-Unis notamment les cabinets de teen life coaching : coaching de vie pour juniors sont « monnaie courante ». Ils sont le reflet d’une société d’ « avant-garde » qui croit fort en l’avenir. Contrairement à la vieille Europe, la France « frileuse » repliée sur les oripeaux d’un passé révolu, les méchants préjugés d’un autre âge. En matière jeunologique, comme en tant d’autres le « Nouveau Monde » porte bien son nom.

Les jeunes des « grands pays » émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil sont les plus optimistes quant à eux-mêmes, leur avenir personnel. Même concernant l’avenir de leur pays contrairement aux jeunes d’autres nations comme en France, en Europe. La majorité des juniors s’inquiètent pour leur pays mais apprécient leur époque de vie. Les jeunes semblent même penser que le temps historique en lequel s’inscrit leur existence est favorable à la nouvelle génération. Que le réel moderne de leur siècle, le temps plus que l’espace est de nature à leur « offrir le Graal ».

Or, que leur pays respectif les freine par ses trop lourds blocages et limites ou pesanteurs socioéconomiques, culturels, organisationnels, mentaux. Mondialisation, surtout globalisation internationale, planétaire paraissent plus porteuses et vectrices d’avancées pour les jeunes que leur seule aire nationale propre. Par définition restreinte. 91 pour cent des juniors chinois considèrent la globalisation mondiale comme une « occasion ». 52 pour cent seulement des jeunes français. Lesquels sont donc les juniors interrogés les plus rétifs à la globalisation. Sauf les jeunes turcs, marocains et grecs qui y sont favorables à 49 pour cent.

Les chiffres sont de 87 pour cent pour les juniors indiens. 81 pour cent pour les jeunes du Brésil. 76 pour cent quant aux juniors suédois. 71 pour cent des jeunes américains. 71 pour cent des juniors de Russie. 69 pour cent des jeunes en Espagne. 66 pour cent des juniors allemands. 65 pour cent des jeunes britanniques. La moyenne européenne est de 65 pour cent d’adhésion juvénile à la globalisation. La mondialisation est l’internationalisation des États, entreprises, organisations collectives. De façon institutionnelle, systémique et « officielle ».

De la production, circulation des biens et des personnes. Elle existe depuis plus d’un siècle déjà dès la fin du dix-neuvième siècle. La globalisation qui caractérise le monde actuel est due à l’essor des télécommunications notamment informatiques depuis la fin du vingtième siècle. Outre l’intégration des organismes propre à la mondialisation la globalisation ajoute celle des personnes. Surtout de leur propre « conscience » individuelle. Cela concerne tout particulièrement les jeunes notamment par le biais privilégié pour et par eux des technologies de l’information, la communication, Tic.

Internet 2.0, partage interactif, réactif et dynamique des contenus, échanges en continu et temps réel, réseaux sociaux, forums. Chats de discussions en direct ou supports mobiles tactiles… La jeunesse du monde cultive une conscience planétaire humaine bien éloignée des anciennes consciences de classe et nationales. En cosmopolitisme humaniste et universaliste. La nouvelle génération actuelle est la toute première à être pleinement « globale et globalisée » dès sa naissance. Les juniors européens comparativement à leurs aînés voyagent bien plus à l’étranger que jadis-237.

Désirent plus vivre hors de leur pays, maîtrisent plus et mieux l’anglais. Seuls un quart des jeunes français sont satisfaits de la situation générale de leur pays, la France. Un tiers des juniors allemands. 61 pour cent des jeunes chinois. 17 pour cent des juniors français pensent l’avenir de leur pays prometteur. 25 pour cent des jeunes allemands. 49 pour cent, moins de la moitié des juniors français se disent assurés d’avoir un bon travail à l’avenir. Contre 65 pour cent des jeunes européens, 70 pour cent des juniors du monde, 71 pour cent des jeunes allemands !

Seul un junior de France sur deux soit 53 pour cent croit son avenir personnel prometteur contre 61 pour cent de la jeunesse européenne. Les trois quarts des jeunes français pensent que l’avenir de leur pays n’est pas prometteur. Quand 83 pour cent des juniors indiens, 82 pour cent des jeunes chinois « croient en l’avenir » de leur pays respectif. La jeunesse de France est l’une des plus défaitistes du monde ! Il ne peut en être autrement quand la France et sa société entière sont si hostiles au monde étranger et à la globalisation planétaire. Qui sont pourtant la « seule voie de salut » en un univers ouvert !

À l’heure où l’Hexagone se replie si frileusement sur son seul pré carré national au lieu de s’ouvrir sur l’univers. À l’image du petit village gaulois d’Astérix et Obélix assiégé par Rome, toujours sur la méfiante défensive. Même si 83 pour cent des jeunes français sont contents de leur vie. 53 pour cent des juniors français estiment leur avenir personnel prometteur. 73 pour cent des jeunes chinois. 75 pour cent des juniors suédois. 79 pour cent des jeunes canadiens. 87 pour cent des juniors brésiliens. 90 pour cent des jeunes indiens. L’avenir de leur pays est jugé prometteur par 83 pour cent des juniors indiens.

72 pour cent des jeunes brésiliens. 81 pour cent des juniors américains pensent que leur avenir est prometteur ! 74 pour cent des jeunes britanniques. 56 pour cent des juniors allemands. 43 pour cent des jeunes japonais. 72 pour cent des juniors brésiliens pensent que l’avenir de leur pays est prometteur. 65 pour cent des jeunes canadiens. 63 pour cent des juniors suédois. 59 pour cent des jeunes russes. 43 pour cent des juniors sud-africains. 37 pour cent des jeunes américains. 34 pour cent des juniors britanniques. 20 pour cent des jeunes espagnols-238.

17 pour cent des juniors grecs. Les jeunes des grands pays émergents, de ceux à la pointe des nouvelles technologies sont les plus optimistes. Suivis par les pays scandinaves, anglo-saxons. Concernant l’avenir personnel, celui de son pays ou l’espoir d’un bon emploi futur les plus positifs pour les trois items sont les juniors des grands pays émergents. Comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie. Également ceux de pays très favorisés : Canada, Australie, Scandinavie. Les jeunes qui croient en leur avenir personnel, en un bon métier futur mais pas en l’avenir de leur pays sont les juniors des États-Unis.

Du Mexique, de l’Afrique du Sud, de l’Union Européenne hors Scandinavie, Grèce. Les jeunes japonais, grecs ne croient ni en leur avenir personnel ni en celui de leur pays ni en un bon emploi futur. La confiance en son avenir personnel, professionnel est toujours plus forte que celle en celui de son pays pour les juniors de toutes nations. Sauf pour les jeunes chinois. La jeunesse japonaise est la plus pessimiste puisqu’elle est la seule à n’être « satisfaite de rien » même de son époque qu’elle rejette à 61 pour cent. Alors que 59 pour cent de la jeunesse mondiale l’apprécie.

En compensation à ce pessimisme intérieur les jeunes japonais adhèrent à la globalisation planétaire aux trois quarts. Contre 65 pour cent seulement des juniors européens. Les jeunes nippons attendent donc leur salut de l’extérieur. Ainsi que des néotechnologies et de l’Internet. Leur passe temps favori est Internet à 93 pour cent. La famille est plébiscitée par la jeunesse mondiale. 98 pour cent des jeunes indiens estiment important d’accorder du temps à sa famille, taux maximal enregistré. 79 pour cent des juniors japonais, taux minimal.

95 pour cent des jeunes indiens accordent de l’importance à leur famille ce, en l’élaboration de leur identité personnelle. 73 pour cent des juniors japonais. 90 pour cent des jeunes indiens sont « satisfaits » de leur famille. 87 pour cent des juniors américains. 85 pour cent des jeunes européens. 69 pour cent des juniors japonais. La famille est le fondement de la société pour 94 pour cent des jeunes chinois-239. 70 pour cent des juniors français. 65 pour cent des jeunes suédois. 47 pour cent des juniors français ou russes veulent fonder un foyer. 60 pour cent des jeunes russes ambitionnent d’avoir des enfants. 58 pour cent des jeunes français.

52 pour cent des juniors allemands. 49 pour cent des jeunes britanniques. 33 pour cent des juniors chinois. 24 pour cent des jeunes indiens. Le premier projet d’avenir des juniors du monde est l’acquisition d’un logement. À 68 pour cent des jeunes français qui arrivent en tête. 63 pour cent des juniors chinois. 96 pour cent des jeunes chinois estiment important de donner du temps aux amis. 91 pour cent des juniors russes. 81 pour cent des jeunes japonais. Les juniors sont moins satisfaits de leurs amis que de leur famille. Donner du temps aux amis est peu jugé comme un critère de vie satisfaisante.

Seuls 29 pour cent des jeunes australiens, 26 pour cent des juniors britanniques, 8 pour cent des jeunes russes, 6 pour cent des juniors japonais le pensent. À l’inverse de l’amour qui définit selon les jeunes du monde une vie satisfaisante. 55 pour cent des juniors britanniques le pensent. 46 pour cent des jeunes américains. 35 pour cent des juniors français. 11 pour cent des jeunes russes. 83 pour cent des juniors du monde pensent que la formation est une dimension importante de leur identité. 86 pour cent veulent un enseignement universitaire totalement gratuit pour tous.

Pour les quinze ans à venir le premier objectif des jeunes du monde est d’acquérir leur logement. Le deuxième est de gagner beaucoup d’argent. Le troisième est d’avoir des enfants. Le quatrième est d’obtenir un diplôme universitaire. Les juniors des pays émergents sont les plus nombreux à plébisciter les études notamment supérieures. Également la gratuité universelle de leurs formations universitaires. L’éducation, la recherche sont aussi les deux domaines professionnels qui attirent le plus les jeunes du monde comme métiers futurs. Ce qui concerne un cinquième des juniors interrogés.

45 pour cent des jeunes européens voient dans le chômage l’une des plus importantes menaces contre la société. Plus que le terrorisme ou le changement du climat. Ils craignent le chômage plus encore que leurs aînés adultes. Seuls la moitié des juniors du monde sont contents de leur travail. 64 pour cent en Inde. 61 pour cent en France. 58 pour cent en Afrique du Sud. 45 pour cent en Chine. 30 pour cent au Japon. 70 pour cent des jeunes du monde se disent assurés d’avoir un bon emploi à l’avenir. Ce qui augure d’une confiance en soi et en son avenir personnel toute juvénile-240.

Sauf les juniors japonais à 32 pour cent, les jeunes des pays favorisés hors d’Europe sont quasi aussi optimistes que leurs pairs des grands pays émergents. Les juniors européens sont bien moins confiants. Seuls 49 pour cent des jeunes français pensent avoir un « travail satisfaisant » plus tard. Pour les juniors du globe un bon emploi est avant tout bien payé. Seuls les jeunes chinois, japonais, scandinaves ne placent pas le vecteur financier en tête. 71 pour cent des juniors russes placent l’argent en tête pour l’intérêt d’un travail. Une bonne ambiance est le deuxième critère d’un emploi valable pour les jeunes.

Les juniors français le pensent à 55 pour cent. Les jeunes européens à 51 pour cent. L’intérêt du métier arrive en troisième place avec des différences selon les pays. Les juniors français à 57 pour cent donnent de l’importance à l’intérêt de l’activité exercée mais le salaire reste en tête à 62 pour cent. Quand les jeunes scandinaves veulent d’abord un travail intéressant. L’intérêt du travail est très peu prisé par les juniors indiens, chinois, brésiliens. Comme critère de vie satisfaisante l’intérêt de l’activité d’emploi est secondaire. L’essentiel se trouve donc ailleurs.

La santé, la famille, comme l’amour viennent en tête. Or, la passion du travail est souvent considérée aussi importante que l’argent ou de donner du temps aux amis. Les études, la profession constituent bien plus l’identité pour les jeunes que la religion, la nationalité, l’appartenance ethnique. 83 pour cent des juniors du monde pensent que la formation est un vecteur important de leur identité. 97 pour cent en Inde. 90 pour cent au Brésil. 89 pour cent en Chine. La profession est un élément « important » de l’identité à 93 pour cent en Inde. 81 pour cent au brésil. 78 pour cent en Chine. 70 pour cent en Europe.

66 pour cent aux États-Unis. 48 pour cent au Japon. Un travail utile à la société importe plus que le prestige, les congés. Pour 49 pour cent des jeunes mexicains. 33 pour cent des juniors brésiliens. 29 pour cent des jeunes chinois ou des juniors américains. 23 pour cent des jeunes européens. Les juniors accordent peu d’importance au prestige de l’emploi. 20 pour cent pour les jeunes indiens. 17 pour cent pour les juniors brésiliens-241. 4 pour cent pour les jeunes français. Les responsabilités dans l’emploi ont une forte importance pour 18 pour cent des juniors indiens.

Les occasions de carrière sont importantes pour 44 pour cent des jeunes indiens. 40 pour cent des juniors russes. 35 pour cent des jeunes britanniques. 22 pour cent des juniors français. 10 pour cent des jeunes japonais. La célébrité n’intéresse que 6 pour cent de la jeunesse mondiale. Dans l’emploi le secteur agricole n’intéresse que 6 pour cent des juniors du monde. La construction 8 pour cent. L’industrie, comme l’artisanat 9 pour cent chacun. Le commerce 10 pour cent. Or, plus de 70 pour cent des jeunes veulent opter pour les services. Avec l’éducation à 22 pour cent. La recherche à 20 pour cent.

Puis la banque, la finance à 19 pour cent. 38 pour cent des juniors européens n’ont pas de religion d’adhésion. 46 pour cent professent la foi chrétienne. Seuls 28 pour cent des jeunes français adhèrent au christianisme, soit guère plus du quart. La moitié des juniors français sont sans religion. La majorité des jeunes de France n’ont aucune croyance spirituelle. 43 pour cent des juniors espagnols sont chrétiens. Contre 60 pour cent des jeunes italiens-242. 70 pour cent des juniors polonais. 76 pour cent des jeunes roumains. 86 pour cent des juniors turcs sont musulmans.

80 pour cent des jeunes français sont peu ou pas intéressés à donner du temps pour la religion. Or, les juniors sont disposés à le faire à 90 pour cent au Maroc. 72 pour cent en Afrique du Sud. 68 pour cent en Inde. 58 pour cent au Brésil. 50 pour cent aux États-Unis. 24 pour cent en Europe. 22 pour cent en Chine. 13 pour cent en Russie. Dans tous les pays les jeunes attachent grande importance à l’aspect religieux de leur identité. Or, un cinquième seulement de juniors français. Plus qu’au temps à consacrer au religieux. « Le rattachement l’emporte sur l’engagement ».

7 pour cent des jeunes européens considèrent la foi religieuse comme « valeur prioritaire à transmettre » à leurs enfants. 4 pour cent des juniors français. 21 pour cent des jeunes américains, brésiliens. 29 pour cent des juniors turcs. 36 pour cent des jeunes sud-africains. 56 pour cent des juniors marocains. 31 pour cent des jeunes français ou allemands, les moins nombreux souhaiteraient que l’on donne plus de place aux valeurs spirituelles dans la société. 44 pour cent des juniors européens. 56 pour cent des jeunes américains. 71 pour cent des juniors brésiliens. 75 pour cent des jeunes indiens.

80 pour cent des juniors sud-africains. 88 pour cent des jeunes russes. 89 pour cent des juniors chinois. 77 pour cent des jeunes européens considèrent la famille comme fondement de la société. 87 pour cent des juniors brésiliens. 94 pour cent des jeunes chinois. 10 pour cent des jeunes français rejettent toute sexualité hors mariage. 20 pour cent des juniors européens. 40 pour cent des jeunes américains. 60 pour cent des juniors sud-africains. 85 pour cent des jeunes marocains. 87 pour cent des juniors français, 85 pour cent des jeunes britanniques ou allemands tolèrent les autres orientations sexuelles que la leur.

40 pour cent des juniors marocains. 30 pour cent des jeunes chinois. 94 pour cent des juniors américains ou français appellent de leurs vœux l’égalité pleine entre les sexes. 91 pour cent des jeunes allemands ou britanniques-243. La moitié des juniors marocains rejettent ce critère de bonne société. 30 pour cent des jeunes japonais. 26 pour cent des juniors européens pensent que le bonheur serait supérieur sans technologies de pointe. 51 pour cent des jeunes indiens. 88 pour cent des juniors du monde se disent des plus intéressés par les voyages.

87 pour cent par la musique. 83 pour cent par l’Internet. 76 pour cent par le cinéma ou le théâtre. 73 pour cent par la lecture. 71 pour cent par le sport. 69 pour cent par la télévision. 61 pour cent par les musées. 59 pour cent par les jeux vidéo. 83 pour cent des jeunes français aiment le cinéma. 81 pour cent des juniors américains. 83 pour cent des jeunes du monde aiment à être beaux. 49 pour cent aiment à suivre la mode. 62 pour cent des juniors du monde aiment le numérique. 37 pour cent utilisent les réseaux dits sociaux. 21 pour cent chattent. 38 pour cent utilisent l’Internet mobile.

52 pour cent des jeunes européens veulent une répartition équitable des richesses. 47 pour cent prisent la performance individuelle. 67 pour cent des juniors français veulent répartir les biens. 34 pour cent des jeunes américains. Prime la performance personnelle pour 83 pour cent des juniors russes. 65 pour cent des jeunes américains. 50 pour cent des juniors allemands. Les jeunes anglo-saxons prisent une société avec le moins d’impôts possible plutôt qu’avec une bonne protection sociale. 72 pour cent des juniors américains veulent moins d’impôts. Au pays du laisser faire, laisser passer.

62 pour cent des jeunes canadiens. 52 pour cent des juniors australiens. 86 pour cent des jeunes chinois veulent plus de protection sociale. 82 pour cent des juniors russes. 71 pour cent des jeunes suédois. Bénéficier d’allocations de chômage, rejeter un emploi étranger à ses qualifications n’est pas un droit pour 63 pour cent des juniors britanniques. 52 pour cent des jeunes australiens. 49 pour cent des juniors américains. Or, il s’agit d’un droit pour 63 pour cent des jeunes français. 70 pour cent des juniors suédois. 85 pour cent des jeunes européens disent que l’enseignement supérieur gratuit est un droit.

71 pour cent des juniors américains. 85 pour cent des jeunes européens jugent que les soins gratuits sont un droit en l’absence de revenus. 64 pour cent des juniors américains. 64 pour cent des jeunes indiens sont fiers des riches de leur pays. 57 pour cent des juniors chinois. 16 pour cent des jeunes français. 41 pour cent des juniors indiens associent argent et vie satisfaisante. 64 pour cent des jeunes chinois ont pour objectif de gagner beaucoup d’argent dans les quinze prochaines années. En prospérité nationale. 54 pour cent des juniors australiens, canadiens, allemands.

53 pour cent des jeunes américains. 48 pour cent des jeunes français veulent gagner beaucoup d’argent. 47 pour cent des juniors européens. 50 pour cent des jeunes japonais, 47 pour cent des juniors américains ne veulent pas payer pour les retraites des anciens. 44 pour cent des jeunes canadiens. Contre 39 pour cent des jeunes français ou des juniors européens. En revanche 83 pour cent des jeunes indiens, 77 pour cent des juniors chinois, 73 pour cent des jeunes russes, 56 pour cent des juniors allemands acceptent de payer les retraites des aînés. 52 pour cent des jeunes européens.

71 pour cent des juniors chinois ou indiens ont confiance en leur gouvernement. 51 pour cent des jeunes suédois. 36 pour cent des juniors canadiens. 30 pour cent des jeunes américains ou allemands. 17 pour cent des juniors français. 68 pour cent des jeunes chinois font confiance à leur parlement. 50 pour cent des juniors suédois. 36 pour cent des jeunes australiens. 24 pour cent des jeunes canadiens ou américains. 17 pour cent des juniors français. Qui ne croient à leurs institutions qu’à un tiers. Symbole même de la crise politique et de régime grandissante de leur pays-244.

La jeunesse mondiale actuelle contrairement à celle des décennies 1960, 1970 aspire à la sécurité, la loi, l’ordre, plutôt qu’à la liberté personnelle. Sauf trois jeunesses qui préfèrent la liberté. En tête les jeunes français qui plébiscitent la liberté à 55 pour cent. Puis viennent les juniors japonais à 54 pour cent. Puis les jeunes grecs à 53 pour cent. Il s’agit des trois jeunesses issues de sociétés occidentales ou occidentalisées de type fort « autoritaire ». En lesquelles les juniors éprouvent plus qu’ailleurs en Occident le besoin de plus de souplesse.

De se libérer de contraintes rigides appréhendées comme bien plus lourdes, étouffantes qu’ailleurs. Plus globalement jeunes français, japonais, grecs figurent parmi les juniors d’Occident et du monde interrogés les plus pessimistes, insatisfaits, méfiants, en malaise. À l’inverse 77 pour cent des jeunes chinois, 68 pour cent des juniors russes, 66 pour cent des jeunes britanniques, 64 pour cent des juniors australiens aspirent à la loi et l’ordre. Les jeunes du monde ont la certitude de pouvoir décider eux-mêmes de leur vie à 79 pour cent. En tête les juniors indiens le pensent à 90 pour cent. Les jeunes russes à 89 pour cent.

Les juniors japonais le pensent à seulement 46 pour cent. Les jeunes de la planète pensent nécessaire de transmettre aux enfants le sens de l’indépendance. Notamment les juniors chinois à 58 pour cent. Les jeunes français sont parmi les rares à penser l’inverse. 36 pour cent d’entre eux veulent inculquer le sens de l’obéissance, 12 pour cent seulement la vertu d’indépendance. Ce qui démontre à nouveau que la jeunesse de France souffre beaucoup de l’autoritarisme de sa société nationale. Notamment à l’égard des juniors. Or, qu’elle a et parfaitement intégré, assimilé les canons de son éducation-conditionnement à la soumission.

Les ayant tant subis elle les reproduira pour sa descendance et ainsi de suite indéfiniment. Raison pour laquelle la société française évolue moins que d’autres, demeure l’une des plus rétives et restrictives. En matière de poids, d’influence permis à sa descendance juvénile. Tel est le résultat d’une société qui se défie fort de sa jeunesse, ne lui prête nullement crédit. Contrairement à d’autres en Occident. La jeunesse mondiale se dit prête à la révolte pour combattre l’injustice. Un jeune sur deux pense qu’il est acceptable de désobéir à la loi-245.

Ce, pour vaincre les injustices sociétales. 71 pour cent des juniors indiens. 57 pour cent des jeunes français. 54 pour cent des juniors brésiliens. 47 pour cent des jeunes européens, chinois. 42 pour cent des juniors américains. 35 pour cent des jeunes japonais. Concernant le patriotisme 59 pour cent des juniors européens ou français refusent de mourir pour défendre leur pays. 80 pour cent de jeunes japonais. 75 pour cent de juniors espagnols. 65 pour cent de jeunes allemands. 58 pour cent de juniors russes. 56 pour cent de jeunes britanniques.

Or, 76 pour cent des juniors indiens sont prêts à mourir pour leur patrie. 71 pour cent de jeunes chinois. 55 pour cent des jeunes grecs. 47 pour cent des juniors américains. Un tiers des jeunes français acceptent leur mort pour leur pays. Un tiers des juniors du monde interrogés pensent que la société est intolérante avec des gens comme eux. 53 pour cent des jeunes turcs. 48 pour cent des juniors japonais. 29 pour cent des jeunes européens. 25 pour cent des juniors chinois. 18 pour cent des jeunes russes.

70 pour cent des juniors du monde estiment que les gens de leur pays ont la possibilité de choisir leur vie comme ils l’entendent. 87 pour cent des jeunes canadiens, australiens. 86 pour cent des juniors américains. 82 pour cent des jeunes indiens. 64 pour cent des juniors français. 50 pour cent des jeunes turcs. 44 pour cent des juniors grecs. Les jeunes européens sont moins toniques et optimistes que les juniors anglo-saxons, émergents. 79 pour cent des jeunes du monde pensent qu’ils peuvent personnellement, souverainement décider de leur propre vie. 90 pour cent des juniors indiens. 89 pour cent des jeunes russes.

87 pour cent des juniors canadiens. 86 pour cent des jeunes australiens. 70 pour cent des juniors espagnols, 67 pour cent des jeunes grecs. Plutôt que la tradition, la stabilité 61 pour cent des juniors turcs aspirent au changement social. 59 pour cent des jeunes grecs. 44 pour cent des juniors japonais. 41 pour cent des jeunes américains. Quant à l’intégration nationale, 89 pour cent des juniors indiens disent se sentir appartenir à leur société. 80 pour cent des jeunes brésiliens. 79 pour cent des juniors chinois. Ensuite 65 pour cent des jeunes espagnols-246. 60 pour cent des juniors italiens. Seulement 56 pour cent des jeunes français.

Les juniors croient au changement sociétal possible. 80 pour cent des jeunes du monde pensent que les gens peuvent changer la société par leurs choix, actions. 91 pour cent des juniors sud-africains. 84 pour cent des jeunes australiens. 81 pour cent des juniors grecs ou canadiens. 72 pour cent des jeunes français. Puis 70 pour cent des jeunes japonais. Le militantisme politique intéresse 47 pour cent des juniors israéliens. 42 pour cent des jeunes marocains. 37 pour cent des juniors indiens. 33 pour cent des jeunes chinois. 26 pour cent des juniors brésiliens. 23 pour cent des jeunes suédois. 21 pour cent des juniors américains.

15 pour cent des jeunes canadiens. 12 pour cent de nos jeunes français. L’engagement associatif attire plus les juniors. 60 pour cent des jeunes indiens. 46 pour cent des juniors français. 45 pour cent des jeunes brésiliens. 38 pour cent des juniors chinois. 36 pour cent des jeunes allemands. 35 pour cent des jeunesses européennes. 34 pour cent des juniors américains. 19 pour cent des jeunes russes. 12 pour cent des juniors japonais. Moins d’un jeune français sur deux est satisfait de l’époque à laquelle il vit. Ce qui obère son équilibre !

Or, trois quarts des juniors canadiens-247, australiens, sud-africains, polonais, finlandais ou suédois. Moins d’un jeune français sur deux est satisfait de sa propre situation économique personnelle. De tous les juniors interrogés les jeunes français sont les plus nombreux à souhaiter une « répartition équitable des richesses » à 67 pour cent. Les moins nombreux de tous à priser la performance individuelle à 33 pour cent. Ce qui est parfait et à saluer d’un point de vue moral. Or, désastreux en matière de dynamisme, de progrès, de changement d’un pays, d’une société et d’une jeunesse.

Même les juniors russes qui sortent pourtant de décennies de communisme sont les plus nombreux à plébisciter la performance individuelle. À 83 pour cent. Sans doute en raison de l’échec si profond de ce dernier. Ils sont les moins nombreux de tous les jeunes du monde interrogés à souhaiter la répartition des richesses à 17 pour cent. Cela en dit hélas bien long sur l’état de grande « sclérose » du système socioéconomique et culturel de la société française. Lequel a fini par « corrompre » l’esprit même de ses infortunés juniors pourtant l’avenir, l’unique futur, l’espérance de leur pays !

Ce qui ne laissera pas d’inquiéter pour ce dernier. Parmi les vingt-cinq jeunesses nationales enquêtées seuls les jeunes français de façon révélatrice ont une opinion aussi décalée et si extrême sur le sujet. Préférant « l’assistanat collectif à la libre entreprise individuelle » seul gage pourtant de prospérité, réussite, d’épanouissement. Cette passionnante enquête internationale distingue trois types de jeunesse. « Forte, moyenne, faible ». Elle démontre d’abord le dynamisme, l’optimisme, la confiance des jeunesses des grands pays émergents. Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde, Mexique, Russie…

Ensuite une vision juvénile restant à dominante positive, tonique dans le monde anglo-américain, scandinave, germanique, est-européen. États-Unis, Canada, Australie, Finlande, Suède, Allemagne, Royaume-Uni, Estonie, Hongrie, Pologne et Roumanie. Également Israël. Puis des juniors désabusés, inquiets et qui doutent. Ceux du Japon, de l’Europe méridionale : Grèce, Italie, Espagne, France. Aussi jeunes turcs, marocains. De fait la jeunesse de France est à l’image de son pays : en pleine tourmente, crise et désarroi. Un État qui n’est pas ou plus assez à la « hauteur » de ce qu’il devrait être au regard de son Histoire passée pourtant si illustre ! (Reynié, 2011)-248.


 

 

Le 20 juin 1913 le journal français Le Figaro relate la visite à Paris de quarante-sept scouts de San Francisco. Ces jeunes américains de onze à vingt ans donnent leur avis sur leur séjour. Les plus jeunes notent l’ordre, le confort, la propreté, la courtoisie, le nombre d’autos, les arbres, l’uniformité des immeubles. La richesse du Louvre, les trois coups au théâtre, les pantalons rouges des soldats ou les cafés en terrasse, la montée à la tour Eiffel. L’animation sur la Seine, le tramway, le théâtre sans orchestre, les baguettes de pain. Les marchandes de rues, les vêtements, la barbe des hommes. Les scouts plus âgés s’étonnent en outre de la maîtrise de l’anglais, l’allemand par les scouts français. Ils ont admiré le Louvre, l’obélisque de la Concorde, le tombeau de Napoléon.

Apprécié la politesse, la serviabilité des juniors de France, le bon accueil, la gastronomie, la gaieté. Ils ont été surpris de la consommation de vin… Aujourd’hui comme hier et demain la jeunesse du monde est unie par des traits communs néogénérationnels de similitude d’âge. Elle diffère par des spécificités nationales, socioculturelles et économiques, de mentalités, civilisation. Tels sont les enseignements de ce reportage à la veille de la fin d’une ère, du début d’un conflit mondial (1914-1918). D’une « uniformisation » de l’univers. (É. Berr, journaliste français, 1855-1923, Impressions californiennes, article sociologique, quotidien d’information Le Figaro, France, 1913)-249. Un temps somme toute plus « civilisé » que le nôtre avant le tragique siècle d’après.


 

 


– Provoquer un Sursaut Français –

En Votre Acceptation (Andro)Jeunologique


 

 

La « problématique » de votre jeunesse de France n’est pas fondamentalement psychique, sociale, sociologique, économique. Elle est avant tout grandement morale, sociétale, comme culturelle. Votre nouvelle génération des années 2020 souffre de l’absence d’une dimension ontologique et axiologique en votre vie. Faute d’équanimité et d’ataraxie transmises par vos aînés adultes. En état subséquent de « déshérence et de déréliction » affectives et spirituelles aggravées. Ce qui vous prive, jeune, d’espérance et d’accomplissement de vous.


 

 

Pour la première fois en notre Histoire humaine peut-être la génération des adultes n’est plus en mesure d’inculquer l’exemple. Le verbe, le message de passage intergénérationnel. À la classe d’âge suivante. Quant à la dimension culturelle évoquée plus haut l’on peut dire que la société occidentale en son ensemble, française en particulier n’est plus en état d’épanouir sa jeunesse. La société française se bat plus sans et contre sa descendance qu’elle ne se mobilise avec et en sa faveur. Le rapprochement de certaines valeurs plus permissives entre aînés adultes et cadets jeunes n’y change rien. Avant 68 jeunes et adultes se démarquaient en s’opposant.

Depuis trente ans un apparent consensus transgénérationnel, une crise de civilisation sans fin, sans fond privent la jeunesse de toute existence. La « vident de toute substance ». « Asséchée de l’intérieur, surtout de l’extérieur » la néogénération s’étiole, « s’éteint à petit feu ». Le problème de la jeunesse de France est d’être… française ! En un pays, une société si hostiles et fermés cultivant sa « jeunophobie » à longueur de temps et d’espace. Ce que fort justement G. Tirot qualifie de « France anti-jeune » ! (G. Tirot, essayiste français, France anti-jeune – Comment la société française exploite sa jeunesse, essai sociologique, France, 2008).

En ces conditions la néogénération est niée en ses réalités, spécificités, volontés. Ne jamais la « reconnaître » empêche de lui accorder tout particularisme. De même que certains peuples se voient encore en notre siècle refuser toute indépendance et toute autonomie ou toute reconnaissance. Demeurant sous le joug illégitime et si abusif, voire criminel d’États et de peuples « nantis oppresseurs ». Brimant sans vergogne de faibles nations à leur merci-250.

Ainsi les adultes « abusent de leur adultisme pour dominer les jeunes » ! Comme l’a toujours si bien dit avant nous depuis des décennies notre expert français contemporain de la jeunesse le sociologue M. Fize. (M. Fize, Le Deuxième homme – Réflexions sur la jeunesse et l’inégalité des rapports entre générations, France, 2002)-251. Cela est tout particulièrement vrai d’un pays, la France qui demeure encore et avant tout adultocentrique. Vertical, rigide, autoritaire, oligarchique, ploutocratique, patriarcal, matriarcal, élitiste et malthusien… Dès sa naissance le junior est « matraqué » de toutes parts par ses parents, sa famille, l’école, le monde du travail et la société…

La permissivité, le laxisme, la démagogie, le libertarisme, l’hédonisme, le matérialisme, consumérisme qui prévalent depuis cinq décennies ne modifient en rien la réalité. Tout ceci n’implique nulle tolérance réelle à l’égard de la jeunesse française. Autant rejetée, marginalisée, maltraitée aujourd’hui qu’il y a cinquante ou cent ans. Certes de façon plus douce, souriante mais pour autant plus hypocrite, manipulatrice, insidieuse donc toxique et si dommageable. En ces conditions nulle véritable jeunologie, prise en compte et en charge réelle des juniors n’est possible et n’existe ! À titre collectif avec des politiques, un ministère plein des Jeunes et des Droits de la Jeunesse.

Individuel avec de meilleures réalités de vie. Nier la jeunesse, son particularisme et ses besoins, attentes permet de « s’en défaire », de ne rien faire ou presque ! Aujourd’hui les discriminations, inégalités entre les générations sont plus fortes encore qu’au sein même de celles-ci. À l’avenir les retraités seront plus nombreux que les juniors ! Au milieu de ce siècle un tiers des Français aura l’âge de la retraite ! Proportionnellement les jeunes seront encore moins nombreux que maintenant. Les vieux dominants « écraseront » en force les jeunes dominés.

Les idéaux, avantages des « Anciens » l’emporteront donc largement sur ceux des « Modernes ». Le statu quo, l’immobilisme, le conservatisme ne pourront alors que prévaloir sur le changement, les avancées, la réforme. La jeunesse sera amenée à payer et « se sacrifier » pour les âgés. Bien plus que ces derniers n’ont eu en leur propre jeunesse à le faire pour leurs aînés de l’époque. Une future « guerre des générations » pourrait donc à l’avenir se substituer à l’ex-« lutte des classes ». Le tout aux adultes notamment mûrs, rien aux jeunes ou presque serait un désastre pour ce pays, tous ses habitants sans exception.

Sauf sursaut drastique et bien peu probable en la si sinistre conjoncture actuelle. La crise socioéconomique a « bon dos ». Quand c’est avant tout « la scélérate incurie, la crapuleuse impéritie, l’obscène malfaisance, l’ordurière désinvolture si négligente » des aînés au pouvoir qui saccagent monde et peuples. L’actuelle jeunesse anémiée subit les inconséquences de la jeunesse prospère d’hier. La néogénération si pléthorique du « Baby Boom » née entre 1940 et 1960 constitue la génération « Papy Krach ». Pour partie à la retraite actuellement ou aux sommets des pouvoirs.

Qui a « profité et profite de tout » au maximum, laissant le minimum de possibilités et d’avantages à ceux nés après 1990. Notamment les jeunes des années 2020. L’écart de prospérité entre les juniors de moins de trente ans et les adultes de plus de cinquante ne cesse de se creuser. Une « prime-bonus à l’ancienneté », un fort « malus-sanction à la jeunesse ». Mobilité, évolution sociales sont mortes. Le taux de chômage des jeunes actifs de moins de vingt-cinq ans est de 4 pour cent en 1968, 19 pour cent en 2019. Il a été multiplié par cinq en un demi-siècle ! Mirifique « exploit national » !

La néogénération d’aujourd’hui n’aura jamais à sa maturité les avantages dont jouissent les adultes mûrs et âgés actuellement. Lesquels en leur propre jeunesse ont bénéficié de bien plus de « privilèges » que la nouvelle génération de notre temps. La prospérité des anciens repose en partie à notre époque sur la pénurie des jeunes. Les juniors sont privés d’emploi et d’emploi stable, intéressant, bien rémunéré, correspondant à leur vrai niveau de formation, compétence. Non pas seulement du fait du marasme économique mais aussi car l’emploi des seniors est « surprotégé » comparativement à celui des jeunes.

Derniers recrutés, premiers licenciés. La précarité juvénile s’inscrit entre salariat des aînés et éjection des plus pauvres. D’où l’indifférence à son égard. La nouvelle génération actuelle est plus et mieux formée, diplômée et apte que ses aînés. Elle est moins bien lotie, paradoxe aussi imbécile que néfaste pour la société tout entière. Le pays investit beaucoup dans l’éducation de sa jeunesse. Or, en pure perte puisque ses compétences ne sont pas employées ou si mal et si peu. La plupart des diplômes « ordinaires » ne servent plus en France à « parvenir »-252.

Or, tout juste à éviter le chômage. En outre pas pour tous les diplômés. Le jeune n’est pas un « incapable » mais la mentalité, le système sociétal français le sont à son encontre. Qui élèvent d’exorbitantes exigences si grotesques pour conserver aux plus âgés toutes leurs prébendes. Maintenir la jeunesse en survie « hors du royaume électif réservé des aînés ». En une conception ultrarigide de pénuries, fermeture, limitations, d’étroitesse d’esprit. Quand d’autres pays occidentaux septentrionaux ont une pratique des jeunes bien plus souple, généreuse, ouverte, large, évoluée.

Les départs en retraite des Baby-Boomers, les besoins de l’économie seront encore à l’avenir inférieurs à l’afflux des jeunes diplômés cherchant un premier emploi. Avec à la clé au moins cent mille jeunes « de trop » chaque année qui resteront alors un certain temps des chômeurs. Outre le marasme économique, les charges salariales et sociales qui pèsent sur l’entreprise pour chaque jeune employé sont abyssales en France. Les employeurs ont donc tout intérêt à recruter, maintenir en l’emploi le moins de juniors possible. Délétère perversité du vieux système socioéconomique, fiscal français.

Dans le secteur public, comme privé l’objectif premier est de remplacer le moins possible les travailleurs âgés cessant leur activité. Ainsi la plupart des départs en retraite ne permettent en rien le recrutement des jeunes. La croissance économique française demeurant « quasi nulle » l’embauche de juniors ne sera pas prioritaire de sitôt ! Outre que le vieillissement de la population nuit à la croissance, prospérité socioéconomiques d’une nation. Le dynamisme collectif comme lors des Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975) requiert plus de jeunesse, non de la sénescence.

Chômage, dépression, décroissance ont donc encore de beaux jours devant eux. Aux dépens des jeunes bien plus que des adultes mûrs. Le taux de chômage des juniors actifs français est plus du double de celui de leurs compatriotes adultes. Or, aussi le double, triple ou quadruple de celui des jeunes d’autres pays occidentaux ! En dépit d’une nouvelle réglementation les services publics, les entreprises continuent plus que jamais à exploiter la jeunesse. En stages « bidon-corvées » inintéressants et non ou sous-payés qui servent bien plus les adultes en place que les juniors eux-mêmes. Pur prétexte pseudo éducatif d’exploitation-253.

Les adultes savent que les jeunes ont besoin vital de stages pour leur CV, leur intégration professionnelle. Alors ils en usent, abusent. L’excès de stages empêche aussi de créer des emplois notamment pour les juniors et en supprime un bon nombre. Ce qui entretient le fort chômage qui sévit en France bien plus que dans la plupart des pays d’Occident. En bref le stagiaire n’a que des devoirs, quasi aucuns droits si ce n’est de « se faire exploiter ». Dans nombre de grands pays comme aux États-Unis les juniors en stages sont bien considérés. Occupés et rémunérés au même titre qu’un collaborateur habituel de plein exercice !

Les mêmes abus concernent les jeunes travailleurs intérimaires. L’épineuse question de l’emploi et du chômage des jeunes est traitée d’un point de vue social, non économique depuis des décennies. D’où l’échec patent de ces politiques, comme la mise à l’écart juvénile qui perdure d’autant. Il y a aussi le fort délicat problème des retraites non résolu à ce jour. Nos juniors actifs d’aujourd’hui contribuent de plus en plus aux retraites des aînés. Alors qu’ils n’auront jamais la pareille à la mesure même de leurs pleins et réels efforts contributifs. En spoliation.

Qu’ils devront se débrouiller eux-mêmes pour leur propre retraite. Ainsi les jeunes actifs payent deux fois : une fois pour les « vieux », une fois pour eux-mêmes. Alors que dans le même temps les « vieux » bénéficient de généreuses retraites pendant deux décennies en moyenne. Bien plus élevées que les cotisations qu’ils auront payées tout au long de leur activité professionnelle. « Tout pour les vieux, rien pour les jeunes » ! Tel est l’inique système si obsolète, déshonnête à la française ! Quand nombre d’adultes cyniques, dévoyés osent encore parler d’ « acquis sociaux ».

En réalité véritable, honteux « contrat de dupes léonin » anti-jeunes et pro-adultes / anciens. En France les seniors partent bien trop tôt en retraite comparativement à la moyenne occidentale. Ce qui creuse encore bien plus les déficits au détriment des jeunes. D’autant plus que cela ne favorise en rien l’embauche de ces juniors. Les nouveaux retraités étant de moins en moins remplacés à leur poste laissé vacant. Il s’agit aussi d’avoir plus d’actifs, moins d’inactifs pour avoir plus de cotisations sociales / retraite, de cotisants, moins de bénéficiaires. Noble ambition vouée à l’échec en la conjoncture-254.

Au-delà la dette sociale du pays est gigantesque, tous les comptes sociaux sont déficitaires, dépassant allègrement la centaine de milliards d’euros. Quant à la dette publique globale du pays de 2360 milliards d’euros au début 2019, plus de 3500 milliards début 2026, son montant abyssal se passe de tout commentaire. Démentielle et coupable gabegie des aînés si profitable à eux seuls mais à payer par les seuls jeunes actuels, comme futurs. La France d’aujourd’hui rappelle celle de la fin de l’Ancien Régime (France, 1589-1789). Blocages, féodalismes, conservatismes, comme culte de l’ancienneté plus que du seul mérite.

Corporatismes, clientélismes, corruptions, gérontocraties, blocages de toutes sortes. Une hiérarchie en faveur de l’âge, au détriment de la jeunesse. En une telle conception seuls les plus de trente ans commencent à être « pris en compte ». Même les plus de quarante pour les vraies responsabilités. Les plus de cinquante, soixante pour les fonctions dirigeantes. Quels que soient les qualifications et mérites les plus jeunes doivent « attendre leur tour, l’âge minimal officieux requis ». Le travail stable confère statut, sécurité, protection aux aînés installés, non aux juniors. Exclus et ne servant que de faire-valoir-255. En un contexte français à dette publique dépassant la totalité du Pib !

Le « statut » de plus en plus exigé en France pour exister, travailler pénalise fort en tout premier lieu et par excellence les jeunes. Les droits sont égaux mais non les chances. La réussite dépend moins du mérite propre que des héritages financiers, matériels et familiaux. Acquis, patrimoines et naissance dominent le seul mérite par « privilège dynastique ». Pas de réussite sociale, d’avancement juvéniles sans transmissions héréditaires et héritées. Ni relations, réseaux. Reproduction sociale et société figée, telles sont les caractéristiques de la France de l’an 2019, comme de celle de 1789.

Pourquoi ce qui n’était plus à juste titre toléré sous la monarchie capétienne du roi Louis XVI, (Souverain régnant, France, 1774-1792) le serait-il en la Cinquième République, (Régime politique, France, 1958-) du président E. Macron, (Homme d’État, France, 2017-2027) ? La question reste posée et sans réponse pour les juniors ! Corps, statuts, privilèges d’avant 1789 ou 1870 sont recrudescents, en force ! Chacun possède ou veut acquérir sa charge, prébende, dignité à l’image même de la patrimonialité des Offices d’Ancien Régime : vénalité et hérédité. Les corporatismes l’emportent sur l’intérêt général. Une société très pervertie où tous les moyens sont bons pour parvenir à tout prix.

Conserver tous ses avantages acquis petits, moyens et grands. À l’image des Épices ou Pots de vin de l’Ancien Régime, (France, 1589-1789), « redevance » des plaideurs aux juges pour les rétribuer. Voire les amener à l’occasion à se prononcer non toujours en vertu de l’équité mais possiblement selon les intérêts parfois illégitimes, dévoyés même des payeurs. De même que le prévaricateur trahit les devoirs les plus sacrés de sa charge. Le privilégié d’aujourd’hui est à l’abri de tout, tous, menacé par rien ni personne. En monde plus insécure, incertain pour le jeune.

Ainsi la soi-disant République s’est vidée de toute substance. Elle n’est plus digne alors de se qualifier de Res Publica, la Chose publique, celle de tous, du peuple. Persister à évoquer le « Pacte républicain, le principe républicain » devient « indécent et barbare ». Quand le type monarchique d’avant 1789 est quasi revenu dans les faits. L’âge moyen des dirigeants en tous domaines demeure élevé et le renouvellement des cadres se fait à l’inverse toujours moindre. Le cumul récurrent des mandats électifs aggrave cela. En « gérontocratie » de fait. Aux dépens là encore de la jeunesse. Qui pour survivre choisit de plus en plus l’exil étranger en contrées plus prometteuses pour elle que sa propre patrie.

Les juniors en France sont devenus démographiquement minoritaires. Le pays a perdu deux millions de jeunes depuis quarante ans. Jeunesse vilipendée comme problème en soi, incompétente, dangereuse. Une génération sans identité ni unité aux yeux des adultes. Ni légitimité ou existence positive, positivée. Pour le moment encore les juniors n’ont pas de sentiment de véritable « communauté néogénérationnelle ». Plutôt de réelles différences de classes socioéconomiques, culturelles. Or, la variable d’âge est devenue en notre siècle plus prégnante que toute autre quant aux jeunes.

La société adulte a habilement voulu, su, réussi à diviser la jeunesse pour mieux régner contre elle. Car son intérêt n’est pas que les juniors s’unifient, se dressent contre elle et prennent le pouvoir à ses dépens. Raison pour laquelle les questions de jeunesse ne sont pas regroupées au sein d’un seul ministère des Jeunes et des Droits de la Jeunesse. Comme pour tout « domaine ministériel ». Or, réparties entre tous les autres ministères. Voilà la vraie raison. Le nouveau délégué interministériel à la Jeunesse est bien censé coordonner l’action Jeunesse de tous les ministères-256.

Or, il ne peut « rien faire » car il relève de l’autorité directe de son ministre de tutelle. Au sein du ministère de l’Éducation en charge de la Jeunesse. D’autant que ce délégué est aussi et avant tout directeur de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative. Il est sans pouvoirs et sans moyens. Les autres ministères très jaloux de leurs prérogatives, « pré carré » refusent de céder en quoi que ce soit de leurs prébendes. Ils refusent de collaborer avec une autorité étrangère à leur ministère. Elle-même non souveraine car inféodée à un autre ministère, ministre que les leurs. Voilà comment les choses se passent – mal !

Il eût fallu que ce délégué ne dépende directement que du seul Premier ministre. Or, mieux encore soit une autorité administrative pleinement indépendante comme le Défenseur des droits. La seule vraie réforme de progrès étant l’instauration d’un ministère, d’un ministre autonomes, de plein exercice des Jeunes / des Droits de la Jeunesse. Redisons-le encore. Les juniors n’ont pas de leader unique, puissant, charismatique tel D. Cohn-Bendit, (Homme politique, Allemagne, France, 1945-)-257, en mai-1968. Pas d’organe représentatif principal. Or, ils sont occupés à assurer leur « survie » individuelle en un univers si dur, hostile pour la plupart. Privés de toute influence et pouvoir par leur précarité. Ce qui ne les marginalise que plus.

Mai-68 était possible en ère de prospérité, n’aurait pu avoir lieu en 1938 ou 1998. En outre les jeunes n’ont pas la latitude de s’exprimer largement dans les médias, d’y défendre leurs intérêts, points de vue. Seuls les adultes ont ce si puissant moyen de communication de leurs opinions à leur disposition. Or, de nos jours seule une présence médiatique écrite et audiovisuelle donne tout son poids à une cause. Les juniors disposent certes de l’Internet mais cela n’est pas suffisant. L’aide des familles ne fait que fort aggraver les inégalités, la dépendance des jeunes.

Elle les « empêche de mourir mais les ligote pieds et poings » tout autant. Elle les prive de toute possibilité et velléité de révolte, d’opposition ou de rébellion. Tant il est moralement, matériellement impossible de s’en prendre à ceux qui assurent votre survie même. Diaboliques « piège et arme » des adultes plus dirigés contre les juniors que vrai bienfait pour eux. Donner du poisson plutôt qu’apprendre aux jeunes à pêcher permet de les maintenir en tutelle, impuissance. En ces conditions les pauvres libertés illusoires dont bénéficient les juniors d’aujourd’hui par rapport à ceux d’avant 1968 sont dérisoires !

Le coup le plus sinistre, sardonique a consisté à persuader les jeunes qu’ils ne valaient rien et n’étaient rien. Ils s’en sont eux-mêmes convaincus. D’où leur résignation à leur triste sort, leur inertie à se défendre eux-mêmes et leurs intérêts. Quand le « bourreau » persuade sa « victime » que son châtiment est non seulement fondé, mérité et légitime mais en outre bénéfique pour elle. Laquelle victime « se dirige alors d’elle-même vers le lieu du supplice, se laisse sans coup férir passer la corde au cou ». Quand elle ne s’en saisit pas elle-même, le bourreau n’en demandant pas tant.

Alors les juniors ne s’apprécient pas eux-mêmes car les adultes ne les gratifient, ne les acceptent pas en France. La jeunesse n’est pas solidaire d’elle-même car empêchée de s’unir, s’unifier. Toujours fractionnée, isolée, chacun-e en son coin, solitaire. D’autant plus que la mentalité nationale reste encore toujours à l’individualisme ombrageux. Cette juvénilité n’est qu’une « somme d’embûches », non de plénitude. En plus petits dénominateurs communs négatifs, répulsifs. Non en plus grands positifs et attractifs. Il n’y a pas unité juvénile transcendante mais marasme humain d’une génération pénitente.

Chaque jeune se croit seul au monde, indigne, déchu, ne s’unit donc pas à ses semblables. Ce qui cause sa perte individuelle, comme celle de la jeunesse en son ensemble. Certaines minorités défavorisées ont pris conscience de leur identité, ont donc pu bien défendre avec succès leur cause. Ce n’est pas encore le cas de la juvénilité ainsi toujours défaite, dominée et si perdante. Elle ne vaincra que quand cette « conscience de classe néogénérationnelle » existera. Ainsi le « malheur individuel juvénile » pourra-t-il se muer en vrai « bonheur en commun ». La « jeunesse-ressource » remplacera la « juvénilité-boulet ».

Cela passera aussi par le combat politique et un parti politique de la Jeunesse transcourants. Tout comme les peuples colonisés de l’Histoire ont jadis eux-mêmes « arraché leur indépendance » à la force du poignet. Tant que les jeunes au lieu d’unir leurs forces continuent à s’opposer, se déchirer « en rivaux, non en frères » ils resteront « enchaînés », manipulés. Les adultes attisant la concurrence, la « lutte des places » entre juniors par leur « malthusianisme anti-jeune ». Notamment en raréfiant pleinement l’emploi disponible, accessible à la jeunesse-258.

Qui est alors toujours en pires mal-être. Le problème de la néogénération de France est bel et bien n’en déplaise à certains avant tout franco-français donc culturel. Avant tout un système de civilisation national « féodal », une structuration mentale adulte rigide, verticale et autoritaire font le « malheur de la jeunesse française » ! Les jeunes de « 68 » retraités d’aujourd’hui ne sont pas coupables des crises socioéconomiques, bancaires, financières de 1973, 1979, 1987, 1993, 2008 et au-delà. Ils sont fort coupables d’avoir plutôt « laissé faire » plus qu’agi et plus songé à « sauver leur propre peau, préserver, consolider leurs acquis ».

Qu’à bien préparer la « sauvegarde » des générations futures. Comme le désastre écologique, environnemental, naturel, climatique de la planète le démontre fort bien aussi. Une gestion à court terme du présent pour eux d’abord, non à moyen et long termes pour la descendance et l’avenir. Redisons encore avec force que les médias et de tous types confondus participent allègrement à la marginalisation, la stigmatisation, ridiculisation de la juvénilité. En ne l’acceptant sur leurs ondes, colonnes que sous leur plus « mauvais jour ».

Sordides téléréalités, jeux débiles, extrêmes cas répulsifs, déviants, drames juvéniles… Ce qui perd la France, sa société est de privilégier la pleine maturité, l’acquis, l’installé même sclérosés. Quand les plus grands pays occidentaux septentrionaux favorisent bien plus la jeunesse. L’innovation, la hardiesse et les potentiels prometteurs, inédits des débutants. Ce qui fait toute la différence décisive. Raison pour laquelle nulle Silicon Valley n’a jamais été, ne sera jamais possible en France ! Car ce pays n’admet pas la performance d’entrepreneurs de vingt ans.

Le « Very High Tech » de pointe made in France à l’américaine, la chinoise, l’allemande, la japonaise, l’indienne n’est donc pas « pour demain ». Il en va hélas de même en matière de pensée intellectuelle, morale, savante. La France a disparu des « radars mondiaux » en la matière depuis au moins trente ans. Faute de renouvellement de l’esprit. Là encore les bien « vieux caciques et mandarins » bloquant l’expression de leurs cadets ! Contraints à l’exil étranger pour émerger. Ce qui fait que dans la plupart des domaines ce sont toujours les mêmes « têtes d’affiche inamovibles » qui pérorent sans fin à tort et à travers dans les médias-259.

Monopolisent antennes, colonnes, verbe depuis des « lustres ». Avec la même « pensée unique et anti-jeune » depuis trois décennies. Toujours les mêmes intervenants, les mêmes discours sans cesse rabâchés, remâchés. Un peu comme le vieil enseignant délivrera les mêmes cours depuis des années. Jamais ou presque de nouveaux penseurs et nouvelles pensées. Toujours la France d’Avant, jamais celle d’Après. D’où « dégringolades » sans fin en tous domaines ou presque du pays dans les classements internationaux.

En tout et pour tout le pays privilégie « statu quo, maintien bien plus que renouvellement et innovation ». Toujours les mêmes décideurs depuis des décennies en l’économie, la politique, les médias, la culture, l’administration, le monde intellectuel… Toujours les mêmes conceptions éculées, si obsolètes, des plus immuables. « Nihil novi sub sole / Rien de nouveau sous le soleil » nous dit l’Ecclésiaste. (Livre de la Bible hébraïque, I-9, Moyen-Orient, v. IIIe s. av. J.-C.). Rien en réalité ne change vraiment ni n’est nouveau. Or, il suffirait que les hommes le veuillent, en décident ainsi.

Par la foi en tous les possibles ledit homme « soulève les montagnes ». (Nouveau Testament, Évangiles de Marc et de Matthieu, Moyen-Orient, Ier s., La Bible)-260. Il parvient même à se transporter jusqu’à l’astre lunaire ! De progressistes durs en leur jeunesse les adultes mûrs d’aujourd’hui se sont bien prestement mués en conservateurs mous. Évolution des plus classiques, conventionnelles. Notre époque n’est donc plus aux progrès ni même désormais au maintien des garanties déjà acquises mais aux régressions de toutes sortes. En tous domaines !

Particulièrement pour les jeunes. Car la règle tacite et implicite qui prévaut veut que les aînés ont le « droit naturel » de conserver ce qui est déjà crédité. Or, que nos juniors nouveaux venus ne sauraient y prétendre faute d’avoir déjà « obtenu » auparavant. Nous l’avons dit, bonus aux « Anciens », malus aux « Modernes ». Une sorte d’abominable « délit-déni de juvénilité ». En dépit des élections françaises présidentielles de 2017 et 2022, « d’aigrefins aînés continuent à allègrement duper, spolier, trahir tout une néogénération mortifiée » ! Oui, Nihil novi sub sole en doulce France ! (Tirot, 2008)-261.


 

 

En 1966 les juniors sont proclamés « hommes de l’année » par le magazine d’information américain Time. Deux ans avant Mai-68 ! Symbole dès cette époque de l’importance accordée par la société nord-américaine à sa jeunesse. Pour ce qu’elle représente en dynamisme, avenir pour l’ensemble du nouveau monde. Impensable en « frileuse France anti-jeune » même un demi-siècle après ! En 2019 c’est la jeune G. Thunberg, seize ans, leader écologiste suédoise des jeunes défenseurs du climat et de la planète qui est distinguée. Comme personnalité de l’année.


 

 


 – Nouer un « Lien Didactique Pacifié » –

Vous, (Andro)Jeune / Enseignants


 

 

La plupart d’entre-vous, junior occidental d’aujourd’hui, êtes en études et formation. Cela signifie que la majeure partie de votre temps, celui qui est ouvrable, sera consacré à celui de l’école secondaire ou supérieure. L’essentiel de vos efforts, ambitions, objectifs de vie aussi. Tant l’on sait le caractère capital de vos « apprentissages » pour devenir adulte, réussir dans votre vie, vous accomplir. Être jeune consiste d’abord à apprendre, connaître, savoir, comprendre, découvrir, expérimenter… Missions premières de l’école, de vos études, junior enseigné.


 

 

D’où l’importance primordiale des enseignants, de l’enseignement, de la façon de transmettre. De la relation pédagogique et humaine qui lie les professeurs et leurs élèves notamment dans le secondaire. De ce rapport didactique dépend en grande partie la totale réussite, comme l’épanouissement des jeunes scolarisés. Or, l’école, l’éducation scolaire sont par définition strictes, contraignantes, verticales. Quand la société et la jeunesse notamment plastiques, libertaires, horizontales sont aux antipodes. D’où des difficultés relationnelles fort accrues entre enseignés et enseignants. Lesquels ne se comprennent plus.

D’où corrélativement l’urgence impérieuse de former les pédagogues aux arcanes de la communication éducative idoine entre sachants et apprenants. Ainsi qu’à la bonne gestion, maîtrise des situations de crise. Ce qui globalement permet de mieux enseigner. D’assurer une bien meilleure harmonie d’échanges réciproques interactifs entre maîtres et élèves ou étudiants. De façon structurelle, comme conjoncturelle, bilatérale, comme multilatérale.

Face aux dérapages de certains élèves les enseignants peuvent être tout naturellement tentés par se laisser submerger d’émotions négatives. Donc de réagir tout aussi négativement, ce qui ne fait qu’envenimer la situation, le conflit déjà fort aigus entre le professeur et le ou les jeunes concernés. L’objectif adapté le plus urgent est donc de maîtriser les émotions induites, de ralentir le rythme cardiaque trop élevé. L’hypoventilation respiratoire le permet. Il s’agit de vider calmement ses poumons à fond, d’inspirer peu d’air conservé peu de temps-262.

Pour expirer ensuite comme un ballon se dégonflant. Cela permet de s’apaiser, de calmer son pouls. Pour relativiser la situation, mieux s’en distancier l’enseignant peut l’observer et l’analyser froidement, objectivement. Il s’agit de prendre en compte tous les paramètres de ce qui se passe, de ce qui a trait au jeune, à son attitude et ce qui la sous-tend. Pour mieux comprendre et agir. Ne pas réagir viscéralement mais réfléchir, demeurer impavide avant de proagir avec pertinence, autorité naturelle, assurance respectueuse.

En s’adaptant aussi calmement et fermement à l’état du junior. Les émotions néfastes sont issues des pensées automatiques négatives qui perturbent la saine réflexion, le plein réalisme pragmatique. Ces cognitions nocives sont donc à juguler. Il s’agit alors de les surveiller, les traquer pour mieux les annihiler. La plupart sont en nombre fort limité, toujours récurrentes, identiques, fidèles répliques des anxiétés, doutes et tracas. La pensée négative gâte les émotions, fabrique stress et nervosité néfastes. Ce qui altère, fausse l’appréhension des réalités, des choses et des jeunes. La pensée négative suscite une interprétation tout autant négative, toxique.

Aussi sûrement que la pensée positive crée une vision positive. Positiver, relativiser et se distancier, rester mentalement solide en froide objectivité. Telle est la loi de la paix intérieure pour bien enseigner, bien gérer sa pratique pédagogique et ses élèves. Le calme protège la saine aptitude lucide et pragmatique à cogiter, évaluer justement pour l’attitude la plus adaptée aux situations. La maîtrise des pensées, émotions, comportements permet de se ménager, d’être proactif, non réactif. De dominer activement les événements au lieu de les subir passivement.

En assurance sans stress mais en estime, confiance, bonne affirmation de soi. Respect de soi en tant qu’enseignant, respect de tous ses élèves adolescents du secondaire ou juniors du supérieur. Alors la force mentale et physique ne s’effondre plus en stress délétère mais se renforce en sérénité, rayonnement intérieurs et extériorisés. Cela rejaillit favorablement sur les jeunes en confiance, sécurité, apaisement, travail optimisé. Est plus efficace pour la discipline, l’ordre en stricte rigueur quand les élèves « dérapent ». En fermeté et souplesse, souplesse et fermeté. Seule voie éducative idoine avec les juniors-263.

Plutôt que les régulières « explosions professorales » qui ne font plus effet au jeune si elles constituent la norme habituelle excessive, abusive. Tel un médicament, une drogue ne font plus effet à force d’être surconsommés. De même que pour capter l’attention d’un auditoire inattentif il est plus efficace de baisser d’un ton le niveau sonore vocal de l’orateur que de le hausser. Émotions, pensées automatiques jugulées sont source d’une force d’entraînement qui optimise les cours, entraîne les élèves, leur bénéficie des plus optimalement.

L’analyse fonctionnelle regroupe toutes les données d’une difficulté, les ordonne pour bien comprendre ce qui se passe. En cernant le problème, ses tenants et aboutissants, les objectifs idoines, les outils de solutions. Cinq stades s’imposent à cet effet. Comprendre l’essence intrinsèque de la difficulté pour l’enseignant. S’assurer que le blocage relève de la fonction enseignante d’un point de vue légal et éthique. Préciser les acteurs, intervenants liés à la problématique juvénile et les interactions entre eux pour une meilleure résolution d’équipe. Définir les comportements, actions à entreprendre vite et bien en ne retenant que les plus adéquates.

Disséquer chaque attitude à adopter, intervention à mener, puis opter pour les meilleures. En l’intérêt prioritaire et majeur de l’élève, choisir, décider et agir en retenant la conduite ayant le plus d’avantages, de sûreté. Le moins d’inconvénients et de risques pour le jeune et en sa faveur. Pour optimiser au mieux ses intérêts, son avenir. Le délicat équilibre est à tenir entre la coercition administrative, la sanction du junior lui-même et la valorisation de ce jeune. Chaque situation juvénile sera au préalable éclaircie pour bien comprendre, mieux décider.

La mission enseignante officielle du secondaire est d’instruire, d’éduquer, d’orienter. Les principaux acteurs éducatifs dont la collaboration interactive est indispensable sont fort nombreux, comme complémentaires. Enseignants, élèves, chefs d’établissement et adjoints, conseillers principaux et assistants d’éducation. Infirmiers, médecins, psychologues scolaires, assistants sociaux, conseillers d’orientation psychologues et parents. Tous ces intervenants séparément, comme ensemble contribuent à la réussite des jeunes, ainsi qu’à leur total et entier épanouissement. Ils ne sont pas « de trop » tant la tâche est immense, ardue-264.

Pour la bonne marche des études, établissements d’enseignement. Avant de décider du « sort » d’un élève, de la conduite à tenir à son égard il convient préalablement d’envisager toutes les options possibles. Sans exclusive ni parti pris ou préjugé. Le comportement le plus favorable aux intérêts majeurs du jeune mais aussi de l’enseignant sera donc retenu. En l’objectif, la préoccupation permanents de ne causer aucun préjudice au junior, de ne pas accentuer la difficulté. Tout en veillant toujours très soigneusement à prendre en compte la personnalité et le milieu familial des jeunes.

Pour leur faire correspondre la meilleure solution afférente adaptée. Tout junior a besoin pour devenir adulte accompli de limites, de cadres et règles. À respecter strictement et avec l’aide des adultes. À l’école le règlement intérieur d’établissement doit être respecté par tout collégien, lycéen. Dans le supérieur il en va de même pour ce qui est des « lois internes » de la communauté universitaire étudiante. Des diverses écoles d’enseignement postsecondaire. Sans compter les limitations propres exigées par chaque enseignant. S’imposent rigueur, discipline, respect-265.

L’idéal étant que les règles ainsi fixées, imparties ne soient ni trop contraignantes, rigides ou abusives ni trop souples, laxistes ou insuffisantes. En terme d’exigence légitime, fondée, bénéfique. D’où l’intérêt fondamental d’un minimum de concertation, comme d’accord dans l’équipe pédagogique. Pour harmoniser les règles communes de façon pertinente, crédible, signifiante. Pour que tous les élèves puissent alors s’y retrouver, s’y référer plus aisément, systématiquement, volontiers. Il appartient donc à chaque enseignant de définir ses propres seuils, limites infranchissables.

En matière de tolérance, comme de rejet dans sa pratique pédagogique. Les limites seront légitimes et très bien « équilibrées » : ni trop élevées ni trop relâchées. Car sinon elles sont abusives et toxiques. Si la règle est juste, équitable, comme convaincante en légitimité elle sera comprise comme telle par les juniors. Au travers de ses bénéfices et intérêts bien compris par eux. Elle sera d’autant mieux acceptée, respectée par les jeunes sans – trop – de mauvaise volonté et contrecœur. Pour cela les limites seront claires, compréhensibles, sans ambiguïté, précisément expliquées et exprimées aux élèves.

Les règles seront strictement, systématiquement imposées au junior dès le début d’année scolaire. En automatismes et réflexes acquis. Très régulièrement rappelées autant et aussi souvent que nécessaire en cours d’année. Chaque fois qu’il sera contrevenu à la loi scolaire commune la réaction sera immédiate, ferme. Par application des dispositions et sanctions déjà préalablement définies avant irruption des incidents. Bien connues, maîtrisées, mises en œuvre par chaque enseignant. Les sanctions seront toujours immédiates et impératives.

Car les simples menaces et admonestations virtuelles non appliquées sous forme punitive concrète, contraignante sont toujours inopérantes. Elles « sapent » totalement l’autorité, la crédibilité et la légitimité enseignantes. Les règles, sanctions, limitations ne seront jamais l’objet de remise en question ni de la part des jeunes élèves ni de celle de l’enseignant. Ce dernier n’aura jamais à justifier de ses décisions pour couper court à toute velléité juvénile d’inutiles contestations. Les juniors respectent généralement d’autant leur professeur, son cours que le maître les respecte pleinement. Avec force fermeté, sympathie, bienveillance.

À l’égard de chaque jeune qui doit se sentir personnellement considéré, accepté, reconnu de façon inconditionnelle. Ce qui le motivera à bien exercer son métier d’élève. Une classe n’est pas un bloc monolithe mais un ensemble de juniors tous différents à individualiser comme tels. Tout élève scolarisé sera encouragé par des félicitations positives méritées en cas de bon travail et bon résultat réussi. Sinon par la critique négative mais constructive, productive. Il s’agit de faire comprendre au jeune qu’un mauvais résultat est fort temporaire, limité à un travail donné dans le temps, amendable.

Ne reflète ni sa personne même et sa valeur humaine ni l’ensemble de ses capacités, ses compétences scolaires. Outre la note décevante, les appréciations professorales sauront relativiser, mettre en perspective, pousser à aller de l’avant par le travail, le progrès. L’insuccès ne sera présenté que telle une étape provisoire qui ne peut que s’améliorer ultérieurement en effort, ténacité, pensée positive. L’on ne se contentera pas de relever les insuffisances, l’on soulignera les réussites, efforts, progressions juvéniles pour encourager, congratuler. Les avancées importent bien plus-266 !

Tout jeune, tout travail, résultat du junior seront valorisés. Afin de saluer ce qui est bon, encourager à améliorer ce qui est moyen, motiver à rectifier ce qui est mauvais. En un mot savoir discerner « même quand cela ne va pas ce qui va malgré tout par surcroît ». Même ce qui est positif de façon marginale ! L’élève est avant tout un jeune. Il ne se résume pas à ses seuls résultats scolaires mais est à prendre globalement en compte. Au travers de toutes ses qualités humaines, ontologiques et ontogéniques. Pour être en mesure de bien travailler, s’épanouir tout junior a besoin de pouvoir entretenir de bons liens avec autrui : pairs et adultes.

Il sera donc veillé à ce que chacun soit bien intégré, bien équilibré avec, par ses camarades, enseignants, sa classe, son établissement. Cela prendra la forme pratique d’un questionnaire écrit et anonyme au cours du premier trimestre. Les résultats seront ensuite communiqués à la classe, commentés par les jeunes. Il en sera tiré tous les enseignements pour améliorer ce qui peut et doit l’être. En cas de blocages récurrents, endémiques, comme perturbateurs. Sans oublier pour autant de saluer les progrès, efforts de chaque élève.

Toutes les difficultés seront débattues entre élèves, adultes responsables de l’établissement scolaire, enseignants et autres. Parfois avec des intervenants neutres extérieurs en tant que médiateurs. En vue d’un règlement pacificateur amiable entre toutes les parties prenantes. Toutes les informations utiles seront recueillies par le questionnaire anonyme. Les résultats seront analysés et discutés par tous les protagonistes. Tous les juniors seront incités à s’exprimer à tour de rôle et très équitablement. Toutes les solutions utiles adéquates seront évoquées, les meilleures retenues, puis appliquées. Tout l’accord de règlement de la crise sera finalisé par écrit. Cette procédure régulatrice sensibilise les jeunes à leurs attitudes et actes.

À leurs excès, abus et au besoin impératif de paix scolaire pour étudier, réussir et s’épanouir dans les meilleures conditions possibles. Le processus aide aussi les enseignants à prendre en considération les justes observations, récriminations des élèves. Pour améliorer de la façon la plus optimale leur pratique pédagogique de communication relationnelle avec les juniors. Il est indispensable de tenir le plus grand compte des intéressés eux-mêmes-267 ! Quoi qu’il en soit les enseignants, les acteurs scolaires ont toujours intérêt à travailler en concertation, interactions permanentes. Entre collègues et pairs, comme au sein d’équipes pédagogiques. Pour coordonner leur action en l’intérêt même des jeunes et pour parfaire leur pratique éducative. Tout ce qui sert les scolarisés est capital. (Allamand, Chosalland, 2005)-268.


 

 

Joe, un garçon adolescent quitte la maison familiale pour passer l’été dans les bois avec deux amis. Ils y bâtissent un logement rustique pour s’y installer pendant les vacances. En un premier temps tout se passe de façon idyllique en liberté, loin des adultes, en pleine nature et bonne intelligence. Puis une camarade est introduite dans le groupe, ce qui sème zizanie, rivalité et discorde. L’harmonie initiale fera alors place à la violence, la brouille, la fin du rêve commun d’accomplissement de soi. Ainsi se déroule l’intrigue du film The Kings of Summer, Les Rois de l’été.

Cette œuvre de fiction de cinéma est très intéressante, juste car elle rend bien compte de la psychologie, des aspirations juvéniles. Rappelons que nombre de violences scolaires ont pour origine le fait que l’école n’ « appréhende » que des élèves. Oubliant qu’ils sont et avant tout des jeunes et éludant alors les réalités, besoins, attentes des juniors. Le film illustre bien l’illusion forte de la quête de l’ « état de nature » notamment rousseauiste du retour à la « vie primitive » des temps archaïques. Avec le mythe ancestral du « bon sauvage ».

Auxquels les jeunes hommes peuvent être sensibles. Qu’ils avaient tenté en escapades rurales ou exotiques dans la « mouvance de 1968 ». Il y a aussi la très forte quête juvénile de liberté, d’autonomie et d’indépendance, d’être entre soi, entre jeunes, fort loin de la tutelle adulte. Raison pour laquelle les vacances estivales sont si prisées par les juniors. Comme symbole de libération des contraintes et des sujétions habituelles imposées par les aînés. Ce film révèle aussi la figure mythique, légendaire de la « femme fatale, tentatrice, corruptrice ». Qui attise la convoitise des hommes, les détourne de l’essentiel, les dresse en rivalité, dissension. Il s’agit surtout d’une ode à l’amitié si chère aux jeunes, entre pairs de même âge et sexe, en harmonie et réalisation de soi.(The Kings of Summer, comédie dramatique de cinéma du réalisateur américain contemporain J. Vogt-Roberts, États-Unis, 2013)-269.


 

 

Le fabricant de crayons dit au crayon : « Tu dois savoir cinq choses avant d’être introduit dans le monde. Souviens-t’en toujours, tu seras le meilleur crayon possible.

1- Tu pourras faire de grandes choses, te laissant guider par la main.

2- De temps à autre tu subiras un dur aiguisage impératif pour devenir un meilleur crayon.

3- Tu sauras corriger tes erreurs.

4- Ta part principale sera en ton intérieur.

5- Tu devras persister à écrire, laisser une trace significative même si cela est difficile ».


 

 


[ LA TRIPLE CONTRIBUTION INTELLO-DISCIPLINAIRE ]

DE VOTRE ANDROJEUNOCONSULTING


 

 

Votre AndroJeunologie® est une guidance psychosociologique juvénile masculine qui opère une « recomposition » fort bénéfique. Elle est aussi une science de l’éducation dispensant les incisifs apprentissages nécessaires pour votre jeunesse mâle. Elle se veut une anthropophilosophie morale du junior, un culturalisme. Prenant en compte votre sphère culturelle nationale de jeune autochtone concerné, comme celle d’autres juniors allogènes. En esprit comparatiste d’enrichissement, d’ouverture sur l’extérieur. Le « multilatéralisme » androJeunologique est gage même pour vous de son efficacité-270.


 

 

Souvent le jeune s’interroge, souffre quant à son passé d’enfant. Il prend alors conscience que sa vie actuelle juvénile et future d’adulte ne le gratifiera peut-être, voire probablement pas autant qu’il ne l’avait cru, rêvé. D’où sa douloureuse déception. Le jeunesse est alors le désillusionnement de l’enfance tout comme celui de la maturité à venir. Or, merveille de la pleine « plasticité » psychique néogénérationnelle la juvénilité est également tout autant l’une des plus formidables espérances de l’existence humaine ! Bien plus que l’enfance et l’adultisme ou la vieillesse. Pourtant les juniors des années 2020 baignent en permanence en un « sordide univers ambiant ». De laideur, violence, médiocrité, bêtise, perversion et malsanité, pouvoir, force, d’artifice, de superficialité et de bassesse.

Tout ce qui est noble, élevé, spirituel, tout ce qui extirpe le jeune au-dessus, au-delà de lui-même lui est inconnu, rendu inaccessible. Par la coupable incurie, le défaut d’exigence morale de la société dite adulte. D’où le malaise collectif croissant plus encore qu’individuel de la jeunesse comme groupe d’âge, d’identité générationnelle. Confronté au vide moral et ontologique. Marginalisé, exclu, rejeté. Obligé à se replier sur son seul pré carré néogénérationnel. Il aimerait faire « plus, mieux », en est largement empêché par le système sociétal adulte français. Même entre juniors il y a certes solidarités, plénitude mais aussi beaucoup de duretés. Car en plein marasme juvénile agressivité, rivalités, envies, jalousies sont légion. Il n’y a pas de félicité possible quand l’on partage avant tout lourds mal-être négatifs bien plus encore que grands bonheurs positifs.


 

 

Que le junior retienne les cinq lois citées pour être meilleur.

1- Vous pourrez faire de grandes choses guidé par votre conscience.

2- Les épreuves de votre vie vous renforceront, grandiront.

3- Vous saurez vous corriger, dépasser, amender.

4- Vos cœur, for interne primeront.

5- Vous laisserez ainsi votre marque unique !

Tout jeune est tel le crayon de l’allégorie. Mû par un dessein spécial fait pour l’exception, l’excellence. À lui d’accomplir son destin pour réaliser sa mission terrestre guidé par sa raison morale supérieure !


 

 


– Vos Psychosociologie AndroJuvénile –

« Recomposition » Bénéfique


 

 

Votre AndroJeunoConseil® est un processus de déconditionnement du négatif, de recomposition du positif si bénéfique pour vous, garçon  junior. Cela signifie qu’il s’agit de bien vous aider à abandonner progressivement vos habitudes néfastes. Puis à les remplacer peu à peu par vos réflexes de pensées, d’émotions et de comportements plus adéquats et positifs.


 

 

Noland, peintre et sculpteur américain (1924-2010) produit sa toile Provence en 1960-271. L’œuvre se présente comme un labyrinthe circulaire de couleurs éclatantes : rouge, bleu, jaune, à nouveau bleu, du centre vers la périphérie. Chaque teinte étant séparée de la suivante par un étroit cerclage de blanc. Cela ressemble fort aussi à une cible pour arbalète ou à une simple succession de cercles concentriques-272. De même la jeunesse est une période cruciale de l’existence humaine, fragile, incertaine et malaisée. En laquelle il est très facile, si courant de se perdre en les méandres, chausse-trappes, faux pas de l’inexpérience. Ainsi que des pires conceptions illusoires, erronées et délétères. En son « labyrinthe le jeune doit être guidé vers l’issue ».

Les juniors développent une maturité en construction, un idéalisme, une vulnérabilité, des failles. Voire une candeur, une témérité, des débordements, présomptions, prises de risques. Ils peuvent aussi ainsi constituer la proie toute privilégiée, victime et crédule plus ou moins consentante de toutes sortes de « prédateurs ». Plus ou moins bien intentionnés, adultes ou congénères. Ils peuvent également être les « boucs émissaires », les laissés pour compte défavorisés d’une société faite avant tout avec, par, pour les adultes.

Surtout en période de crise socioéconomique, morale en laquelle leurs aînés sont prioritaires aux dépens des cadets. La nouvelle génération progresse également vers l’adultisme par vagues, paliers et étapes successifs du cœur vers les extrémités. Comme un poids jeté à l’eau suscitera des mouvements d’ondes aquatiques circulaires d’importance encore et toujours croissante. Tous les cercles concentriques de la peinture de Noland sont tranchés, continus, lisses et nets. Seul le dernier, le plus large, extérieur, les autres étant intérieurs est fort irrégulier, comme accidenté, friable, poreux, troué.

Avec des excroissances anarchiques périphériques. Comme pour symboliser qu’une vie n’est jamais complète et pleine, achevée et définitive, aussi belle, riche, réussie soit-elle. Même après le trépas toute existence humaine conserve en mystère sa part d’ombre, comme de lumière. De même l’AndroJeunologie® procède par mouvements, touches très progressifs. Chaque avancée acquise prépare, rend possible, comme effective la suivante. Ainsi de suite jusqu’au développement terminal satisfaisant et de façon quasi exponentielle.

Il appartient ensuite à tout jeune concerné de poursuivre son cheminement vers la sagesse par lui-même et du mieux qu’il le peut. L’AndroJeunoConseil® est une complète psychosociologie juvénile des garçons de quinze – vingt-quatre ans. Les néojeunes collégiens de douze-quinze ans constituent l’ère du dépassement. Les jeunes lycéens de seize – dix-huit ans celle des décisions. Ils sont mineurs dépendants. Leurs aînés majeurs plus autonomes.

Les surjeunes étudiants de dix-neuf – vingt-et-un ans sont le temps de l’autonomie. Les adujeunes actifs de vingt-deux – vingt-quatre ans celui de la stabilisation. L’ensemble de nos douze – vingt-quatre ans constituant la jeunesse. La première tâche de la juvénilité est de re/définir son identité. Physique, psychique, morale, affective, sociale, sexuelle, nationale, familiale, relationnelle, économique et historique. Philosophique, spirituelle, sociétale, scolaire, professionnelle, récréative, culturelle, idéologique et juridique…

Le néojeune de douze à quinze ans se détache de sa famille, s’ouvre à la sexualité, aux relations avec ses pairs. Tous les acquis antérieurs sont rejetés. Le jeune homme se cherche et bâtit une nouvelle identité. Il tente tant bien que mal d’assembler et d’accorder les éléments épars de sa personnalité encore si incertaine. À consolider sa perception de lui-même auprès d’autrui notamment congénères. Ce qui conduira à la vie affective, sociale, puis professionnelle. Le néojeune passe de l’emprise familiale, parentale à celle de ses semblables juniors. Il est déchiré entre son besoin de protection, sécurité, guidance et celui de liberté, souveraineté, d’autonomie-273.

D’affirmation de sa personne. Infantilismes, velléités de sécession cohabitent donc encore en ces pleins débuts de jeunesse. Le jeune masculin affermit son identité en se frottant à ses pairs monogénérationnels. Les nouveaux codes rigides et incontournables du groupe permettent de remplacer l’identité enfantine antérieure par une nouvelle identité de junior. Individuelle et surtout collective. Par la socialisation, la sociabilité communautaires juvéniles. Le groupe est monosexué, constitué de jeunes de même sexe au début de la jeunesse.

Puis devient hétérosexué au milieu de la juvénilité avec des juniors des deux sexes. Puis éclaté à la fin de la jeunesse avec de plus en plus la primauté donnée aux seuls couples affectifs exclusifs hétérosexuels. Un langage particulier sera inventé pour singulariser encore plus ce groupe d’âge. De même que des codes vestimentaires très spécifiques. L’amitié prend une importance cruciale à cette époque. Elle repose sur des activités et des comportements en commun en débuts de jeunesse. Puis sur des partages cognitifs, émotionnels, affectifs et d’attitudes, comme d’action en fin de période. Pour grandir encore.

L’adaptation aux cursus secondaires est souvent très délicate tant aux débuts des études collégiales qu’à ceux du lycée. L’aide des parents, comme des enseignants est cruciale à cet égard. Fierté, peurs des jeunes collégiens de sixième, puis lycéens de seconde coexistent. Pour généralement laisser place à de l’assurance, de l’aisance en quatrième et première. Le groupe d’amis est alors toujours d’un réconfort fort précieux. Le lien aux enseignants est capital, les parents sont définitivement supplantés par le groupe des pairs. Le jeune de seize à dix-huit ans s’affirme alors de plus en plus.

La difficulté est la contradiction entre sa volonté de rompre totalement avec toute tutelle et les possibilités limitées de réelles liberté, indépendance. Avec toutes les exigences que cela implique fort mais que le jeune n’est pas encore en mesure d’assumer. Qu’il ne veut sûrement pas par surcroît ! Un hiatus entre désir de souveraineté et de ses commodités mais nette incapacité et / ou refus d’en endosser les servitudes. Le junior veut être autonome, rejette les adultes, leur primauté mais sait qu’il a encore besoin de ses aînés pour grandir et y parvenir. Il veut s’émanciper mais y peine-274.

D’où ses états d’âme souvent chagrins, son agressivité farouche et ombrageuse face à toute contrainte, autorité adultes. La subjectivité l’emporte encore beaucoup sur l’objectivité, l’émotion irrationnelle sur la raison, la réflexion. L’originalité pour se distinguer est de mise. Le jeune cherche donc à affirmer sa personnalité, son identité propre à tout prix. Les crises, conflits, oppositions sont fréquents. Il est tout à la fois des plus conformistes avec les pairs, contestataires avec les adultes. Or, dans l’ensemble les juniors de l’âge du lycée suivent sans trop rechigner les conseils, orientations adultes leur paraissant légitimes et bénéfiques pour eux.

Surtout si cela correspond à leurs inclinations personnelles. Le modèle adulte et sociétal est plutôt rejeté par les jeunes qui le jugent non sans raison répulsif, injuste, nocif et en faillite. Ils souhaitent tout à la fois s’y intégrer pour réussir tout en espérant tout autre chose, un « autre monde ». D’où l’inconfort de cette génération qui sait devoir en passer par les exigences draconiennes des normes adultes en vigueur. Tout en rêvant encore et toujours à des « lendemains qui chantent autrement : plus et mieux où l’on rasera peut-être gratis » !

En notre siècle les adultes ostracisent, rejettent la jeunesse bien plus que les juniors excommunient leur société, comme leurs aînés. La nouvelle génération ne peut plus espérer comme il y a encore un demi-siècle « le meilleur » mais craindre « le pire ». Tant elle ne se voit réserver qu’une part toujours plus congrue. En dépit des sacrifices de plus en plus lourds et de plus en plus exigés pour son insertion adulte. Les jeunes bénéficient de permissivité mais non de vraie tolérance, leurs libertés sont bien plus illusoires qu’effectives.

La pensée juvénile devient de plus en plus conceptuelle, le raisonnement de plus en plus logique et abstrait. La volonté d’intellectualisation, d’affirmation d’idées est grande mais cela reste encore fort à nuancer, affiner. Élargir, relativiser, structurer mentalement s’imposent et font encore défaut. Rigidités et dogmatismes, absolutismes et égocentrismes perdurent encore. L’adultisation de la pensée jeune exige encore l’ordonnancement, la tempérance du raisonnement. Cela sera rendu mieux possible en appréhendant l’ensemble des tenants et aboutissants, ainsi que des opinions d’autrui. De façon concomitante et pleine et entière-275.

Alors le jeune saisira pleinement son holisme intellectuel, mental. Il sera ainsi mieux, plus en mesure d’affûter ses argumentaires d’idées. Pour bien apprendre le junior sera capable d’intégrer adéquatement les bonnes informations, les meilleurs apprentissages. Il saura les traiter de façon idoine. Puis il pourra les utiliser, diffuser sur le mode approprié. Le devoir des adultes est d’aider tout jeune à bien maîtriser ces trois processus intellectuels successifs d’apprentissages. Bien apprendre à apprendre, mieux prendre conscience des cheminements mentaux, intellectuels pour le meilleur usage des cognitions, métacognitions.

Non les savoirs bruts seuls mais surtout la bonne exploitation des données savantes, comme des processus cérébraux qui y mènent. L’apprentissage authentique est celui qui fait intégrer par le junior les connexions logiques synaptiques. Entre les avancées des élucubrations intellectuelles et les performances liées réalisées par l’élève. Ce dernier se devra de comprendre que son niveau scolaire est très directement lié à ses pensées, émotions, attitudes, actes, moyens mis en branle pour réussir. D’où l’intérêt d’œuvrer positivement sans relâche pour « s’en sortir ».

L’adulte permettra au jeune de développer une pensée critique originale personnelle. La réflexion prendra ainsi le pas sur la simple mémorisation. Le surjeune de dix-neuf à vingt-et-un-ans s’investit de plus en plus dans la quête de l’altérité et en l’enracinement affectif et amoureux. Le groupe des amis de même sexe et des deux genres le cède désormais en importance au couple sentimental avec un partenaire affectif de sexe opposé. Homosexuel pour une infime minorité de jeunes. La pérennité des liens ainsi noués est supérieure à celle des amours des âges antérieurs du temps des études secondaires.

Nonobstant, le groupe d’amis continue à avoir beaucoup de prix aux yeux du junior. Cela lui permet d’être soutenu, d’entretenir des liens propices également à l’autonomie, la motivation, comme la collaboration interactive. La relation aux adultes relève souvent du devoir, de l’obligation. Alors qu’entre jeunes il s’agit de choix et plaisirs librement partagés entre pairs néogénérationnels égaux et complémentaires qui se comprennent. En communion de valeurs similaires propres. Les plus grands « dénominateurs » positifs communs plutôt que les plus petits très négatifs-276.

Mises en commun d’aptitudes, de buts, projets, responsabilités, rôles très spécifiques. En socialisation juvénile des plus enrichissantes. Nombre d’étudiants éprouvent des difficultés à bien se motiver au cours de leurs études supérieures. Soit qu’ils aient choisi leurs études par défaut, non adhésion. Soit qu’il s’agisse d’études vocationnelles mais pour autant arides du fait de la somme de travail qu’elles impliquent. À l’égard desquelles le jeune a du mal à faire face. Ce qui le décourage. Peut le conduire à l’abandon pur et simple de son cursus.

Soit encore que le junior aime ses études, y travaille durement mais avec un rendement décevant. Faute de réelles aptitudes, méthode et d’organisation adéquate des tâches. La « motivation des études » notamment supérieures repose beaucoup sur l’appréhension, la compréhension de la valeur ou des finalités, de l’intérêt des formations et travaux induits. Faute de sens le jeune décroche. Il y a donc devoir pédagogique explicatif d’orientation, de soutien, d’encouragement de la part des adultes enseignants et autres qui fait encore trop souvent défaut. Trop de juniors sont encore « livrés à eux-mêmes ».

La motivation juvénile vient de la bonne appréhension des implications, exigences des acquisitions. Il s’agit de fait ni de sous estimer de façon trop optimiste ni de surestimer sur le mode défaitiste le degré de difficulté des formations. Dans le premier cas il y a risque de démobilisation, manque d’effort et d’échec. Dans le second tendance au découragement donc également toutes chances d’échouer. Le niveau d’effort requis d’un cursus sera alors évalué avec réalisme si le but impliqué est bien perçu. De même que les comportements, jalons, pratiques, moyens afférents ce, dans le respect des limites de temps imparties.

Cela implique une méthode de travail optimale. L’adujeune de vingt-deux – vingt-quatre ans entre en phase d’engagements pleins et entiers de nature adulte. Tout d’abord à l’égard de lui-même. Cela consiste à éprouver sa valeur par la conscience, la maîtrise de soi pragmatique et plus distanciée. Par l’apprentissage de la relativité. Le jeune connaît fort bien désormais tous ses aptitudes, limites, acquis, mérites, le plein sens donné à sa vie. Cela passe par les expérimentations diverses. L’identité est de mieux en mieux pleinement définie, assumée-277.

La réalisation de soi peut s’accomplir harmonieusement, est en cours évolutif satisfaisant. Choix, décisions ou actions sont fondés car les pensées, émotions et comportements sont dominés, équilibrés. Les liens familiaux sont distanciés mais apaisés. La maturité affective et sexuelle est accrue. Estime, confiance, affirmation de soi, insertion sociale, collaboration et intimité sont renforcées. Le junior assume tous ses choix moraux personnels. Blocages, révoltes, mésententes sont révolus. L’engagement envers autrui s’accroît par aptitudes à mieux communiquer, échanger.

Lesquelles tiennent autant compte des réalités, besoins, attentes des autres que de soi-même. Les vieux groupes juvéniles fusionnels sont désormais caducs. Chaque jeune s’appréhende comme étant unique, spécifique et ressent ses pairs comme distincts, différents de lui. Dans le respect mutuel et réciproque, interactif et interpersonnel. Le junior devient capable de s’exprimer en toute liberté, authenticité sans craindre le jugement, le rejet de ses semblables. En acceptation inconditionnelle bilatérale, multipolaire de type pleinement adulte. En distanciation d’avec son image, l’opinion d’autrui.

Conscience morale, capacité d’introspection sont bien plus abouties. Les liens à autrui se fluidifient car se connaissant mieux lui-même le jeune perçoit mieux ses congénères juvéniles mais aussi les adultes aînés. Il ne subit plus sa destinée mais il la conduit en libres choix souverains et réfléchis. En conscience, libre-arbitre ce qui ne peut être le propre de juniors encore observateurs. Le jeune adulte devient totalement acteur, partie prenante de son devenir existentiel. Il se prend en charge, ne laisse plus ce soin à d’autres, parents compris.

L’accomplissement de soi juvénile passe alors par un vrai projet existentiel et des entreprises actives et dynamiques pour bien y parvenir. En effort, ténacité, motivation, buts, certitudes, confiance, volonté, action, résultats positifs. Le junior va ainsi se lancer corps et âme dans un parcours et une visée concrets. En aptitudes et « vertus » allant croissantes. Le jeune est conforté par la maîtrise de l’ensemble de son existence ce qui le rassure sur lui-même et ses capacités. L’encourage de plus en plus, de mieux en mieux à persévérer et progresser en perfectionnements accrus. Par re/touches successives vers la maturité-278.

Il se sent de plus en plus capable du meilleur, satisfait de lui-même. L’idée de dépassement de soi s’annonce déjà. L’optimisme est de mise avec la foi en soi, ses capacités, autrui, la vie, son destin. Assurance, résolution se consolident. Le junior devenu adulte est celui ou celle qui est désormais pleinement « comptable de son destin humain » pour la vie entière. L’adujeunesse est le plein temps de l’affirmation de soi et de ses préférences, des choix et décisions, de l’autonomie, l’identité fixée et assumée.

Ce, en tout domaine, totale capacité. La responsabilité et les ouvertures intellectuelles et morales grandissent. Les capacités de raisonnement, d’abstraction et de réflexion synthétique globale se consolident et s’affinent. Créativité, inventivité sont à leur « zénith ». Les projections d’avenir et la culture de valeurs propres et librement choisies se précisent. Le jeune en est aussi de plus en plus capable.

Nonobstant, même diplômés les juniors savent que l’emploi leur est très largement barré et réservé aux aînés adultes. L’âge de début de la pleine stabilité socioprofessionnelle ne se situe de nos jours même plus à vingt-cinq ans mais à trente ! Ce qui correspond aussi à l’âge moyen de la mise en couple « durable » et de la naissance du tout premier enfant. Les adujeunes savent donc qu’à tous points de vue le monde ne les attend nullement et les « rejette ».

Qu’ils devront « attendre » de plus en plus longtemps, travailler de plus en plus durement pour obtenir de moins en moins de gratifications. D’où la morosité, le marasme qui caractérisent tant une néogénération française dont personne ne veut. Qui perçoit qu’elle est d’abord un fardeau encombrant dont l’on s’ingéniera à « se débarrasser » au mieux et au plus vite. « Cachez donc ces jeunes que je ne saurais voir » ! (Duclos, Laporte, Ross, 1995)-279.


 

 

Par un contexte de société, civilisation fort défavorable la jeunesse se vit de plus en plus comme le « nostalgique âge d’or d’un paradis perdu ou même jamais atteint ». En une propension humaine sans cesse croissante à avilir bien plus qu’à ennoblir. Le temps est loin où un François-Joseph Ier de Habsbourg-Lorraine (1830-1916) pouvait sans nul coup férir régner comme Empereur d’Autriche. Dès ses dix-huit ans en 1848.

Alors, que cette juvénilité n’oublie pas que sa réussite dépend de son talent optimisé, son travail acharné, son avance maintenue ! En priorité, par excellence, en toute occurrence. Notre nouvelle génération est tels ces enfants médiévaux de conte légendaire. Voués au pire à cause de la coupable incurie, impéritie, forfaiture de leurs indignes aînés adultes. Ce qui les mènera à leur tragique perte. (Der Rattenfänger von Hameln, L’Attrapeur de rats de Hamelin ou Le Joueur de flûte de Hamelin, légende allemande, Saint-Empire, XIIIe s.).


 

 


– Sciences de l’Éducation d’AndroJunior –

Vos « Incisifs » Apprentissages


 

 

Vous, jeune d’aujourd’hui, attendez des adultes notamment vos parents, enseignants une présence, une autorité assumées. De la fermeté sans failles et de la rigueur affirmée. De la sécurité continue, de la stabilité assurée. Un encadrement exigeant et une guidance sûre. Vous avez besoins de libertés, d’autonomie, de latitude, d’initiative. De confiance en vous-même, en vos aptitudes et compétences, valeurs et spécificités néogénérationnelles. Les « bons adultes » sont ceux qui sont réalistes, lucides, pragmatiques et sûrs d’eux.


 

 

Les pères sont pour les juniors symboles de la loi, de l’ordre, du pouvoir, des limites et des obligations de réussite notamment des études. Les mères représentent la chaleur du foyer, les « choses domestiques », la sphère affective. Le plein réconfort, le soutien, l’encouragement, l’intime, la tolérance, l’écoute et la compréhension. Les jeunes souhaitent que « chacun reste à sa juste place ». Les juniors en tant que tels, les adultes tels figures matures, accomplies. Selon l’étymologie latine l’adolescent, adolescens n’est-il pas celui ou celle qui est en train de grandir ? L’adulte, adultus celui qui logiquement a déjà fini de croître-280 ?

Les jeunes demandent à être aidés, guidés, poussés, motivés par les adultes. Or, non à ce que l’on fasse à leur place pour eux. Ce qui les empêche fort de bien mûrir, d’apprendre, de connaître, comprendre, savoir et savoir être et faire. Mentorat n’est jamais « mise sous cloche ». Les juniors veulent être associés à la fixation des règles, principes qui régissent leur vie pour mieux les appliquer, être responsabilisés. Ils réclament patience, attention et dialogue, liberté de pensée, balises pour ce faire.

Exigence, principes limpides, cohérents, considération, ordre, loyauté sincère, liberté d’expérience pour enseignements instructifs. Les juniors aspirent à traiter eux-mêmes les choses matérielles en exemplarité des adultes. À savoir résister aux pièges du « consumérisme excessif », refuser, se prémunir contre les dangers, abus du monde exogène. L’autorité adulte du passé est bien morte. En décennie 2020 les adultes, parents surtout veulent éviter tout conflit, toute opposition avec leurs jeunes.

Pour sauvegarder le lien affectif. L’essentiel devient les « bons temps » partagés. Non plus l’inculcation de règles de vie, de valeurs ou d’idéaux. Le danger est qu’un « trop plein » de gratifications automatiques, systématiques si facilement obtenues empêche les juniors de s’affirmer, grandir en s’opposant. Puisqu’il n’y a plus d’oppositions. Il leur est juste opposé le vide, l’absence, le manque de l’essentiel consistant. Ce qui est terrifiant, non structurant, non maturatif. Les jeunes sont les premiers perdants de ce « contrat de dupes » leur faisant croire qu’ils n’ont toujours que de seuls droits et jamais des devoirs.

Il y a encore quelques décennies les juniors avaient hâte de devenir adultes autonomes, prendre leur indépendance. Vivre entre eux loin des adultes, de leur famille. Aujourd’hui ils rechignent et répugnent à cela car ils rejettent les impératifs, efforts et adulent confort et facilités. Envies, plaisirs et désirs s’émoussent face à la pléthore matérielle en dépit de la crise économique. Ne reste alors plus en rictus hautement blasé que la dédaigneuse moue du caprice infantile. De qui est bien trop matériellement gavé pour apprécier quoi que ce soit même en mieux ou plus.

En une dramatique vacuité morale et ontologique ! Désastreux état voulu, installé par les adultes eux-mêmes trop gâtés et issus de la mouvance Soixante-huit ! Les jeunes veulent profiter de tout mais à la condition expresse de n’offrir aucune contrepartie en échange. Or, la vie ne fonctionne jamais ainsi, ne peut le faire. D’où les très lourdes désillusions de cette néogénération quand il lui faut bien quitter le foyer parental, entrer dans la vie active. Elle ne s’y adapte pas, cela lui occasionne de fort dommageables déboires.

Face au monde du travail, à la loi, aux contraintes économiques, de la vie de couple et plus tard de la parentalité. La jeunesse des années 2020 souffre d’un triple syndrome d’excès : matériel, pédagogique et affectif. Trop de biens, de confort. Pas assez de règles, comme de discipline. Bien trop de gratifications sentimentales, émotionnelles, d’attachement. Matérialismes, consumérismes, hédonismes forcenés gangrènent l’infortunée néogénération de notre siècle comme jamais auparavant. Même dans les milieux les moins favorisés. Car telle est donc la « scélérate loi suprême » médiatisée à outrance. Si l’on veut exister à ses propres yeux et ceux d’autrui-281.

Sans effort ni mérite particulier ou en récompense mais de façon inconditionnelle même non désirée ou sollicitée. Par harcèlement aussi. Les adultes cèdent alors trop souvent et facilement par lassitude et pour acheter à bon compte la « paix familiale » et relationnelle domestique. Par bonne ou mauvaise conscience et par peurs de perdre l’affection de leurs jeunes ou de s’attirer de leur part des rétorsions. Nous sommes passés d’un excès éducatif du refus à un excès pédagogique de l’acceptation. D’un abus de non et manque de oui à trop de oui, pas assez de non !

Cette véritable marée de l’avoir limite considérablement la créativité de la jeunesse, son inventivité, son ingéniosité. Contrairement à ce que l’on pourrait croire. De fait recevoir si facilement tout, tout de suite, sans effort ni même véritable envie ne fait qu’ « endormir » l’intelligence, l’imaginaire. Bien plus que cela ne les stimule. Ainsi le son, l’image multimédia, les écrans de toutes sortes n’éveillent pas autant la profondeur, l’agilité de l’esprit juvénile que les sources intellectuelles écrites. Ils sont même plutôt des plus abrutissants car causes de surexcitations multisensorielles souvent par trop excessives.

Ils participent bien plus en cela, télévision, Internet compris à la « crétinisation » formatée et forcenée des masses qu’à l’élévation morale. Celle des individus, comme des peuples, des nations. En délétère conditionnement plus qu’en libertés, libérations des consciences. La « machine à pléthore, décérébration » a tout bonnement et simplement tué tout rêve et tout accomplissement de soi du junior ! Jadis le jeune croulait littéralement sous l’excès de règles, lois et principes impératifs. Désormais c’est l’inverse, il défaille par total manque et absence ultranocifs de structurations, normes, d’interdits, de limites.

Au lieu de baliser la jeunesse, d’en être pleins guides, éveilleurs, exemples, modèles les adultes suivistes se contentent d’observer. D’opiner, de « laisser faire, laisser passer » pour reprendre le vieux principe du libre-échange économique et commercial. Ils sont spectateurs éducatifs au lieu d’être acteurs didactiques. Autorité, responsabilité adultes se muent ainsi en « évanescence, évaporation » anti-jeunes. Il y a défaut de limites inculquées du possible ou non, du légitime ou pas, de l’autorisé ou non, du souhaitable ou pas, du bien, du mal. En désastre éducatif-282.

Le junior lacunaire est alors inconscient de la règle normative. La personnalité juvénile est très incomplète car la frustration, le manque, l’attente, l’effort, le report, le désappointement, l’insatisfaction ne sont plus tolérés. Le contentement en tout doit être immédiat et total. À défaut il y a effondrement ou rage infantile du caprice inassouvi. La responsabilité incombe toujours à autrui, jamais à soi par lâche, injuste défaussement. En victimisation, passivité et subissement tout autant erronés, factices ou illusoires que toxiques et dangereux.

Il y a replis sur soi, égoïsme, égocentrisme, égotisme quand faute de nettes et strictes limites le jeune se sent non comblé. Anxieux, stressé, sous le primat de ses noires émotions. Il exige, tempête, tonitrue en rage et rejet d’autrui, narcissique, vaniteuse, manichéenne obsession de ses seuls intérêts. Aux dépens de tout ce qui n’est pas « soi ». La loi, ses limites doivent être fermement posées de façon idoine, juste, cohérente, pertinente, appropriée. Respectées par les adultes eux-mêmes en exemplarité, modèles, vrais référents aînés. Puis de façon précise, claire, nette, sans ambiguïtés possibles pour en fixer sens et signification au junior.

Démissions, abstentions, négligences, comme interventions contre-productives des adultes à l’égard des jeunes ne sont qu’autant d’attentats. Aux dépens de nos cadets. Tout cela conduit la jeunesse à la privation de son autonomie, sa responsabilisation, ses capacités à penser adéquatement par elle-même. Croyant bien faire, voulant trop bien agir les adultes, les parents notamment font mal. En vertu de l’adage selon lequel : « Le mieux est l’ennemi du bien ». Ils pensent, éprouvent, font à la place du junior. Ce qui ne lui rend pas service mais l’enferre en l’immaturité et la dépendance à vie.

Adultes, parents ne peuvent pas être les éternels et complets « deus ex machina » des jeunes. À eux de construire leur vie avec certes l’assistance adulte mais de surcroît à leurs propres efforts, non en suppléance totale ! « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » ! (Adage, France, fin XVe s.). Empêcher ou encore ne pas – assez – favoriser les fort indispensables, impératifs apprentissages existentiels de la jeunesse par elle-même la tue ! Car cela revient à la priver d’adultisme accompli, parfois même à vie. Car ainsi les juniors n’apprennent rien et en perdent même le goût, la force, la capacité et l’envie-283.

Ils s’étiolent en une fort perverse et malsaine immaturité déresponsabilisée, incapacitante. L’abus, l’excès affectifs sont les plus destructeurs car ils nuisent drastiquement à l’équilibre sentimental, émotionnel et des liens du jeune. « Qui trop embrasse mal étreint » ! (Adage, France, XIVe s.). De fait une affectivité parentale débordante à l’égard du junior étouffe littéralement ce dernier avec un pernicieux effet fort égal au manque. Si le défaut affectif fragilise, l’excès écrase. Il est même des parents qui ne supportent pas que le jeune soit en rien frustré.

Alors ils devancent ses moindres désirs réels ou supposés, le couvrent de sollicitudes affectives au grand dam du junior. Qui n’en demande pas tant, souffre alors bien plus de ce trop plein qu’il ne s’en sent positivement gratifié. L’adulte peut aussi ainsi vouloir au travers de son enfant combler ses propres déficits affectifs passés de jeunesse. En tragique, vaine illusion. Au détriment de sa descendance. Également pour « compenser, pallier » une mésentente conjugale, ce qui est tout autant nocif pour le jeune, sans issue pour les parents. Les pires dysfonctionnements conjugaux ne sauraient nuire aux pleines responsabilités parentales aux désastreux dépens des juniors.

L’école aussi n’est pas exempte de dévoiements éducatifs à l’encontre des jeunes. Le goût des études y est dans le secondaire, comme dans le supérieur de plus en plus supplanté par les sociabilités interjuvéniles. L’obsession du paraître physique, vestimentaire. Du faire récréatif, consumériste, matérialiste, hédoniste, addictif entre juniors. De l’avoir ostentatoire de « confort » des possessions les plus prisées. Aux dépens de l’être personnel humain, éducatif. Le pur utilitarisme fonctionnel et de l’emploi des formations, diplômes participe de ce délitement éducatif scolaire.

Comme nous l’avons déjà vu en matière éducative familiale, sociétale, adulte globalement. Comme la famille et la société l’école se doit donc d’édicter des règles impératives claires et fermes de discipline de tous. Qui s’appliquent à tous, sont suivies par tous : adultes et jeunes. De même que des valeurs morales, pédagogiques non moins incontournables en l’intérêt même de tous les acteurs éducatifs. La jeunesse se veut, se croit fort « libre » mais ne l’est en réalité nullement ! De fait elle est constamment soumise aux influences et pressions de la société qui impose des critères d’intégration-284.

Des congénères juvéniles qui fixent les attitudes acceptées, acceptables par le groupe de pairs. Des parents qui surveillent le bon suivi, comme la réussite des études et activités périscolaires, culturelles, sportives, l’obtention des diplômes. Nous l’avons dit et redit : notre époque sacralise l’avoir, le faire, le paraître et rejette l’être « parent pauvre » de ce siècle. D’où la tyrannie des marques, de la mode, des apparences, des canons, du look à laquelle les jeunes se sentent tenus de souscrire. Sous la pression générale.

Les juniors veulent être indépendants et adultes, pensent l’être mais ne maîtrisent encore en rien les conditions de leur autonomie matérielle et psychique. L’adultisme accompli leur échappe encore par défaut d’apprentissages, d’expérience idoines suffisants. Seul le temps y pourvoira. Il s’agit d’être capable de raisonner et d’agir de façon souveraine et progressivement. Cela passe par la maturité cognitive, émotionnelle et comportementale et par la distanciation-désidéalisation à l’égard des parents, des adultes. Peu à peu le jeune comprend que ses aînés ne peuvent tout pour lui. Il apprend à ne compter surtout que sur, par lui-même, ses capacités et qualités propres.

Pour bien, mieux faire face aux « aléas de la vie ». Alors il commence de plus en plus lui-même à dépasser difficultés et obstacles de façon plus personnelle, libre, souveraine. Les juniors finissent donc par assumer leurs propres responsabilités individuelles. Ils savent désormais qu’ils sont comptables d’eux-mêmes, de leur destinée spécifique et non autrui. Que tout ici bas se mérite, s’obtient par l’effort, la ténacité et l’abnégation. Non par privilège de qui s’est contenté de naître. Éduquer n’est pas offrir mais éclairer, donner les outils aptes à se battre pour frayer soi-même son propre chemin.

Si l’exigence adulte est trop faible le jeune végète et se démobilise. Si elle est trop forte il se décourage et s’effondre ! Or, notre société de performance, compétence, d’excellence maximales à tout prix, parents compris exclut de plus en plus de jeunes. En détruit un nombre croissant. Ces juniors développent alors un syndrome acquis d’impuissance, d’indignité, de déchéance injuste qui les enferme dans le désespoir. Seuls comptent les résultats, non les progrès et efforts, ce qui fait que les juniors en viennent à fort douter d’eux-mêmes, comme de leurs aptitudes propres-285.

Ils deviennent négatifs, pessimistes, défaitistes, amers, ne tentent plus rien. En un délétère cercle vicieux puisque leur échec induit ne fait que les conforter en leur extrême marasme, négativisme défavorables et contre-productifs. La cohérence, la pertinence éducatives sont capitales. Ni terrorisme ni laxisme mais fermeté juste et souple de façon continue sans relâche. De l’enfance à la jeunesse. Avec « permissions », interdits, limites. Sanctions et récompenses, encouragements et freins. En tous les cas ce n’est jamais la personne même du jeune qui sera punie ou gratifiée.

Or, toujours ses attitudes, comportements, actions ou résultats. Trop de règles ou pas assez nuisent. Un juste milieu s’impose. La complaisance est gage de malheur, frustration. Seule la fermeté garantit aux jeunes d’être heureux, comblés, matures, autonomes. Tout jeune requiert des adultes, parents, enseignants ou autres qui savent où ils vont, s’affirment, affichent une pensée appropriée. Même en opposition aux tendances juvéniles. Cela permet aux juniors d’avoir la meilleure confiance en eux-mêmes.

Faute d’un monde extérieur plus accueillant, nourricier nombre de jeunes se replient sur leur univers interne virtuel du son, de l’image numériques. De façon artificielle, superficielle. En isolement, exacerbations des stress mais non en sérénité ni en réelle détente. Car les écrans vidéo, écouteurs audio ne font qu’exciter, survolter sensoriellement. Ils n’apportent ni paix ni apaisement du corps, du cœur, de l’âme, de l’esprit. L’adulte quel qu’il soit n’est pas le pair alter ego du junior mais son aîné positionné en un autre plan. La différenciation intergénérationnelle est capitale pour aider le jeune à grandir.

Ce qui n’empêche pas partages réciproques complémentaires et compréhension mutuelle. Or, chacun à sa juste place. Les jeunes respectent d’autant plus règles, contrats qu’ils ont eux-mêmes participé ès qualité à leur élaboration. En une société qui encourage l’immaturité, l’irresponsabilité, la médiocrité et la bêtise notamment de la jeunesse. En particulier à des fins purement mercantiles, consuméristes, matérialistes et financières ou hédonistes. Aux adultes à faire respecter les engagements cocontractés. Ils doivent d’abord donner eux-mêmes l’exemple du respect de la parole donnée. Puis veiller à ce que leurs enfants souscrivent de même à leur devoir-286.

À sanctionner fermement mais justement en cas de manquement. Le dernier mot revenant toujours aux aînés « gardiens et garants de l’ordre préétabli » en accord de tous, juniors et seniors. Ainsi les jeunes apprennent le plein respect de la parole donnée donc engagée. Certaines choses peuvent être négociables à l’avance mais en les limites du légitime, du raisonnable, de l’acceptable. En concessions et confiance réciproques. La bonne école est juste, exigeante et rigoureuse. Elle motive, pousse les jeunes à se dépasser pour réussir et s’épanouir. Elle fait sens en guidance, apprentissages.

Elle encourage à se sublimer en émulation, effort, ténacité, ordre, méthode, autodiscipline. Les juniors eux-mêmes attendent limites, interdits, règles. Respect mutuel entre tous et sécurité. En un contexte scolaire où violences, harcèlements de toutes sortes de plus en plus graves se multiplient. Du collège aux débuts des études supérieures. Il est capital que les parents respectent eux-mêmes les autorités scolaires, les enseignants de la façon la plus scrupuleuse. Ainsi que les légitimes sanctions prises contre leur progéniture. Sinon le jeune aura l’impunité de la complaisance la plus abusive.

À défaut comme c’est de plus en plus souvent le cas l’ensemble du système en pâtit. Surtout en réelle antipédagogie le junior justement sanctionné par l’école mais abusivement défendu par ses parents en tire un fort désastreux sentiment d’impunité. De toute puissance infantile et de mauvais aloi. Il continuera alors ses provocations et mauvaises conduites. Il restera confiné en son immaturité, sa déviance, son échec.

La juste sanction scolaire se doit donc d’être toujours acceptée et par le jeune fautif et par ses parents. En conscience que tout écart mérite châtiment et pénitence et que chacun est moralement et légalement tenu d’accomplir ses devoirs. Ni plus ni moins sous peine de le « cher payer ». Qu’il ne sert à rien d’ergoter, de contester, se défausser de façon illusoire, déloyale, mensongère, lâche sans assumer ses actes et responsabilités. Nous avons une jeunesse « déboussolée » faute de transmissions adultes adéquates « éclairantes » et fermes.

Qui s’illusionne totalement fort convaincue que l’existence est une grande fête, une gratification, un contentement absolus, permanents. Qui ne comprend donc absolument rien au « fonctionnement de la vie »- 287. Ni à ce qui lui arrive quand vient le temps où la réalité la rattrape, que rien ou presque ne va favorablement comme escompté. Quand l’impéritie est sanctionnée « rien ne va plus » ! Le jeune s’était fort convaincu qu’il pouvait prétendre au maximum sans même devoir donner le minimum en échange !

Les principes « donnant-donnant », « gagnant-gagnant » sont alors éludés. À son plus grand dam. La société des loisirs fausse terriblement le jugement de la nouvelle génération. Laquelle exige « toujours plus et plus encore »-288 l’avantage maximal sans même la moindre contrepartie. Y compris la plus minimaliste. Elle confond allègrement la vie avec ses perpétuels loisirs, plaisirs, envies, désirs sans nuls efforts. (Bisschop, 2006)-289.


 

 

Les juniors n’ont ni argent ni patrimoine ni pouvoirs. Qu’ils en fassent un atout plutôt qu’un handicap. Qu’ils en tirent bénéfice pour être authentiques humains, aller à l’essentiel. En partages féconds entre individus notamment pairs. Qu’ils en profitent pour être « meilleurs » que leurs aînés empêtrés de leurs prébendes. Moins tributaires de purs intérêts matériels et de volonté de domination, qu’ils n’en soient qu’encore plus idéalistes et humanistes.

Car telle est la voie de la sagesse, de l’avenir, de la liberté, l’accomplissement de soi. Il ne faudrait pas également que le premier problème des jeunes de France soit… d’être français, de vivre en France. De fait redisons encore que leur difficulté première est d’ordre culturel, moral, éducatif. Plus encore que psychique, social, économique. Prenons garde en l’intérêt du pays que cette jeunesse ne déserte en masse à l’étranger, « trouvant mieux et plus ailleurs, pas assez et assez bien chez elle » ! Ce qui arrive désormais de plus en plus. Notamment pour les juniors les mieux formés et les plus brillants.

Qui iront donc servir des nations étrangères, non la leur, au plein détriment de cette dernière. Trouvant sous des cieux plus cléments bien plus et mieux d’emploi, de possibilités de création d’entreprise, de responsabilités, de confiance faite aux jeunes. De meilleurs salaires, moins de charges, un meilleur niveau et une meilleure qualité de vie. Un pays en lequel il fait bon vivre et non en lequel la jeunesse étouffe ! Attention à ce que la France ne finisse par perdre ses juniors les plus dynamiques à force de les « trahir » ! Dé-fi-ni-ti-ve-ment !

Autre exemple symptomatique de la minoration de la juvénilité en France. Nombre d’ouvrages en toutes disciplines, tous domaines ont trait tout à la fois aux enfants et aux jeunes. Ce qui est d’un non-sens, d’un archaïsme absolus. Ces deux catégories d’âges sont totalement étrangères l’une à l’autre. Les associer n’a aucune valeur, nul fondement scientifiques. Il s’agit de toujours les séparer. La jeunesse peut, doit être associée à elle-même, non à l’enfance. Ainsi l’adjectif juvénile remplacera celui d’infanto-juvénile caduc.


 

 


– AnthropoPhilosophie, Culturalisme –

« Combats » de Votre AndroJuvénologie


 

 

Nous avons déjà dit à quel point votre jeunesse de France était tributaire comme toute autre de votre culture d’origine. Dès votre naissance vous êtes influencé, forgé, conditionné par votre pays, vos société, nation. Ce sont ces derniers qui vous font initier un type éducatif, comportemental, de mœurs, mentalités spécifique. Ce que l’on pourrait alors qualifier de véritable « éthologie juvénile ». Vous, junior, êtes donc français, latin, européen, occidental mais aussi vrai « citoyen du monde ».


 

 

Les jeunes, bien au-delà des disparités liées à l’habitat rural, urbain, périurbains, à la taille de l’agglomération de résidence se disent attachés au local. À leur région d’origine, leur ville, village. Toutefois les différences régionales se sont fort amoindries depuis le dix-neuvième siècle. Surtout les Trente Glorieuses, leur prospérité (Occident, 1945-1975). Nous avons vu que les jeunesses des pays dits en développement, émergents connaissent encore des difficultés spécifiques. Malgré des progrès continus. Elles ressemblent encore pour la majorité d’entre elles à ce qu’étaient les jeunes d’Occident d’avant le Second Conflit mondial (1939-1945). La néogénération occidentale s’est uniformisée mais avec les divergences majeures soulignées.

Comme évoqué (tome I) les juniors anglo-saxons, nord-américains, australiens, scandinaves, germaniques sont mieux intégrés en leur propre société. Celle-ci est plus encourageante et compréhensive, épanouissante que la nôtre. Elle est aussi plus optimiste, positive, ouverte, constructive. Cela est affaire de mentalité, conception de la vie, d’histoire. Les jeunes de ces nations nord-occidentales sont donc généralement bien plus confiants, équilibrés, mûrs, autonomes.

Mieux que ceux de l’Europe orientale notamment slave et de l’Europe méridionale latine. Notre jeunesse relève de cette dernière. Elle a donc encore plus de difficultés que celle d’autres nations de l’Occident septentrional à s’insérer, être reconnue, indépendante, libre. Cela se fera plus tardivement, plus malaisément. L’éducation parentale, le système scolaire, l’organisation sociale, sociétale « gérontocratique » plus fermés, rigides, hostiles, moins tolérants contribuent à cet état de fait. « Sus aux jeunes, haro sur eux »-290 !

Notre jeunesse française est donc plus subordonnée, conditionnée, dépendante que d’autres. Or, au-delà de ces différences socioculturelles, historiques et mentales les vecteurs et les ferments de rapprochement, comme d’homogénéité ont fini par l’emporter. L’inédite prospérité économique, matérielle, financière, sociale, technologique, médicale, la révolution des mœurs et mentalités datent de plus d’un demi-siècle. Elles ont rapproché peuples et néogénérations du monde et surtout de l’Occident.

Plus encore depuis la plus haute Antiquité gréco-romaine, soit quatre millénaires, l’Occident européen avec son prolongement nord-américain s’est bâti autour de fortes valeurs philosophiques. Éthiques, morales spécifiques et communes. Notre jeunesse française au-delà de son histoire nationale propre est ainsi pleinement tributaire, directement héritière d’une pensée occidentale originale. Notamment depuis les magistraux enseignements du philosophe grec Socrate » (470-399 av. J.-C.). Même si la plupart de nos jeunes suivent des cours de philosophie en classe de terminale à la fin de leurs études secondaires ils n’ont ipso facto pas conscience de cela. Si éloigné de leurs préoccupations-291 !

Il est vrai qu’il s’agit d’un enseignement philosophique littéraire conceptuel, abstrait. Plus que d’une véritable éducation à la philosophie historique, morale, politique. Il convient donc de rappeler au jeune quelles sont les grandes lignes de cette ontologie occidentale. Dont est directement issue notre civilisation d’Occident. Laquelle est alors à la base de notre façon de « concevoir le monde », de penser, ressentir, d’agir. Fondement persistant de l’éducation encore inculquée à notre jeunesse. Après les Égyptiens, les Crétois bien auparavant, la pensée ordonnée prend toute sa source en Grèce antique sept siècles avant notre ère.

La grande question fondatrice est alors celle qui oppose la notion d’unicité à celle de multiplicité, d’immutabilité, d’évolutivité. Tout à la fois un, comme multiple l’univers se transcende ainsi. Telles sont les interrogations de la philosophie présocratique. Héraclite, (Philosophe grec, 540-480 av. J.-C.) met l’accent sur la nature fort mouvante de toutes choses terrestres. Sur le fait que chaque réalité implique toujours quelle qu’elle soit son contraire. Ainsi la force a-t-elle pour pendant la faiblesse et inversement. À l’opposé Parménide, (Philosophe grec, 544-470 av. J.-C.) croit en l’immuabilité de toute chose humaine.

Selon lui l’être dépasse le temps, comme l’espace. L’existant domine le néant, notion toute ontologique. Pythagore, (Philosophe grec, 580-495 av. J.-C.) est à l’origine de grandes découvertes de mathématiques. Sa philosophie repose sur le postulat selon lequel l’harmonie commande la nature au travers du nombre. Ce dernier est la « mesure de toute chose humaine ». Ainsi l’arithmétique « prosaïque » devient-elle mathématique « abstraite ». Ce qui conduit tout droit à la pensée rationnelle. Les oligarchies aristocratiques, comme familiales des cités grecques disparaissent au sixième siècle avant Jésus-Christ.

Solon, (Homme d’État grec, 640-558 av. J.-C.) assoit la démocratie athénienne sur l’égalité et la liberté en proscrivant notamment pour partie l’esclavage. Puis le pouvoir d’un seul ou « tyrannie » l’emporte non par hérédité mais par charisme propre et soutien du peuple. En réalité la démocratie athénienne est rétablie. Puis elle périclite quand la Macédoine soumet la Grèce. La démocratie est le pouvoir par le peuple des citoyens d’Athènes, le démos. Ce dernier donne tous pouvoirs à l’Assemblée ou Ecclésia qui assure le gouvernement effectif de la Cité en toute matière. Le Conseil ou Boulé exerce le pouvoir exécutif sur mandat de l’Assemblée.

La démocratie est l’harmonie entre l’autorité collective et la liberté personnelle. C’est la loi qui gouverne, non les hommes car elle est l’émanation directe de la volonté du peuple. La Cité car démocratique dépasse la personne de l’individu, du citoyen. Socrate, (Philosophe grec, 470-399 av. J.-C.) peut être considéré tel « initiateur de la pensée occidentale ». L’objectif socratique fondamental est la connaissance intérieure. La sagesse suprême réside avant tout en l’être. La nature humaine transcende et dépasse tout individu terrestre. L’esprit domine le corps, l’immatériel le matériel. L’âme est plus importante que la pensée.

Elle est source d’harmonie par le bien, la vertu. L’ignorance crée le mal de même que la connaissance notamment de soi suscite le bien. Ainsi la maïeutique sera-t-elle la science qui contribue à l’expression des âmes par le dialogue. Socrate ne laisse aucun écrit car le verbe vivant prime sur l’écrit figé à l’image de la métaphysique orientale, voire ésotérique. Car il faut non pas concevoir toute chose mais la vivre, l’appliquer. Ainsi tout se décante de soi-même sans nul besoin de dogme analytique asséné. De préceptes autoritaires vertement imposés-292. Socrate n’étudie pas la nature contrairement à ses prédécesseurs philosophes antiques. Or, l’être humain lui-même et son essence avant tout morale. Il devient en cela même le fondateur de l’éthique universelle.

Platon, (Philosophe grec, 428-348 av. J.-C.) est élève de Socrate. Sa dialectique n’est pas une logique mais une spiritualité. Il s’agit de devenir meilleur en un cadre rationnel sensé, le logos. Le dialogue consiste à se mettre à la place d’autrui sans se laisser aveugler par sa propre opinion. La vérité l’emporte alors sur le pouvoir. La pensée passe par essence par l’échange.

Le fondement même de la dialectique est l’analogie. Cette dernière éclaire une difficulté intellectuelle en la confrontant à des principes bien plus familiers et abordables. Les allégories mythiques servent notamment ce dessein. Platon forge une doctrine du savoir qui a pour soubassements l’ambivalence du réel comme l’indestructibilité de l’âme humaine. La connaissance est loisible à l’homme par la dialectique ou logos. Qui le délivre de sa servitude, sa barbarie en le menant à la sagesse, à la raison et l’intelligence. Au Bien, à la liberté. La beauté, l’amour élèvent aussi l’humain. Outre la vérité, la justice.

Ainsi corps et âmes se complètent, mêlent pour le plus grand « accomplissement » des terrestres. L’idée, la permanence, l’âme, la pensée, le divin, le semblable, ainsi que la raison l’emportent sur l’objet. Or, aussi le mouvement, le corps et le ressenti, l’humain, la diversité et la passion. La philosophie conduit de l’illusion factice à la réalité vraie. Platon pense que l’univers est créé par un Dieu de bonté à son image. C’est l’âme qui donne tout son sens, sa noblesse à l’être humain.

Aristote, (Philosophe grec, 385-322 av. J.-C.) est un disciple de Platon. Il sera précepteur d’Alexandre le Grand. (Homme d’État, Macédoine, 356-323 av. J.-C.). Il influence Avicenne, (Philosophe persan, 980-1037), T. d’Aquin, (Théologien italien, 1224-1274), Maïmonide. (Philosophe andalou, 1135-1204). Platon distingue les sciences contemplatives : mathématiques, théologie… Les sciences pratiques comme l’éthique ou la politique. Puis les sciences des arts. Il crée la logique. De fait la solidité structurelle du raisonnement assoit sa validité, sa pertinence et non pas son contenu. Afin qu’une démonstration soit cohérente il convient que tout énoncé implique un sujet et un attribut. À cet égard il est fait appel au syllogisme.

Grand art dialectique de toujours excitant la verve enflammée des polémistes de tous poils-293. Déduction logique issue de la conjonction de deux propositions, les prémisses majeure et mineure. Le syllogisme peut être hypothético-déductif ou catégorico-déductif. Dans le premier cas si les prémisses sont vraies toute conclusion subséquente l’est aussi. Dans le second les prémisses étant vraies les conclusions afférentes le sont également. Le syllogisme donne un enseignement fondé sur une urgence impérieuse ou une donnée visible irréfutable. Une prémisse vraie donne une conclusion véritable par démonstration.

Cette dernière est avérée quand la base de la déduction est une « vérité première ». Il ne s’agit que d’une déduction dialectique lorsque le fondement n’est constitué que d’une idée fort bien admise. Aristote lie connaissance et sens. Selon lui la perception sensorielle est capitale. Les cinq sens sont les mieux aptes à bien faire percevoir à l’homme la « réalité existentielle ». L’on part toujours du particulier au général. Aristote associe toujours le biologique à l’intellect. La physique permet l’appréhension rationnelle de l’univers matériel. L’observation l’emporte alors sur l’expérience. Mathématique et physique sont distinctes. Ainsi séparées elles ne s’en renforcent pas moins.

Il s’agit de s’inscrire avant tout en les champs du réel. Les vertus morales transcendent les idées intellectuelles. Aristote s’essaie à ériger en un système l’ensemble des savoirs antiques. La matière est faite de terre, d’air, d’eau et de feu. La chaleur est liée au feu, la sécheresse à l’air, la froideur à la terre, l’humidité à l’eau. De même en santé humaine le bilieux sera chaud et sec, l’atrabilaire froid et sec, le flegmatique froid et humide et le sanguin chaud et humide. Pour Aristote la forme épouse l’essence du réel. Tout a une forme. L’acte permet à l’être de se réaliser par l’accomplissement effectué mené à son terme.

Puis la puissance permet d’aller d’un état à un autre. Ainsi le jeune est-il un adulte potentiel. Si l’acte est une réalité aboutie l’état de puissance n’en est encore qu’au stade de l’hypothétique non encore advenu car virtuel. L’ontologie ou science de l’être repose sur dix catégories caractérisant toute chose terrestre. L’essence, la quantité, la qualité, la relation, le lieu, le temps, la position, la possession, l’action, la passion. Aristote associe physique et métaphysique, matérialité et spiritualité, ontologie, théologie. Il manie avec génie dialectique, sémantique et litote-294.

Science d’un être « ordinaire », science de l’Être « supérieur ». Corps, comme âme seraient indissolublement liés en unité. Puis Aristote fait la distinction entre le droit naturel et le droit légal. Il n’existe pas à ses yeux de principe intangible absolu du bien moral. La seule quête universelle et intemporelle est celle du bonheur, unique sens à la vie humaine. Cela passe avant tout par la vertu. C’est cette notion même de recherche éperdue du bonheur, pursuit of happiness qui sera mise en exergue. Cela en la Constitution des États-Unis d’Amérique en 1787. Alors que Platon se demandait pourquoi savoir, Aristote cherche à bien comprendre comment savoir.

St Paul, (Apôtre romain, v. 10-67) écrit ses Épîtres entre 50 et 63. Elles annoncent les quatre Évangiles canoniques officiels. Les trois Évangiles synoptiques de Marc, (Évangéliste, Moyen-Orient, Ier s.), Matthieu, (Apôtre, Moyen-Orient, Ier s.), Luc. (Évangéliste, Moyen-Orient, Ier s.). Outre l’Évangile de Jean. (Apôtre, Moyen-Orient, Ier s.). Paul de Tarse est donc le plus ancien théologien chrétien. Par lui le rayonnement universel et apostolique de l’Église du Christ s’affirme. Ainsi le peuple unique rejoint-il le Dieu unique. La foi juive est refondée. La sainteté ne s’enracine plus en la loi mais en la parole du Christ. Telle que mise en valeur en les Écritures évangéliques bibliques.

Prière individuelle, contemplation, idée de résurrection et communion mystique introduites par les religions orientales sont alors mises en avant. En l’empire romain la foi chrétienne officialisée est une question de conscience, de libre arbitre individuel, de libre choix propre et éminemment assumé. Non plus un usage civil, juridique. À l’image de la « Sainte Trinité consubstantielle » : Père, Fils et Esprit, l’être humain est tout à la fois corps, âme et esprit. Romain par la citoyenneté, Grec de culture Paul conserve sa pleine judéité en union avec le Messie.

Le mot d’ordre est à l’unité de tous les peuples en Christ car la dignité humaine en la foi nouvelle implique l’égalité entre tous. Il n’y a plus selon lui nulles distinctions entre les êtres puisque tous ne font qu’un en Christ. Saint Paul l’affirme haut et fort en son Épître aux Galates. (Nouveau Testament biblique, Moyen-Orient, Ier s.). « Il n’y a plus ni hommes ni femmes ; ni Juifs ni Grecs ; ni hommes libres ni esclaves, tous ne faites plus qu’un en Jésus-Christ ». Il demeure un devoir-vertu sacré d’obéissance, de soumission. De la femme à l’homme, de tous à l’autorité publique, aux commandements divins notamment. Distinguant le temporel du spirituel-295.

Aux deux premiers siècles de notre ère judaïsme et christianisme se séparent à jamais. La foi grecque n’est plus de mise. Durant les trois premiers siècles de notre ère le christianisme et ses adeptes seront rejetés et persécutés par les autorités romaines. De fait la nouvelle religion remet fort en cause l’autorité, la puissance impériales uniques. Or, en 313 l’Édit de Milan décrète la liberté du culte chrétien. En 325 l’Empereur Constantin Ier, (Rome, 272-337) en fait la religion officielle d’État. Il s’était lui-même converti au christianisme en 312. L’homogénéité spirituelle de Rome se reconstitue donc autour de la foi chrétienne.

L’Empereur assure sa forte puissance par la sacralité de sa foi. L’idéal grec est rejeté car dépourvu de toute Révélation. Seul le christianisme a désormais plein droit de cité. Il s’organise, se fédère alors de façon institutionnelle avec le rituel des célébrations eucharistiques. Les édifices du culte : églises, cathédrales, une hiérarchie ecclésiale : clergé, prélats, Souverain pontife. S’élabore surtout un corps doctrinal inédit. Se pose tout d’abord l’interrogation capitale de la nature même de la personne du Christ : divine ou humaine. Déité à part entière ou envoyé terrestre du divin.

En 325 le Premier Concile de Nicée décrète que Jésus est le fils de Dieu et en tant que tel Dieu lui- même. Le Christ Sauveur se voit donc reconnaître une nature divine. Est également proclamé le dogme d’un « Dieu unique trinitaire ». La symbolique de la croix, de l’enfer, le primat du siège apostolique de Rome sont tour à tour reconnus. La théologie prime désormais sur la philosophie, la foi, la pensée. Le christianisme conserve du judaïsme le refus des idoles et le concept temporel linéaire qui part d’un début et aboutit à un achèvement rédempteur. À l’opposé du temps cyclique des anciens Grecs.

En revanche il y a abandon, rejet des rites sacrificiels, d’apaisement, de protection des divinités. L’homme « victime » est à l’image de Dieu lui aussi « victime expiatoire » de ce fait. Tout en rejetant idolâtrie et paganisme il est admis que le Christ, la Vierge Marie, les Martyrs et les Saints puissent être matériellement représentés. En une optique de foi et dévotion. Telle est la vision du Deuxième Concile de Nicée de 787. En 1054 Rome et Byzance se séparent à tout jamais. Rome tentera alors d’assimiler Antioche, Alexandrie, Jérusalem et Constantinople. Le christianisme est religion d’État-296.

Saint Augustin (354-430) est théologien, évêque d’Hippone en Afrique du Nord. Son exégèse contenue tout entière en une œuvre majeure : La Cité de Dieu (413-426)-297 en fait l’un des plus grands théoriciens du christianisme à ce jour. Augustin assure le premier le lien entre la philosophie de la raison et la foi chrétienne. Premier grand philosophe chrétien de l’humanité il élabore deux idées fondamentales : la Subjectivité et l’Histoire. Pour la philosophie antique il s’agit avant tout de fixer l’objectif primordial de toute vie terrestre : le Bien seul, unique vecteur de bonheur humain.

Augustin pense quant à lui que le désir possessif, comme hédoniste de l’homme l’aliène, le « perd ». Seuls l’idéal de l’accomplissement existentiel et l’immanence ontologique sont aptes à le rendre heureux. La foi l’emporte donc sur la raison. La Révélation par la méditation intérieure introspective est la seule « voie du Salut ». La Vérité révélée est inscrite au sein même de chaque terrestre humain. L’absolue quête de vérité transcende le doute. L’homme existe fondamentalement par ses errements même. Ledit doute mène à la certitude absolue. Dieu est au plus profond de la pensée humaine. Aux corps, esprit et âme de tout homme.

Cela signe l’immortalité de l’âme. Toute chose humaine est marquée du sceau du divin. La foi est adhésion au Christ, aux Écritures, à l’Église universelle, à la Vérité révélée. C’est la raison qui autorise la foi. Cette dernière est quête, l’intelligence est aboutissement. La foi est humilité, le savoir orgueil. La première dépasse le second. Chacun de ces deux éléments mène à l’autre. La Loi de Dieu est impérative, elle s’impose à tout homme. Foi et science se rejoignent. La vérité est unique. Augustin ne reconnaît ni passé ni avenir. Or, seulement le présent du passé : la mémoire. Le présent du présent : l’intuition.

Puis le présent du futur : l’attente. Il s’agit de relativiser le passé. Privilégier le présent signe de la liberté humaine sous le primat de l’Esprit Saint. Le Dieu d’éternité est donc gage de félicité en un temps éternel qui protège de toute vacuité. Ainsi le temps n’est-il plus malédiction mais Salut. La conscience de l’homme colore sa perception du temps. Au travers de la mémoire du passé, l’attente de l’avenir, l’attention du présent. Le temps n’est donc pas une valeur absolue, objective mais au contraire toute relative et subjective en fonction de la conception même des hommes.

Le mal ne vient pas de Dieu mais de sa créature terrestre. Le mal, rejet de Dieu est le fait du libre arbitre humain alors que le bien n’est possible que par la grâce qui transcende le péché originel source de mort. La grâce n’est donc pas permise par le mérite de chacun, n’est pas accessible à tous. Elle n’est loisible que par l’amour oblatif absolu. Seul le Saint-Esprit délivre le plaisir du péché, assure la liberté alors que le seul plaisir est toujours péché, servitude, déchéance. Si persécuter la foi est injustice car cruel, persécuter l’impiété est juste car le fruit de l’amour divin.

Saint T. d’Aquin, (Théologien italien, 1224-1274) est le théoricien de la scolastique par excellence. Il formalise la doctrine officielle de l’Église universelle en opérant la synthèse entre les Écritures, les Pères fondateurs et Aristote. T. d’Aquin relie la foi à la raison et la raison à la foi. Il pense de fait que cette dernière sert fort l’intelligence et que philosophie, théologie sont complémentaires. Se renforcent mutuellement en un corpus commun de la sagesse. Foi, raison sont compatibles. La philosophie est science, dialectique et pensée. La théologie religion, spiritualité, adhésion morale. En leurs particularismes-298.

Le savoir du raisonnement, la croyance de l’esprit ne peuvent que s’harmoniser car ils sont autant l’un que l’autre issus de Dieu. La nature est œuvre divine. Depuis 1879 le thomisme est du fait du pape Léon XIII, (Saint-Siège, 1810-1903) philosophie officielle de l’Église. M. Luther (1483-1546) est un religieux augustin germanique. Sa conception de Dieu n’est pas celle d’un juge inflexible mais d’un « rédempteur compassionnel ». La foi ne condamne pas mais sauve. Les dérives de l’Église de son temps le révoltent. Les protestataires qui le rejoignent deviennent ainsi protestants.

La prééminence de la papauté, la scolastique, les dévotions, comme les indulgences, les pèlerinages, les carêmes sont rejetés. Seuls deux sacrements sur sept sont acceptés : le baptême, l’eucharistie. Les pasteurs de la toute nouvelle religion chrétienne dite protestante qui se sépare alors du catholicisme peuvent se marier. L’autorité spirituelle n’est plus considérée comme « supérieure » au pouvoir politique puisque ce dernier provient de Dieu. Le clergé ne domine pas les fidèles. Le Salut vient de soi et la Vérité ne provient que des Écritures. L’autorité réside en Dieu, en sa seule parole, non plus au sein du clergé séculier.

Entre Dieu et l’homme il n’y a nuls intermédiaires donc nulle Église. Le Salut ne provient que de la grâce par le libre-arbitre car la rédemption de l’homme ne vient que de Dieu. La foi dépasse la seule morale. M. Luther est le partisan d’une religion d’État, d’un État fort puisqu’il est issu de Dieu. Or, ainsi il se fera plus le défenseur des puissants, de l’autorité, que du peuple, des humbles. J. Calvin, (Théologien, 1509-1564), Français de Genève est plus radical que Luther. Il distingue la prédestination de la liberté. La Réforme calviniste prendra appui sur les écrits de saint Paul, (vers 10-67) axés sur la Grâce.

Les intermédiaires entre Dieu et l’homme comme pour Luther sont inutiles. Seule l’Écriture mène à la Vérité donc au Salut de la Vie éternelle. L’Église des hommes est donc faillible en tant que telle, doit donc être à ce titre résolument réformée en permanence. Luther s’interroge sur les réalités plutôt que sur la nature divine. Alors que Calvin veut comprendre l’essence de tous les ressorts de la foi. Il exige une « Église structurée », libérée de toutes autorités temporelles, sous la seule obédience des fidèles. Le calvinisme croit résolument en la prédestination totale de la vie-299.

Catholiques, orthodoxes, anglicans croient en la transsubstantiation : présence du corps et sang du Christ dans le Pain et le Vin. Dans le luthéranisme Pain et Vin coexistent avec le Corps et le Sang. Pour le calvinisme il n’y a nulle transformation. Avec le protestantisme le lien direct de l’homme à Dieu est affirmé. Le fidèle l’emporte donc sur l’Église. Le travail de l’homme est valorisé puisque le labeur terrestre est une grâce rendue à Dieu. La richesse qui en résulte est une marque de Salut. Le travail est signe de vocation, de prédestination. La volonté divine y réside.

Ainsi celui de Dieu, comme celui de l’Église, ainsi que le labeur de l’homme se rejoignent-ils en un dessein tout à la fois divin et terrestre. L’oisiveté est donc contraire à la nature et à la dignité humaines car elle s’oppose ainsi à la volonté de Dieu. Le protestantisme promeut plus l’autonomie, la prospérité que l’égalité. En cette logique le prêt à intérêt fort condamné jusqu’ici est admis. Sinon en un cadre de charité, tout au moins en matière de production, d’entreprise économique. Le travail est une pleine valeur, la richesse matérielle légitime en soi en dehors de toute jouissance. En ascèse, effort, sacrifice de soi.

Tout ceci annonce l’épargne, l’investissement, le capitalisme à venir. Tout en maintenant que la seule richesse authentique ne pourra être qu’immatérielle, spirituelle. Le protestantisme est avant tout un individualisme pragmatique, relativiste et pluraliste. Or, la prédestination individualiste protestante va à l’encontre de l’idée de liberté humaniste de la Renaissance. En réaction au protestantisme alors naissant la Contre-Réforme ou Réforme catholique relance l’Inquisition en 1542, crée la Compagnie de Jésus en 1540. Le fondateur de cette dernière I. de Loyola, (Espagne, 1491-1556) veut restaurer la foi par l’éducation.

Les jésuites alors multiplient les établissements d’enseignement catholiques, internationalisent le catholicisme. Le Concile de Trente, (États pontificaux, Saint-Siège, 1545-1563) réaffirme le plein dogme de l’Église universelle de Rome basé sur la pensée morale d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin. Le Salut ne peut provenir que du libre-arbitre, comme de la Grâce par le truchement des sacrements, des indulgences, pénitences. Le protestantisme promeut l’individu citoyen, le pouvoir temporel des États séparé de l’autorité ecclésiale et indépendant d’elle. Comme la « société civile ». Le politique se sépare alors définitivement du religieux-300. La papauté, l’Église ne contrôlent plus les souverains qui ont leurs pouvoirs propres. L’État moderne émerge. L’Église n’est plus un pouvoir temporel. Il s’agit désormais pour tout citoyen d’obéir au pouvoir politique avant de le faire à l’autorité ecclésiale.

Descartes, (Philosophe français, 1596-1650) adosse sa pensée à la raison. En son Discours de la méthode, (France, 1637) il élabore quatre principes fondamentaux qui conditionnent toute connaissance.

1- Ne peut être tenu pour vrai que ce qui ne laisse place à aucun doute.

2- L’on résout mieux les problèmes en les subdivisant.

3- Toujours partir du simple vers le complexe.

4- Opter pour l’exhaustivité.

Ainsi la rationalité la plus pragmatique est-elle érigée en vertu, règle de vie. La raison doit l’emporter sur les divagations de l’esprit. C’est le doute le plus constructif qui mène aux certitudes les plus fructueuses. Le doute est issu de la raison car il surgit face à l’incertain. Le doute est lié à la volonté car il implique un désir de remise en cause. La compréhension humaine est fort bornée mais la volonté de l’homme est sans limites. L’homme pensant est le fondement de toute philosophie. Son esprit et son âme le caractérisent plus que son corps.

Avant Descartes il y a l’esprit psycho-intellectuel de la pensée, la matière physique du corps et des choses matérielles séparés l’un de l’autre. Au-delà l’âme métaphysique, spirituelle lien entre les deux. Descartes veut promouvoir la science objective, vérifiable, le libre arbitre, l’entière maîtrise de la volonté. Il relie le corps et l’âme par les pleins sens et l’imagination. Le corps et l’âme sont distincts selon lui mais sont unifiés en l’humain. Pour lui l’homme n’est pas parfait mais faillible. La sagesse consiste alors à user de son libre-arbitre pour corriger ses erreurs et s’améliorer.

« Perfection et perfectionnement » sont permis par la liberté de création, non par nature. Tout peut être connu et changé. La vérité scientifique est issue de l’interaction entre la « pensée abstraite et l’objet réel ». La connaissance vraie s’opère par le truchement de l’intuition et la déduction. L’homme perçoit le monde par le qualitatif de sa sensibilité et par l’entendement scientifique, mathématique de la matérialité, seul vrai savoir intellectuel. Le savant homme de sciences est avant tout mathématicien ou ingénieur-301.

La connaissance est avant tout axée sur les idées plutôt que sur l’expérience. L’homme est libre et existe par la force de sa réflexion, de son jugement. Il est le maître de la nature. Or, il n’en reste pas moins un être « fini » alors que Dieu est le symbole même de l’infini et l’absolu. L’homme est avant tout un être de pensée et d’idée. Il demeure sous le primat de Dieu. Foi et raison sont séparées. L’entendement s’aide de la volonté pour « bien agir ». La métaphysique mène à la physique et cette dernière à la technique au profit de l’homme. La liberté et la volonté dans le détachement mènent au bonheur.

Dans l’acceptation, comme dans le rejet. Il est encore plus important de « bien faire que de bien penser ». Cette première capacité de volonté, d’action illimitée est bien plus accessible à l’homme que la seconde de compréhension qui est bornée. L’homme est libre en ne s’opposant pas à ses semblables. Il s’agit de cultiver les émotions intérieures de l’âme au détriment des passions extérieures de l’esprit. Descartes est le fondateur de la philosophie moderne car toute sa doctrine morale, scientifique est basée sur la raison. Non sur les seules tradition et foi comme auparavant. Le raisonnement permet le pragmatisme réaliste, l’objectivité, l’empirisme, la rigueur logique.

Pascal, (Philosophe français, 1623-1662) est un concepteur majeur qui marque la pensée tant scientifique que métaphysique. Il est très proche de la foi janséniste en sa conception du Salut tout augustinienne. Il s’agit de considérer que le péché originel abaisse l’homme par son désamour de Dieu au profit de l’adhésion à sa seule personne. Le jansénisme est une morale des plus exigeantes, ascétiques qui se rapproche en cela d’un certain calvinisme. L’homme, être déchu est faible. Les certitudes de la foi sont très supérieures aux doutes de la raison.

Le jansénisme est plus gallican qu’ultramontain car il promeut plus l’Église de France que l’Église universelle de Rome. Il s’oppose aux jésuites, prise l’Antiquité chrétienne et la conscience individuelle ou la liberté personnelle. Pascal défend avec brio sa foi janséniste dans Les Provinciales, (France, 1657), œuvre épistolaire magistrale la plus lue au Grand Siècle (XVIIe s.). La casuistique jésuitique y est combattue. Les Pensées de Pascal, (Apologétique, France, 1670) constituent une profonde réflexion sur la nature humaine très au-delà des sciences de la philosophie. L’homme est faible mais il bénéficie d’une capacité de pensée illimitée. Le monde est infini, l’univers insoupçonné.

L’homme oscille entre néant et absolu. Le bonheur n’étant pas à sa portée, il ne lui reste que le seul divertissement. Cela est aux antipodes de la réflexion, la mort est au bout. La raison n’est ni exclusive ni bannissable. La foi est précieuse, elle ne s’oppose jamais à la raison. L’homme est « perdu » face à l’infiniment petit et l’infiniment grand. La mystique chrétienne seule permet d’appréhender grandeur et petitesse, leurs fondements. L’absolu humain s’est corrompu dans le péché originel. Seul le divin peut le racheter. Cette faute consubstantielle explique la nature profondément indigne, déchue de l’homme.

La raison renforce la foi. Par ses passions l’homme est incapable de bien agir sous le primat de la raison. Pascal relie science et foi. La raison est analytique, la foi intellectuelle. Providence et Révélation divines fondent l’ensemble. Pour autant Pascal estime que foi et raison, science et religion sont des domaines strictement distincts. Lesquels n’ont pas à interférer les uns avec les autres. Or, la science a ses limites. Elle est comme inachevée et elle n’est pas une vérité universelle. Elle dépend du temps et de l’espace, des hommes et choses, des circonstances aussi-302. Des champs entiers comme la morale ou la sagesse lui sont étrangers. Si la raison et la science sont finies, la foi quant à elle est du domaine de l’infini et l’absolu. L’homme étant réduit à lui-même, sa seule voie de Salut réside en Dieu et la foi. L’ordonnancement social humain est dérisoire, il importe peu d’y influer car l’absolu moral n’y est pas.

C.-L. de Secondat, Montesquieu, (Philosophe français, 1689-1755) publie son œuvre majeure : De l’esprit des lois en 1748. (Traité de théorie politique, France). Il distingue quatre types de régime politique. La république démocratique basée sur la patrie, la loi et l’égalité. L’individualisme en est le travers principal. La république aristocratique repose sur la modération mais peut mener au despotisme. La monarchie constitutionnelle cultive l’honneur et les pouvoirs intermédiaires. L’abolition des privilèges nobiliaires, cléricaux, urbains peut favoriser l’État soit populaire, soit despotique. Puis le despotisme se bâtit sur la crainte du peuple, le caprice du despote.

Le régime politique démocratique idéal est celui qui voit le pouvoir exercé par une assemblée. À condition que les citoyens y détiennent suffisamment de vertu politique, sagesse propres. Ce qui n’est pas la règle commune-303. Alors Montesquieu privilégie le système monarchique. Afin d’éviter tout despotisme royal ou populaire il convient de séparer tout pouvoir en trois « pôles » distincts. Il s’agit des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. L’Autorité législative est exercée par le Parlement qui vote la loi, le souverain qui y consent. L’Exécutif revient au monarque sous contrôle du Parlement pour exécuter les lois. Parfois le Législatif peut juger. La Justice assure l’équité.

F.-M. Arouet, Voltaire, (Philosophe français, 1694-1778) se veut avant tout l’apôtre de la tolérance. Considérée par lui comme une vertu, un devoir moraux. Il s’oppose à toute persécution, iniquité. Avec Voltaire le Salut n’est plus le monopole de l’Au-Delà mais devient accessible à tout homme lors même de son parcours terrestre.

Diderot, (Philosophe français, 1713-1784) est l’un des grands rédacteurs de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers. (France, 1751-1773). Sa pensée repose sur l’homme et non Dieu. Sur la place de l’humain en l’univers, non sur le rôle du divin en l’ordonnancement terrestre. Ainsi Diderot fait-il profession d’athéisme, de matérialisme résolus, ouvertement affichés et assumés. Il défend le principe monarchique mais à condition qu’il soit modéré, laïque.

Il appelle de ses vœux un contrôle par l’État de la propriété, du commerce et de l’économie. Il pourfend tout à la fois la religion, les riches et les intellectuels. Dans l’Encyclopédie Diderot affirme que l’homme est le fondement de la connaissance, du savoir et non Dieu. Il s’oppose à tout système, tout totalitarisme, tout dogmatisme. La liberté humaine est mise en exergue.

J.-J. Rousseau, (Philosophe, France, 1712-1778) est d’origine genevoise, calviniste. Il place au-dessus de tout le champ politique en tant que « haute vertu morale ». Le mal peut-être combattu en en supprimant la cause. Rousseau aime la nature, surtout la « vraie », celle qui préexiste à l’homme. Elle est préférable à la science. L’homme est fort mauvais, plus encore quand il est savant. L’ « état de nature » est donc le meilleur qui puisse être. La sociabilité amoindrit alors l’être humain plus qu’elle ne le grandit. L’homme est naturellement bon or, c’est la société qui le pervertit. La liberté est le premier critère qui ira distinguer l’homme de l’animal car elle lui est propre. Capable d’imitation l’être humain peut se perfectionner donc « muter du tout au tout »-304. Améliorer sa condition.

La socialisation stimule, développe tout homme. Ce dernier n’est pas un pécheur originel. Il est capable de s’aimer, d’aimer, même d’avoir pitié. C’est la vie en société qui mène l’être humain à s’aimer. L’homme est de « bonne volonté » mais il est corrompu par la société, ses intérêts et ses « passions » personnels. Par la possession et la propriété matérielles aussi. Le propre de l’homme est d’opprimer, d’exploiter ses semblables. Or, la conscience humaine et la raison promeuvent la morale, forgent le particularisme des hommes. Si la « condition humaine » est mauvaise, la nature intrinsèque de l’homme est bonne.

Rousseau croit plus à la « déchéance, à l’indignité » de l’homme qu’à la vertu, au progrès de l’espèce humaine. Loin de faire positivement évoluer l’humanité les savoirs, les connaissances l’ont dévoyée. L’inégalité est le tout premier vecteur de l’avilissement humain. Initiateur du romantisme futur Rousseau rejette la « raison philosophique » au bénéfice de la conscience morale. Il veut de fait séparer le bien du mal, la passion du sentiment. Il réfute l’inégalité, la propriété abusive. Le genre humain étant « un et indivisible », la justice s’impose.

Seuls quelques-uns profitent du travail de l’esclavage, de la pauvreté de la majorité. Pour Rousseau le commerce n’est pas facteur de concorde, de prospérité. Alors la subsistance est préférable à la production. L’État est avant tout protecteur des riches en échange de la paix, de la protection des masses. Le plus fort est toujours plus favorisé que le faible. Pour plus d’égalité la famille, l’éducation ont un rôle central à jouer auprès de la jeunesse. Dans Du Contrat social ou Principes du droit politique, (Livre de philosophie politique, France, 1762) J.-J. Rousseau affirme que le peuple est le fondement même de tout pouvoir légitime.

L’homme est bien fait pour être libre ! La volonté commune et l’intérêt général doivent l’emporter sur les égoïsmes particuliers. Libre arbitre et libre consentement doivent prévaloir. Le « destin collectif » dépasse la personne individuelle. Servir la communauté est également en cela même bien défendre ses propres intérêts personnels. La liberté naturelle et les tentations illimitées se perdent fort ainsi au profit de la liberté civile, de la propriété individuelle. C’est ce qui sépare l’homme de l’animal. Le citoyen n’est plus assujetti au pouvoir en échange de droits. Il n’est plus sujet mineur soumis, toléré.

Il devient un acteur qui crée, mène sa société. La liberté est garante de la conscience par l’entremise de l’association et la souveraineté populaires. Raison et connaissance de la loi rendent libre. L’appartenance à la communauté nationale dépasse le « droit personnel ». Le consentement que le sujet donne à sa société doit être libre, éclairé. C’est le contrat social naturel préexistant qui le permettra. La souveraineté nationale telle qu’elle émerge avec la Révolution française (1789-1799) est en germe en ce postulat rousseauiste. Ainsi la Cité antique est-elle devenue République contemporaine.

Le peuple s’est constitué en citoyens libres et égaux en droits, comme en devoirs qui fondent l’autorité souveraine. Or, Rousseau se définit un État trop puissant gage de libertés moindres. Jean-Jacques distingue trois régimes politiques : la royauté, l’aristocratie, la démocratie. Il préconise l’aristocratie élective sous direct contrôle populaire. Pour lui la légitimité gouvernementale est républicaine. La liberté est l’obéissance à la seule loi. La loi de l’égalité est la même pour tous. La loi est au-dessus de tous, nul n’est au-dessus d’autrui. En vertu du principe supérieur selon lequel l’homme en vaut un autre-305.

La sagesse antique, la foi médiévale, l’humanisme de la Renaissance, la culture savante du siècle de Louis XIV (XVIIe s.), la philosophie des Lumières (XVIIIe s.) ont marqué leur temps. La Révolution française (1789-1799) est un tournant. Elle clôt l’ère moderne, annonce l’époque contemporaine. À cet égard la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 constitue un texte majeur. Elle s’inspire du droit naturel, de la pensée religieuse, des idées anglaises, de la philosophie des Lumières. De la souveraineté nationale rousseauiste, de la tolérance voltairienne, de la séparation des pouvoirs de Montesquieu…Avec la fin de la monarchie la citoyenneté se substitue au sacré. La démocratie française catholique vient de la Révolution, (France, 1789-1799) alors que dans les nations occidentales protestantes du Nord elle est issue de la Réforme. Le droit français est romain, en cela dépendant de l’État. La nouvelle République promeut la Liberté, l’Égalité, la Fraternité, sa devise.

Kant, (Philosophe allemand, 1724-1804) est l’initiateur de l’idéalisme moderne qui tend à l’autonomie de tout humain, sa liberté. Il s’interroge sur la métaphysique du savoir. La force de penser, ressentir. La morale d’action. Sur la religion de l’espérance. L’anthropologie propre à l’humanité terrestre. G. W. F. Hegel (1770-1831) est un philosophe allemand du sens. Car pour lui toute occurrence et toute réalité, tout résultat constituent un phénomène, se conforment à une logique. Telle est la « phénoménologie » hégélienne. La logique est pour lui tout fondement de l’Histoire.

Nietzsche, (Philosophe allemand, 1844-1900) s’oppose à la métaphysique, au platonisme, à toute morale d’absolu, à la foi spirituelle. Au profit de toutes les libertés et rationalités. Le monde n’est pas absurde mais le fait d’en déduire un sens et des valeurs. Nietzsche croit plus en la déchéance de l’homme qu’en sa rédemption. Produit selon lui de la démocratie, des religions. La technique a créé un bonheur illusoire et factice. Il croit plus en l’art qu’en la science, en la création qu’en la connaissance. Nietzsche appelle de ses vœux la puissance et stigmatise la faiblesse. Seul compte désormais l’homme car Dieu a « disparu ». Le péché n’existe pas mais l’homme est faible, incapable d’être bon. Or, en réalité il ne doit pas être un coupable par avance tout désigné. Un impuissant, un diminué, un esclave mais un être libre régénéré, comme fort-306.

Car à tout jamais débarrassé de toute tutelle notamment divine. Ainsi est exalté un nihilisme pessimiste quant à l’homme, la vie terrestre qui rejette les valeurs. Estime que l’existence ne vaut pas la peine d’être expérimentée car plus rien n’a de sens. Du fait qu’il n’y a plus ni fin ni unité ni vérité ni absolu ni cohérence. Seule la volonté de puissance peut faire sens. Il s’agit du ressort principal, fondamental de l’âme, comme des comportements humains. Cela n’est pas à la portée de tous et tous les hommes ne sont pas égaux ! Pouvoir, vouloir tel est le grand dessein du genre humain.

Il y a d’un côté les rares appelés, élus et de l’autre la grande masse des assujettis déchus. Nietzsche prône l’existence dionysiaque qui magnifie la vie en tous ses aspects. Vivre dangereusement, tel est le plus grand idéal humain. À cet égard le fort peut l’emporter sur le faible. Le « grand homme », le puissant est à l’image de Napoléon Ier. (Homme d’État, France, 1769-1821). De même « l’homme fort » est naturellement fait pour dominer « la faible femme ». Création et puissance sont indissociables et vont de pair. L’esthétique est tout à la fois action et création. Une sorte de « morale physique, intellectuelle, comme spirituelle »-307.

En dualisme effréné entre la beauté apollinienne et la volonté dionysiaque. L’art combat la désespérance par la volonté, la puissance et la force. Or, à la fin ultime de son existence Nietzsche finira par reconnaître que la morale, la métaphysique, la religion permettent de croire en l’existence. L’amour de la vie l’emportera donc en réalité chez lui sur ses si fort négatives constructions nihilistes initiales.

Le libéralisme promeut la complète décentralisation décisionnaire, l’économie capitaliste de marché, la propriété privée. Il se veut pragmatique et réaliste en acceptant l’humain tel qu’il est : intéressé, calculateur, rationnel. Concurrence et inégalités, égoïsmes même mènent à l’intérêt général. Durant tout le dix-neuvième siècle de Waterloo à Sarajevo entre 1815 et 1914 les économies, politique libérales l’emportent. Le libéralisme anglo-saxon est basé sur l’autonomie individuelle, l’esprit de libre entreprise, l’aptitude à se gouverner soi-même. Comme son nom l’indique le libéralisme est avant tout basé sur la liberté de l’homme. La société civile est alors destinée à avoir préséance sur tout pouvoir étatique central. L’individu se suffit à lui-même, prime sur tout système organisé.

La volonté individuelle sans entrave domine tout pouvoir extérieur d’autorité. La loi n’est pas une contrainte supérieure absolue mais une valeur individuelle, relative, acceptée. Tel est le schéma anglo-américain. En France le libéralisme associe tout à la fois la force de la loi à celle de l’État, l’état de droit, la puissance administrative. L’État y est garant premier de la liberté. Loi, État, règle générale se confondent. Ainsi à la française « despotisme éclairé » et libéralisme se rejoignent-ils de façon paradoxale. La Cinquième République, (France, 1958-) est peut-être plus proche d’un certain bonapartisme démocratisé que d’un réel libéralisme politique et économique anglo-saxon.

Le libéralisme français sépare les Églises et l’État pour la liberté de conscience, de penser (1905). Il distingue la vie politique et l’action économique pour la liberté du commerce, et de l’ « initiative personnelle ». Il dissocie la sphère privée et le domaine public, l’État et la société civile pour protéger l’individu, garantir l’impartialité, la puissance des pouvoirs publics. Dans les bornes de l’intérêt général. L’ensemble est centré sur la vérité et l’homme. Ce qui mène ainsi à la justice, l’équité. Protégeant le sujet du groupe.

La vérité donne la liberté de penser par la raison pure, des droits inaliénables. La vie de l’homme en société repose non seulement sur le contrat politique mais tout autant sur de libres relations interindividuelles. Entre sujets fort souverains. A. de Tocqueville, (Philosophe politique français, 1805-1859) est l’auteur du célèbre : De la démocratie en Amérique. (Essai politique, France, 1835 et 1840). La démocratie libérale est la liberté de conscience, l’égalité politique et civile. Le christianisme a assuré l’égalité des hommes devant Dieu. Il appuie donc l’égalité des hommes devant la loi. L’égalitarisme va à l’encontre de toute liberté.

La démocratie est non seulement régime politique, type de gouvernement mais surtout forme sociétale d’égalité sociale, comme d’individualisme. L’égalité démocratique est à fondements chrétiens. Égalités et libertés ne peuvent qu’aller toujours de pair. La société civile défend les droits de l’Homme, un relativisme culturel, scientifique par souci d’égalité. Autonomie, rationalité, esprit critique, quête de plénitude, de prospérité sont les principaux moteurs du citoyen. En démocratie et société libérales. Quand la société autocratique voit le pouvoir vertical issu d’en haut. De façon arbitraire, autoritaire, brutale-308.

La démocratie assoit l’autorité horizontale de participation, de libre autodétermination. Le danger en est la « sacralisation » des intérêts individuels privés au détriment du bien public commun. Dans l’intérêt général la liberté personnelle ne saurait donc être absolue. La liberté est l’autonomie qui l’emporte sur tout déterminisme culturel et naturel. La liberté vraie n’est pas pur égoïsme matériel mais authentique préoccupation morale à l’égard de tous, toutes. La dignité s’enracine dans le lien social loin de toutes oppressions en l’idéal de la liberté. L’homme s’élève, se libère avant tout par autrui et la vie en collectivité.

L’homme libre se gouverne lui-même. Liberté, Égalité, Plénitude sont les trois grands moteurs de l’humain. Il importe alors que la quête purement matérielle, hédoniste, individualiste de confort et de sécurité ne se fasse au détriment des « choses de l’esprit ». Tels sont les pires dangers de la démocratie, de l’égalité et la liberté. Car le devoir, la sollicitude envers soi peuvent faire oublier l’obligation à l’égard d’autrui, de la collectivité. En un tel contexte individualiste les pouvoirs publics ont toute latitude de gouvernement tutélaire sur la communauté soumise.

Sans entraves. Dans le champ sociétal, politique collectif, d’état de droit les citoyens s’en remettent aveuglement au bon vouloir de l’État. Germe de tout totalitarisme. D’un point de vue individuel la concurrence, l’envie exacerbées entre tous sont ferments de dissensions, de dislocation du lien social, d’exploitation d’autrui, de faille. Les droits civils pour tous doivent donc être des « garants ». Ainsi que les libertés, la décentralisation, la foi religieuse.

Heidegger, (Allemagne, 1889-1976) est un philosophe majeur en Europe du vingtième siècle. Il est très influencé par la théologie « scolastique », le thomisme, ainsi que par la philosophie antique présocratique. Il combat la raison, l’individualisme, comme l’universalisme. Il défend le patriotisme et la tradition, la métaphysique et la science de l’être ou ontologie. Selon lui l’homme est avant tout voué à la mort dès sa naissance plus encore qu’à la vie elle-même. Contrairement à l’animal l’homme sait qu’il est mortel, que le temps terrestre lui est des plus comptés. Cette conscience et cette certitude de la mort conditionnent la façon humaine de penser. L’homme meurt « à petit feu » à la mesure du temps fugace qui passe très vite et sans nul retour-309.

Il est en lui-même plus une existence, un être qu’un esprit synthèse de l’âme et du corps. Heidegger est anti-humaniste en ce sens qu’il considère que l’homme n’est plus la mesure de tout. Selon lui contrairement à la théorie humaniste, métaphysique l’homme n’est ni abstrait ni universel. Avant que de comprendre l’humain perçoit. La pensée, celle de l’Être est au-delà de toute métaphysique. La vérité ne repose ni sur la science ni sur la métaphysique. Le primat des sciences et techniques va à l’encontre de la plénitude morale de l’homme. Ainsi au lieu d’être le maître de la matière l’être humain en devient le jouet. Ce qui finit par donner lieu aux pires des « uniformités, nivellements totalitaires ». Alors pour contrer ces extrémités il convient que la pensée humaine demeure le moteur de l’essentiel et domine la technique et le matérialisme, non l’inverse.

J.-P. Sartre, (Philosophe français, 1905-1980) rejette toute notion de « nature humaine » car elle est reliée à celle de Créateur inexistant selon lui. Le théologisme, comme le naturalisme font de chaque humain un être doté d’une intrinsèque structure préétablie d’aptitudes potentielles. L’homme ne peut évoluer que dans ce cadre étroit et des plus « bornés »-310.

Alors ainsi la conscience se réduit-elle à de simples latitudes, impératifs des plus naturels. L’existentialisme créé par Sartre est antinomique. La conscience est fort dépourvue de toute nature. Elle n’est fondée que par la réalité dont elle s’empare ou découle car toute pensée est toujours liée à du concret. La conscience « fait » le monde mais elle lui reste étrangère, extérieure. En une sorte de « transcendance mutuelle ». La conscience pourra reposer sur l’irréalité. L’imagination, l’idéal, les projets y président. Elle n’existe pas pour elle-même, ne se réduit pas à elle-même. Le fondement de toute vie humaine est d’exister. Le projet humain est de vivre. L’homme se crée lui-même, définit sa propre nature.

Il ne la subit pas comme un impératif à jamais prédéfini. L’homme peut même choisir d’être inhumain, de renier sa propre nature. Il est au-delà de tout déterminisme préfixé. Toute personne est le fruit de sa conscience. Cela marque sa liberté intrinsèque. La conscience est invincible, elle est donc la liberté même. Le choix humain n’est pas conditionné par la réalité mais la crée, façonne l’appréhension que le sujet en a. L’ego ne fait pas partie de la conscience, il est tapi en soi. La subjectivité est la conscience ! L’ego est lié à la subjectivité mais il n’en fait pas partie. Il n’est que dans la conscience réfléchie. L’engagement humain est la découverte des latitudes de sa vie dans les actes qui la concrétisent. À partir des pensées, affects. (Rampnoux, 2007)-311.

Il est trop peu fait crédit aux juniors d’aujourd’hui. Pourtant nombre de souverains des Francs puis de France ont commencé à régner et/ou gouverner fort jeunes. Notamment Clovis Ier (466-511) en 481 à quinze ans pour les Mérovingiens. Charles II (823-877) en 843 à vingt ans. Louis III (864-882) en 879 à quinze ans. Charles III (879-929) en 898 à dix-huit ans. Louis IV (921-954) en l’an 936 à quinze ans pour les Carolingiens. Philippe Ier (1052-1108) effectivement en 1066 à ses quatorze ans. Louis VII (1120-1180) en 1137 à dix-sept ans.

Philippe II dit Philippe Auguste (1165-1223) en 1180 dès quinze ans. Louis IX dit saint Louis (1214-1270) effectivement en 1234 à vingt ans. Philippe IV dit Philippe le Bel (1268-1314) en 1285 à dix-sept ans. Charles VI (1368-1422) effectivement en 1388 à vingt ans. Charles VII (1403-1461) en 1422 à dix-neuf ans pour les Capétiens. Charles VIII (1470-1498) effectivement en 1484 à quatorze ans. François Ier (1494-1547) en 1515 à vingt ans. Charles IX (1550-1574) effectivement en 1563 à treize ans pour la dynastie des Valois.

Louis XIII (1601-1643) effectivement en 1617 à quinze ans. Louis XIV (1638-1715) effectivement en 1655 à seize ans. Louis XV (1710-1774) effectivement en 1726 à seize ans. Louis XVI (1754-1793) en 1774 à dix-neuf ans chez les Bourbons-312. En nulles matières la valeur n’attend le nombre d’années. Certains de ces fort jeunes monarques ont marqué l’Histoire ! Non seulement durant tout leur règne et en leur maturité mais tout autant dès leurs débuts ! Pourtant aujourd’hui plus que jamais la jeunesse française est « niée, reniée, réduite à la part la plus congrue ».


 

 

« Je te défends de me jamais voir. […]. Je t’abandonne. […]. Je te renonce pour mon fils. […]. Je te déshérite. […]. Je te donne ma malédiction. […] ». (Harpagon à son jeune fils Cléante, Molière, dramaturge, comédien français, 1622-1673, L’Avare, comédie théâtrale, acte IV, scène 5, France, 1668). Loin d’être acceptés, intégrés, considérés nos juniors sont rejetés, marginalisés et mésestimés. Par une société adulte qui « les voue aux gémonies ». Tout comme Harpagon assurait son fils Cléante de ses pires vindicte et imprécations !


 

 

À notre âge l’on change, l’on apprend, l’on pense beaucoup […]

La religion donne des valeurs et principes qui nous encadrent

Je pense qu’il faut la vivre, s’en servir pour réfléchir


 

Thomas, quinze ans–313


 

 


3


 

 

VOTRE « RÉPONSE »


 

Appréhender Vos Réalités

Besoins, Attentes Andro-Néogénérationnels


 

 

Jeunesse, l’âge du possible


 

A. Bierce

Écrivain, États-Unis, 1842-1914


 

Le Dictionnaire du Diable

Recueil de définitions, États-Unis, 1911


 

 

Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage

Traversé çà et là par de brillants soleils


 

C. Baudelaire

Poète, France, 1821-1867


 

L’Ennemi, Les Fleurs du mal

Poème, France, 1857


 

 

Votre AndroJeunoConseil® prend en considération le particularisme de votre nouvelle génération masculine. Il contribue à ranimer votre énergie, doper vos aptitudes, vous « apaiser », jeune. Également réaliser « à tout prix » votre grand dessein androJuvénile d’adultisme, celui de votre vie !


 

 

Le devoir de tout junior est de croire, vouloir, pouvoir afin de parvenir. Cela est du ressort et à la portée de chacun d’entre eux. Car « la vie est une lutte en sacrifices / gains ». D’autant plus que les jeunes pas plus que leurs aînés n’échappent aux « pires tragédies de l’Histoire ». De l’éruption volcanique du Vésuve en 79 anéantissant Pompéi, Herculanum, (Empire romain), au massacre de la population d’Oradour-sur-Glane (France) en 1944. De l’anéantissement atomique d’Hiroshima, de Nagasaki (Japon) en 1945 au séisme / tsunami de 2004 dans l’océan Indien, (Sumatra, Indonésie). Tout junior se doit de se battre pour atteindre son autonomie en motivation, confiance en soi, épanouissement. Avec l’une des valeurs les plus prisées par la jeunesse : l’amitié. Notamment et tout particulièrement.

« Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais si tu m’apprivoises nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde »…

Sublime définition de l’échange ! (A. de Saint-Exupéry, poète français, 1900-1944, Le Petit Prince, conte poétique et philosophique, États-Unis, 1943)-314. En une société qui prétend tant communiquer en permanence tous azimuts entre tous. Or, en laquelle chacun n’écoute que lui-même, devient incapable de parvenir à l’entendement d’autrui.

« Chacun est libre d’être libre. – Imagine ! – Le rêve est réalité. – Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent ! – L’imagination prend le pouvoir. – Prenez vos désirs pour des réalités ! – Soyez réalistes, demandez l’impossible ».

Autant de mots d’ordre juvéniles de Mai-68. Plus d’actualité que jamais pour notre jeunesse en décennie 2020, plus d’un bon demi-siècle après ! Qu’elle demeure vigie, avant-garde !


 

 

Nous avons autant besoin

De raisons de vivre que de quoi vivre


 

H. Grouès

Homme d’Église, France, 1912-2007


 

 


[ PRENDRE EN CONSIDÉRATION L’UNICITÉ ]

DE VOTRE JEUNESSE MÂLE


 

 

Votre AndroJeunologie® se focalise sur vos réalités complexes de jeune homme d’aujourd’hui d’un point de vue conjoncturel comme structurel. En visant l’ « émancipation de votre parole » de junior. Comme le font par nature certaines émissions radiophoniques dites de « libre antenne ». Vos impératifs les plus urgents de jeune tels que définis selon les standards de M. Fize, (Sociologue français contemporain)-315 ou A. Maslow, (Psychologue américain, 1908-1970)-316 sont satisfaits. Votre situation unique de junior concerné est prise en compte. Il convient de porter les ambitions de votre « nouvelle génération dite Y puis Z » en classe d’âge à part entière, non à part.


 

 

Cal et Aaron sont deux jeunes frères vivant avec leur père agriculteur en Californie. Ils croient leur mère morte alors qu’elle est partie à leur naissance. Cal pense que son père le rejette et s’en sent incompris. Il ne s’en croit que plus mauvais, indigne. Il finit par découvrir l’existence de sa mère. Le père fait faillite et Cal veut s’enrichir pour l’aider et ainsi s’en faire aimer. Telle est l’histoire du drame de cinéma : À l’est d’Eden. (Réalisation : E. Kazan, États-Unis, 1955). Tiré du roman éponyme, (États-Unis, 1952) de J. Steinbeck. (Écrivain américain, 1902-1968).

Le titre est issu du Livre de la Genèse. (Ancien Testament biblique, IV-16, Moyen-Orient, VIIIe-IIe s. av.J.-C.). À propos de la fuite de Caïn fils d’Adam et Ève suite au meurtre de son frère Abel. « Caïn se retira de devant l’Éternel et séjourna dans le pays de Nôd à l’est d’Éden ». J. Dean, (Acteur américain, 1931-1955) tient le rôle de Cal et tout comme lui n’a pas connu sa mère ni l’amour de son père. Le thème est donc celui du manque affectif juvénile si fréquent notamment par carences parentales surtout entre pères et fils. Avec tous les maux induits ! À la fin du film la fiancée de Cal avertit le père mourant de ce dernier.

« C’est affreux de ne pas être aimé. Rien n’est plus affreux au monde. […]. Ça vous rend méchant, violent, cruel et c’est cela que Cal a éprouvé toute sa vie. […]. Vous ne lui donniez pas votre amour. Vous ne lui demandiez pas le sien. […]. Vous devez lui faire comme un « signe » que vous l’aimez, sans cela il ne sera jamais un homme ! Il ne cessera pas de se sentir en faute et seul à moins d’être délivré. […] ».

Tout est dit et reste tant à méditer-317 ! Par essence les parents ont toujours plus de devoirs à l’égard de leurs enfants que l’inverse.


 

 


– Libérer Votre Parole Médiatique –

D'(Andro)Junior, Conjoncture / Structure


 

 

Appréhension est un terme féminin de 1265. Il est issu du latin apprehensio. « Fait de saisir par l’esprit. Opération par laquelle l’esprit atteint un objet de pensée simple ».

(Dictionnaire de la langue française Robert, France, 2007)-318.


 

 

L’AndroJeunoConseil® a pour but de bien comprendre, appréhender l’ensemble des spécificités, problématiques juvéniles générales. Comme de chaque junior suivi en particulier. En l’optique de définir, d’appliquer la meilleure solution adéquate. Afin d’aboutir au résultat le plus performant, pertinent possible. En fermeté, compréhension les juniors concernés sont traités en adultes ou quasi-adultes pour les amener à dépasser leur condition d’ « assujettis inachevés ».

Pour ne plus considérer que leur essence d’ « humains en marche » à part entière. L’AndroJeunologie® constitue une approche nouvelle performante, exigeante en l’ « art d’accompagner » les quinze – vingt-quatre ans mâles vers l’adultisme accompli. Elle n’a certes pas vocation à guérir des atteintes psychiques ni à résorber des troubles ou souffrances aigus mais « éveiller des consciences », éclairer. Sous l’angle d’approche cognitif, émotionnel et comportemental.

Le jeune a besoin d’insertion sociale d’adultisme. En maturité, autonomie, responsabilité. Exister, grandir, s’intégrer. Il requiert de l’épanouissement par la liberté, l’indépendance, la maîtrise du milieu, le développement personnel. Le sens profond donné à la vie, l’acceptation de soi, un bon relationnel à autrui. Le junior a également des « aspirations morales » au-delà du dialogue, de l’écoute, la reconnaissance, de la prise en compte. Le drame de notre civilisation est cette rupture des transmissions intergénérationnelles catastrophique pour nos descendants.

Le mal le plus cruel dont souffrent nos juniors est de l’ordre de la déréliction, la déshérence c’est-à-dire l’ « abandon moral » pur et simple ! En droit pénal, « cas d’école » naturellement hypothétique cette maltraitance pourrait même être incriminée. Sous le chef d’inculpation de « non-assistance à néogénération en danger » ! L’AndroJeunoConseil® prend en compte intégral les « trois grands cercles concentriques » du vécu juvénile. Le premier a trait à l’essence intrinsèque de la jeunesse, ce qui fonde ses spécificités les plus propres.

Par exemple sa psychologie, ses modes relationnels, aspirations. Le deuxième cercle est le monde des juniors : milieu scolaire, pratiques culturelles, rapport à la famille… Le troisième concerne l’environnement général extrinsèque du jeune : sociétal, comme mondial avec ses retentissements sur la juvénilité. Par exemple le système politique, économique, social et idéologique global qui a un fort impact sur la néogénération d’un pays, continent, une sphère culturelle. Au même titre que sur les adultes. La société occidentale peine à « élever » ses jeunes au plein sens philosophique du terme car elle repose sur un triple pilier néfaste pour sa descendance.

Il s’agit du consumérisme de l’avoir avec ses modes de vie mercantiles, son obsession du niveau de vie, confort, marketing des marques et de la « customisation ». Suit ensuite le matérialisme du paraître : argent, pouvoir, superficialité, artifice. Individualisme excessif, délirants désirs de puissance, suprématie, supériorité, vanité de l’arrivisme social. Culte forcené de l’excellence la plus perfectionniste. Orgueil de la connaissance, du savoir, de la découverte. Vient enfin l’hédonisme du faire sur le mode infantile du plaisir, désir, de l’envie à assouvir à tout prix. En l’immédiateté, la précipitation irréfléchie. Au détriment de la plénitude juvénile de l’être, le primat imposé aux « masses avides » étant de jouir, s’imposer, s’oublier. S’étourdir, s’abrutir, s’assommer jusqu’à l’hébétude. Tant le marasme moral grandit.

Chopin compose son Concerto pour piano et orchestre numéro 2 en 1829 à l’âge de dix-neuf ans. (F. Chopin, compositeur franco-polonais, 1810-1849, Concerto pour piano numéro 2 en fa mineur opus 21, Pologne, 1829)-319. Il s’agit en réalité et chronologiquement du premier. En trois forts mouvements : maestoso, larghetto, allegro vivace. Cette « œuvre magique » est représentative de la musique dite romantique de la première moitié du dix-neuvième siècle. Au même titre que les Nocturnes. (F. Chopin, pièces pour piano seul, France, Pologne, 1827-1846).

Tout le charme poétique de l’infini de chacune des existences humaines s’y développe crescendo-320. L’on dit la jeunesse d’aujourd’hui, comme d’hier ou de demain littéralement « ivre de fureur, bruit, mouvement, sensations brutes désordonnées ». En réalité nulle autre génération n’est autant capable de sensibilité, d’introspection, de générosité. Au passé, au présent, à l’avenir. Tel un « jeune souffle épique, salvateur, fort régénérant le vieux monde ». À l’image des sublimes envolées musicales du compositeur virtuose en ses lyriques exaltations.

L’âme grandiose du piano de Chopin évoque l’immensité sans fin de l’univers, la beauté insigne des paysages terrestres, de la vie humaine. Il rejoint la quête de la juvénilité d’une transcendance à laquelle elle aspire si éperdument ! Très au-delà des contingences d’un quotidien trop souvent borné, voire désespéré, incapable de répondre à cette attente de paix intérieure indicible. Telle que l’exprime Chopin en son œuvre majeure si unique alors qu’il avait pour une part d’entre elle l’âge même de ces juniors. L’AndroJeunologie® tend également toujours à éveiller la sensibilité profonde intérieure des jeunes masculins suivis.

Car cela est primordial pour leur équilibre, richesse et bon développement personnel durable. Toute nation, toute société modernes et développées, libres et démocratiques se doivent de donner la parole à leur jeunesse. De plus en plus en notre siècle cette dernière se saisit elle-même de ce droit élémentaire pour s’exprimer sans ambages ni nulles entraves. Elle s’approprie notamment le formidable espace d’opinion que constitue l’Internet mondial. Avec les chats, forums, blogs, réseaux sociaux, webradios, webtélés, webjournaux faits par et pour les seuls juniors.


 

 

Sans compter vos émissions quotidiennes nocturnes de libres antennes des radios jeunes qui s’adressent spécifiquement à vous. Ces émissions vous permettent de vous exprimer, aussi d’interagir en direct sur l’antenne avec les jeunes animateurs et d’autres juniors. Évoquons l’une des plus « mythiques » d’entre elles Lovin’Fun sur Fun Radio. (Groupe radiophonique-télévisuel français RtlM6Rtl Group Luxembourg-Bertelsmann Allemagne). Elle a trait à tous vos sujets de préoccupations de jeune. Notamment concernant la sexualité et l’amour. Avec pour cible principale vous, treize – vingt-cinq ans. Cela débute en septembre 1992 jusqu’en juin 1998. Puis après quinze ans d’interruption l’émission reprend le 19 août 2013 et perdure jusqu’en juillet 2021.


 

 

Le principe reste encore et toujours le même. Un jeune animateur, Karel, ainsi qu’un médecin pédiatre, le Dr C. Spitz dit le Doc. Ce dernier répond en direct aux questions audio et Internet des juniors auditeurs. Tous les soirs du dimanche au jeudi, de 20 heures à 22 heures. (www.funradio.fr/emission/lovinfun – France, Fm, 101.9). Le Doc officiait déjà à la même émission Lovin’Fun en première saison, celle des années 1990. (www.facebook.com/ lovinfun)-321. La nouveauté actuelle consiste en une interactivité conviviale et permanente entre les appels téléphoniques des jeunes et les supports Internet de l’émission.

Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, le site de la radio… Le tout est filmé, visible en vidéo sur le Web. Sans compter la possibilité de réécouter ou d’écouter la totalité en différé et en permanence en podcast sur Internet. Le concept a autant de succès auprès des juniors des années 2010-2020 que pour leurs devanciers des années 1990. Preuve s’il en est que quand les jeunes ont l’occasion de s’exprimer ils le font « en masse » pour se dire, avoir des réponses à leurs interrogations. Ce qui démontre que dans notre société en apparence surinformée les juniors ne trouvent pas encore réponse à tout.

Ni écoute suffisante des adultes. Lovin’Fun fait donc de façon fort ludique, didactique quasi-œuvre de « mission d’intérêt général ». Presque de « salubrité publique » pour les jeunes de ce pays. En informant, rassurant, conseillant, relativisant, temporisant ou dynamisant. Ce qui répond aux attentes, aux réalités, besoins juvéniles. Il nous a semblé fort intéressant d’analyser ici l’intégralité de la toute première émission de reprise de la « deuxième saison ». Celle du lundi 19 août 2013. Laquelle est très représentative de toutes les autres et des problématiques de la jeunesse les plus courantes.

– Romain, vingt-et-un ans s’est fait piquer au mollet par une méduse, a fort mal.

> Le Doc lui explique ce qui peut le soulager, soigner et guérir.

– Fabien, lycéen de terminale souffre d’un Toc, Trouble Obsessionnel Compulsif qui lui impose certains rituels comme de marcher systématiquement de façon réflexe sur des lignes et autres figures géométriques au sol.

> Le Doc lui explique la nature exacte, les implications des Toc, lui conseille de consulter un psychiatre. Lui précisant en particulier l’intérêt et l’efficacité des thérapies cognitives, émotionnelles et comportementales pour ce genre d’affection.

– Anna, vingt ans a fait du naturisme en camp, n’a pas aimé. Elle y a été entraînée par son petit copain de vingt-deux ans. Elle y a été mal à l’aise faute d’adhésion personnelle. Anna a voulu faire plaisir à son ami, « poussée » par la curiosité, l’excitation de l’inconnu. Or, ce dernier n’a pas compris que sa compagne ne partage pas son attrait pour le naturisme. Cela a jeté un froid dans le couple.

> Le Doc lui rappelle la nécessité de savoir dire non et ne pas tout accepter dans un couple même par amour. Que si le garçon l’aime vraiment il acceptera fort qu’elle ne partage pas avec lui tout ce qu’il prise, souhaite, lui-322 ! L’amour n’étant pas la fusion, la complaisance mais l’acceptation, la pleine tolérance des différences de chacun. En respect mutuel de l’autre, sa liberté et ses choix.

– Georges, dix-sept ans est timide avec les filles, n’ose pas les aborder. Il souhaite donc des conseils pour être plus à l’aise avec l’autre sexe, pouvoir mieux « draguer » sereinement. Il aimerait être amoureux, avoir une petite copine, ce qui ne lui est pas encore arrivé. Il a peu d’amis car étant gauche par sa timidité, ses pairs se moquent fort de lui.

> Le Doc lui conseille de « se faire violence », d’oublier ses peurs, ses complexes, de « se lancer » sans réfléchir à ses alarmes. Ce, sans craintes de l’échec, du rejet. Avant que de penser à l’amour il convient d’abord de communiquer, s’intéresser à l’autre sans s’obnubiler des enjeux paralysants. Il s’agit d’opérer comme s’il s’agissait d’un camarade masculin de façon fort détachée avec assurance. Comme souvent d’autres jeunes appellent pour réagir aux propos de Georges. Témoigner du même type de problème présent ou passé, le conforter, conseiller, soutenir, l’encourager.

– Coralie, vingt-trois ans se trouve « bien trop grosse, très complexée » depuis son enfance. Elle n’ose pas se montrer à la plage, cela « lui gâche la vie ».

> Le Doc lui demande ses mensurations : un mètre soixante-deux et presque cent kilos. Elle craint les moqueries, se couvre donc le corps pour le masquer. Pourtant elle mange peu. Le Doc lui explique la part génétique de l’obésité, du surpoids même si elle est la seule de sa famille en ce cas. Il lui recommande de consulter un médecin nutritionniste, une diététicienne. Pour un programme d’indice de masse corporelle satisfaisant sous surveillance médicale. Il met en garde contre les régimes miracle sauvages autoprescrits. Il s’agit d’éviter privations, carences abusives et nocives. Pour lutter contre les stockages excessifs graisseux un bilan médical s’impose. Il convient également de maintenir de l’exercice physique, sportif régulier, suffisant et régénérateur.

Il s’agit aussi d’être bien dans sa peau, non complexée, de ne pas se replier sur soi, de s’accepter, s’aimer. De rester ouverte aux autres telle que l’on est. Un jeune homme appelle pour dire que les filles rondes peuvent plaire aux garçons parfois même plus que les trop minces. Il importe en outre de se mettre en valeur au mieux-323. De ne pas se définir seulement comme une « ronde », par rapport à son seul physique. Il convient de ne pas oublier ses qualités morales, humaines. Un autre garçon intervient pour rassurer Coralie et lui dire qu’il est « rond » lui aussi mais qu’il l’assume très bien. Le Doc rappelle que la « dictature de la minceur » extrême à tout prix est nocive, à proscrire. Car il ne s’agit pas pour Coralie de devenir filiforme. Elle ira consulter, reprendra alors confiance.

– Manon, vingt ans a envie depuis longtemps pour la première fois de faire l’amour avec une fille. Ses relations avec les garçons sont fort bonnes et satisfaisantes. Or, elle souhaite goûter à la nouveauté, expérimenter des sensations inédites. Elle n’a jamais aimé de filles. Il ne s’agit que d’une pure expérience physique et sexuelle. Elle a un petit copain mais ne veut pas qu’il sache qu’elle veut rencontrer une fille, lui cachera son « aventure » féminine.

> Le Doc lui fait prendre conscience qu’elle est peut-être homosexuelle sans en être sûre, ce dont Manon convient. Il ne s’agit alors peut-être pas de simple fantasme voué à rester à l’état de l’imaginaire, de fantasmagories sublimés, non réalisés. Il s’agit d’être au fait de soi. Le Doc rappelle que l’homosexualité en soi, comme identité n’est jamais facile à vivre pour personne, ne va pas de soi. Par rapport à soi-même plus que par rapport aux autres, à leur réaction, perception, en l’image que l’on donne à autrui de soi-même. Le Doc explique que la question centrale est de choisir, de savoir si Manon préfère les garçons ou les filles. Car elle a dépassé l’adolescence, arrive à l’âge des choix. Deux autres filles concernées témoignent sur le sujet des « relations intimes » entre filles. La bisexualité existe mais le plus souvent le jeune est soit homo, soit hétérosexuel ou à « dominante » homo ou hétéro.

– Michaël, vingt-trois ans souhaite arrêter de fumer. Il consomme un paquet de cigarettes par jour. Il a commencé deux ans plus tôt pour compenser une déprime. Ses parents sont ou ont été fumeurs.

> Le Doc rappelle la fort toxicité des contenus du tabac, de ses composants chimiques de nature inconnue pour la santé humaine. Qu’un fumeur sur deux en mourra. Il évoque les consultations de tabacologie et les diverses techniques pour arrêter la tabagie. Sans compter la cigarette électronique comme transition possible mais non anodine-324.

– Stéphane, dix-huit ans est amoureux de son meilleur ami. Tous les deux sont homosexuels. Il ne sait comment faire pour le lui dire, n’a jamais osé le faire depuis qu’ils se connaissent. Il se sent honteux, a peur de choquer son ami, de le perdre. Il appelle la radio pour faire sa « déclaration » en direct en appelant son ami Florian au téléphone. Comme cela se fait régulièrement dans l’émission qui mise beaucoup sur l’interactivité.

> Via le Doc et grâce à ce truchement des ondes Stéphane ose enfin « se dire », Florian ne dit pas non, souhaitant en parler en privé avec son ami. Il semble que ce soit possiblement le début prometteur d’une belle histoire d’amour réciproque.

– Yann, dix-huit ans est sorti en boîte de nuit, il est resté installé près d’enceintes acoustiques, depuis, il souffre beaucoup de bourdonnements d’une oreille.

> Le Doc parle d’un véritable problème de santé publique par excès de décibels, abus d’écouteurs, de Mp3. Ce qui occasionne des pertes auditives avec acouphènes, sifflements. Problème fréquent fort sérieux chez les jeunes qui en l’occurrence nécessite la rapide consultation d’un Orl. Surtout en cas d’alcoolisation, de prise de stupéfiants le junior ne se rend pas compte de la gêne et du danger des abus acoustiques. Il ne se protège pas assez des excès sonores notamment en discothèques, salles de concerts.

– Cindy, quinze ans aimerait avoir un enfant avec son compagnon. Les auditeurs réagissent sur Internet, lui disant qu’elle est bien trop jeune pour enfanter. Cindy elle-même n’a pas osé en parler à son copain qui a dix-sept ans par peur qu’il la trouve trop jeune pour être mère. Lui-même l’étant sans doute aussi, donc non prêt à assumer une paternité prématurée.

> Le Doc dit que le désir de Cindy est normal, naturel or, qu’il n’est pas possible d’y céder. Le corps est prêt mais non l’esprit, la maturité exigée pour être parents. Sans compter l’aspect matériel et financier des choses. Un bébé engage, constitue une charge de chaque instant bien trop lourde pour une adolescente non encore adulte. Ce dont Cindy n’avait pas conscience. Un désir n’est pas forcément ipso facto réalisable et bénéfique, à concrétiser. Il faut savoir attendre le temps nécessaire, le mûrir patiemment et sur la durée adéquate. Même si l’envie en est forte, par sentiment amoureux aussi pour son petit copain.

Temporiser est souvent positif, vitesse n’est pas précipitation-325. Puisqu’ils ont des relations sexuelles le Doc recommande vivement un moyen contraceptif. Le préservatif en sus n’étant pas impératif s’ils sont fidèles et exempts de Mst / d’Ist. Cindy prend la pilule, le Doc lui demande de voir régulièrement un médecin, ce qu’elle ne fait pas encore. Une autre adolescente ayant eu le même désir d’enfant intervient, disant qu’elle s’est rendu compte que cela n’était pas réalisable ni même raisonnable et a donc renoncé. Elle conseille de faire pareil. Sans compter les nets risques de complications médicales étant donné le très jeune âge de Cindy.

– Kevin, quatorze ans s’inquiète fort de ne pas avoir encore commencé sa puberté. Sa voix n’a pas encore mué. Le premier signe de puberté masculine, l’augmentation de volume de ses testicules a un peu commencé chez lui. Sa verge a un peu grandi aussi.

> Le Doc rappelle les différentes étapes successives de la puberté des garçons. Il demande à Kevin de voir un médecin au moins une fois par an et de se faire examiner.

– Jérémie s’est fait tatouer pour la première fois or, son tatouage en noir a été fort raté.

> Le Doc l’informe des techniques de gommage laser. Par intervention médicale d’un dermatologue. Jérémie peut aussi se faire refaire un autre tatouage. Pour masquer celui qui a été raté, en lieu et place du premier. Un autre jeune témoigne alors de la même mésaventure d’un tatouage raté.

– Sarah, vingt-deux ans a peur de la foule et des espaces publics depuis plus de deux ans, est donc agoraphobe. Elle en fait des malaises, s’évanouit même.

> Le Doc lui dit qu’il s’agit d’une phobie modérée ne donnant pas lieu à évitement. Il s’agit d’un trouble psychique inconscient qui peut être traité par un psychiatre en thérapie cognitive, émotionnelle et comportementale. Avec techniques de cessation d’évitement, d’habituation, exposition progressives, déconditionnement de peurs irrationnelles, illogiques. Ou par hypnose pour vaincre ses peurs. Avec médication éventuelle si besoin. Il s’agit de se faire traiter pour éviter une installation phobique, son aggravation jusqu’à la phobie sociale totale. L’enfermement chez soi, le rejet des autres, la dépression possible.

– Jérôme est dépendant des jeux et prises de risques dits toro-piscine, consistant à se faire poursuivre en une arène par des vachettes lâchées aux cornes emboulées-326. Les attirer en un bassin empli d’eau. Ce qui peut être relativement dangereux selon les dires du garçon.

> Le Doc précise que les jeunes hommes goûtent fort le plaisir procuré par l’excitation du risque et des défis avec décharges d’adrénaline. Que cela est normal, non néfaste en soi à condition d’avoir une vie bien remplie en outre. Que cette passion cultivée reste raisonnable, n’empiète pas trop sur le restant de l’existence, ne coupe pas des autres. Un jeune manadier appelle alors pour dire sa passion des chevaux, taureaux et conseiller à Jérôme de continuer à vivre la sienne.

– Julie, dix-huit ans se dit « nymphomane », aime beaucoup le sexe.

> Le Doc explique que la nymphomanie des filles est le « besoin excessif de sexe » mais sans orgasmes ou orgasmes satisfaisants. D’où les frustrations, besoin de multiplier les rapports sexuels. Or, Julie éprouve un plaisir fort gratifiant avec les garçons. Elle n’est donc pas nymphomane. Elle est par conséquent « normale », ne souffre d’aucune pathologie. Julie est rassurée car elle était convaincue d’être « malade ».

– Fabrice, quatorze ans, lycéen de seconde appelle inquiet pour dire qu’il éjacule transparent selon ses observations.

> Le Doc le rassure en lui disant que cela est normal en cours de puberté quand celle-ci n’est pas achevée. Que le sperme aura toute sa consistance normale quand l’organisme de l’adolescent sera parvenu à plus de maturité notamment sexuelle.

– Jérémie, dix-sept ans complexe sur la taille selon lui insuffisante de son pénis de dix / douze centimètres en érection.

> Le Doc lui dit qu’il n’y a-là aucune anomalie à partir de dix centimètres environ, que l’essentiel est d’avoir de bonnes érections, des rapports sexuels satisfaisants. La taille de la verge n’ayant aucun rôle dans le plaisir ressenti du garçon ni dans celui donné à sa partenaire. Jérémie se sent complexé et gêné dans les vestiaires sportifs en sous-vêtements par comparaison avec les autres garçons présents. Il est alors rappelé que la taille, l’épaisseur de la verge peuvent être importantes au repos mais pas forcément en érection. Le Doc explique fort justement qu’il y a aussi une dimension culturelle et que dans certaines parties du monde les sexes masculins peu développés sont fort appréciés. Contrairement à l’Occident où les garçons valorisent le plus souvent les pénis les plus imposants en taille et en volume-327. Considérés par eux comme symboles de virilité, force, performances sexuelles. Jérémie se dit rassuré.

L’émission a réuni dix-sept jeunes appelants téléphoniques principaux. Onze garçons, six filles. Deux juniors de quatorze ans. Une de quinze. Deux de dix-sept ans. Trois jeunes de dix-huit ans. Deux de vingt ans. Un de vingt-et-un. Une de vingt-deux. Deux de vingt-trois ans. Un junior lycéen entrant en terminale de seize / dix-sept ans. Deux jeunes de moins de vingt-cinq ans. Les sujets abordés à l’antenne concernent un problème de santé dermatologique : méduse. Un trouble psychique dit « obsessionnel et compulsif » : Toc.

Une mauvaise expérience subie : naturisme. De la timidité : avec l’autre sexe en particulier. Un « excès pondéral » et le complexe psychique afférent : mal-être. Le sujet de l’homosexualité féminine : envie d’expérience. Le tabagisme : souhait d’arrêter. L’homosexualité masculine : peur de se déclarer. La santé auditive : abus sonore et troubles liés. Le désir d’enfant : des jeunes filles et ses implications. Les inquiétudes de la puberté masculine : peur de retard, d’anormalité. Le marquage juvénile cutané : tatouage. L’agoraphobie : trouble psychique.

L’addiction à un jeu : la dépendance, ses limites. L’appétence sexuelle : questionnements sur la norme afférente. La maturité sexuelle juvénile : inquiétudes. La « dysmorphophobie » : complexe sur la taille du sexe masculin. Toutes ces thématiques très symptomatiques de la jeunesse sont classiques et fréquentes entre treize et vingt-cinq ans. Elles portent sur la santé du corps, de l’esprit et sociale. Les plaisirs et les douleurs. Les joies et les craintes. Les appétences et dégoûts. Les audaces et replis. L’image de soi, des autres. Le lien à soi et autrui.

La conscience de sa différence, le fait de l’assumer ou pas. La dépendance et la liberté. La prudence et la prévention ou l’excès et la nécessité des soins. Les projections et représentations de l’adultisme à venir. L’obsession de la normalité qui rassure, l’inquiétude de l’anormalité ou de son idée qui déstabilise et tourmente. Ce, pour être conforme et être accepté, valorisé par soi-même et autrui. L’identité, la différenciation et l’affirmation de soi. La peur des autres, de soi-même. La volonté, le désir de grandir, d’être fort. Au regard des circonstances, des événements, gens, choses, des pensées, émotions et comportements-328.

Dans le temps, l’espace, en fonction de soi, des autres, des objets, des actions entreprises et des effets obtenus. L’émission joue un excellent rôle informatif, didactique et de conseil fort précieux. Ce qui répond aux impératifs, nécessités des jeunes. Lesquels savent avoir encore besoin des adultes compétents pour utilement, adéquatement les éclairer. La radio constitue encore un bon vecteur, truchement médiateur pour toucher un public juvénile et lui apporter de « bonnes choses ». Les juniors écoutent beaucoup ce média. Lovin’Fun tranche positivement sur d’autres émissions dites de libre antenne qui sont trop souvent des plus médiocres. Heureuse initiative à saluer ! (France, Fun Radio, Lovin’Fun, 19 août 2013 – À partir d’août 2018 l’émission a lieu de 22 h. à minuit et le « Doc historique », le pédiatre C. Spitz est remplacé par un autre médecin. Il s’agit du Dr W. Pavageau, sexologue. L’émission s’arrête en juillet 2021)-329.


 

 

Les forums Internet d’échanges, de discussions réservés à vous, jeune de treize – vingt-cinq ans, constituent aussi un autre grand vecteur de votre expression juvénile. À partir de thématiques prédéfinies vous, junior, pouvez ainsi débattre entre vous des sujets qui vous concernent et vous tiennent à cœur. Donner vos points de vue personnels faire réagir les autres jeunes. Nous avons retenu forumdesados.net devenu adoasis.fr qui nous a paru fort complet, bien fait, intéressant. Neuf rubriques centrales se répartissent les différents « domaines » en ligne, en 2015. Chat. Accueil. « Sujets clés » de votre adolescence. Vie quotidienne. Passions. Multimédia. Appel aux ados. Made in Fda – Forum des Ados -. Forumdesados.fr.


 

 

Le Chat a trait au chat écrit, vocal et à Facebook.

L’Accueil regroupe cinq domaines : la présentation de soi, un espace de libres débats sur tous sujets, un autre pour les garçons, un pour les filles et un dernier réservé à l’humour.

Les thèmes Adolescence réunissent les problèmes généraux, l’amour et l’amitié, la sexualité, la famille, la mode, les drogues, dépendances.

La Vie quotidienne concerne l’actualité en cours, les débats, la santé, les sciences et technologies, les études, la philosophie, les voyages et le travail.

Les Passions rassemble les sports, la musique, les animaux, les livres, la cuisine, les mangas / dessins animés, l’auto-moto, l’atelier artistique, la mécanique, le jardinage, bricolage.

Le Multimédia relie cinéma, télévision, les jeux vidéo, moyens de téléphonie, Ipods, Mp3, informatique, Internet.

L’Appel aux ados évoque l’autopromotion des jeunes, les « appels à témoins » pour des émissions, les sondages, avis de juniors pour des études, projets.

Made in Fda implique les événements organisés par les jeunes eux-mêmes, les concours, une gazette et les messages anonymes.

Puis Forumdesados.net traite des annonces officielles, de l’aide.

Le Forum des filles parle de la première visite chez le gynécologue, l’épilation, du bronzage, des tampons, des douleurs après les règles. Des complexes physiques, questions esthétiques, de poids, d’acné, d’amitié…

Le Forum des garçons détaille la taille corporelle, la drague, les filles, les vêtements et l’acné. La fin de semaine, la mue vocale, la puberté, les soirées, les poils, la masturbation, l’amour…

Les Problèmes généraux envisage le besoin de parler, les cheveux, les blogs, le permis de conduire, le paranormal, les pieds, les insultes, l’obésité. Les idées de cadeaux, séjours linguistiques, la confiance en soi, la mémoire défaillante et la timidité, la dépression, les psys gratuits, la religion…

L’Amour / l’Amitié analyse la drague, le parfum, la différence d’âge, la haine, la rupture, le conflit ou encore le chagrin d’amour. L’amitié entre les garçons & filles, l’oubli, la jalousie, les problèmes de couple, la solitude, le manque de confiance en soi…

La Sexualité aborde les contraceptions, les Ist ou Mst, la majorité sexuelle, les tests de grossesse, le planning familial et les sextoys. La masturbation des deux sexes, la pulsion, les préliminaires, la première fois, la fellation, faire l’amour. Être enceinte, la taille du pénis, des seins féminins et la fiabilité du préservatif…

Concernant la Famille les sujets choisis par les jeunes sont : la perte d’envie d’aller en vacances chez les grands-parents, le conflit avec une sœur. Une grande sœur adulte qui s’incruste à la maison, un grand frère qui se drogue. La nette perte de confiance des parents à l’égard du jeune, les disputes récurrentes en famille, les relations parents / grands-parents. Les nouveaux conjoints des parents, le rejet de sa famille, les conflits avec les parents. Le ressentiment, les tensions, incompréhensions, l’échec scolaire, le manque de libertés…

La Mode / la Beauté passe à la loupe : tatouages et piercings, les vêtements, le look, le style, les accessoires. Les bons plans d’achats de vêtements, la coiffure, les chaussures, les faux ongles et la manucure-330. L’épilation, le vernis, les bas, jarretelles…

Le registre Drogues / Addictions cite l’arrêt du tabac, le fait de commencer à fumer, cacher ses cigarettes, la dépendance au cannabis. La légalisation du cannabis, les champignons hallucinogènes, la chicha, la drogue en soirées, l’alcool, la dépendance au portable. La dépendance à la pornographie et à la masturbation, l’addiction à Internet, comme également la cigarette électronique…

L’Actualité vue par les jeunes concerne l’Ukraine, la liberté de la presse dans le monde, le choix des entrants au Panthéon, la Syrie et le jihad des jeunes. La réforme des régions, le Pacte de Responsabilité, l’espionnage de la Nsa…

Les Débats étudie l’avortement, la peine de mort, la vie au collège et Facebook. Faire de sa passion un métier, l’existence de Dieu, les filles qui se maquillent au collège, la difficulté d’être femme ou homme. Les surdoués, l’évolution spirituelle, les films, l’imaginaire, les jeunes de droite, de gauche, la nouvelle génération. L’égalité des filles et garçons dans les études, l’euthanasie, la prostitution, l’islam, Secret Story…

La Santé / le Bien-être groupe la boulimie, le stress, le syndrome d’Asperger, le lait. Les accidents de la route, les complexes, la douleur, les antidépresseurs, l’épilepsie et les troubles alimentaires, la fragilité osseuse. La maigreur, l’excès de poids, l’herpès, les malaises vagaux, maigrir, la nutrition, le poids, se sentir bizarre ou aussi l’anorexie…

Les Sciences / Technologies introduit le fait d’imaginer l’an 2100, à quoi sert la vie, l’autohypnose, la vraie magie, l’homme seul dans l’univers ou pas. Le big bang, le cerveau, le paranormal, le latin, la science, l’espace-temps, l’étrange et Facebook. La vitesse du son, l’âme des clones et le secret des pyramides d’Égypte…

La thématique des Études est triple : généralités, aide aux devoirs, orientation.

Généralités : le besoin d’aide, comment apprendre, l’échec scolaire, les notes. Le découragement, la méthode de travail efficace, le choix des options, la moyenne, les difficultés et le stress scolaires. Les formalités administratives, la motivation et les séjours d’études, les révisions, la maîtrise de soi, aussi la relaxation…

Aide aux devoirs : diverses demandes de conseils et soutien dans les différentes matières scolaires enseignées.

Orientation : les études après le bac, la lettre de motivation, la dyslexie, les options, bien choisir sa filière-331. L’emploi du temps, le choix d’un métier, les stages, les études à l’étranger, le choix du bac, le choix des études supérieures, le cursus d’études…

Le thème Philosophie inspire le jeune, ainsi : l’identité, la comparaison homme / machine, le sort après la mort, la philosophie de la vie, le bonheur avec ou sans les autres. Éloge de la civilisation / critique de la nature, le rêve et la réalité, la limite de la perception humaine, la mort, la réussite financière et le bonheur. L’impact de l’homme sur la planète, probabilité ou destin de la vie, les romans philosophiques, philosophie et politique, l’ennui, la religion, la plainte ou aussi le rêve… Puis d’autres thèmes suivent.

Les Voyages : la destination rêvée, les séjours linguistiques, les chantiers de jeunes, les voyages scolaires, les colonies de vacances, les croisières et le camping. Les stages de langues l’été, les vacances sans les parents, les sorties de groupe ou le tour de France à bicyclette, le choix d’une destination.

Le Travail : les jobs sans diplômes, le mannequinat, les « petits boulots » et le premier emploi. Les stages, le travail à l’étranger, les emplois de vacances, le travail des mineurs, le travail via un Cfa, centre de formation d’apprentis. Tous les travaux d’appoint accessibles aux jeunes. Le soutien scolaire, la garde d’enfants, intégrer une association, gagner de l’argent, remplir son premier CV, comment faire une lettre de motivation…

Le Sport : tapis de course, choix d’un sport, se muscler, les blessures du sport, le temps à consacrer au sport, bouger pour mincir, les relations avec l’entraîneur. Bien choisir son Vtt, sport et météo, gratuité du sport, sports et timidité, se motiver à faire du sport, la filière de sport-études…

La Musique : les examens de musique, l’écoute musicale des jeunes, les chansons qui énervent, les cours de guitare, les « belles voix », la musique pour le sport. Une chanson qui plaît, les types de musiques très prisées pour l’écoute, la pratique. La maîtrise d’un instrument et les groupes musicaux, les concerts. Les artistes, la recherche de « jeunes talents » et monter un groupe musical…

Les Animaux : la mort de son animal de compagnie, choisir un prénom d’animal, la passion pour un type d’animal, les problèmes d’animaux, le choix d’un animal. Le matériel pour animaux, les comportements animaliers, l’envie d’animal et la position des parents. La santé, la maladie de ses animaux domestiques, l’acquisition d’un animal de compagnie-332.

Les Livres : le livre du moment, le choix d’un livre, en conseiller, la lecture, les émotions, les types, genres d’écrits. La passion pour un livre ou un type de lecture, les romans pour adolescents et les divers types de lectures des jeunes. Écrire à l’adolescence, la littérature classique, sa lecture par les juniors, savoir quoi lire, avoir l’avis des autres jeunes sur ses propres écrits…

La Cuisine : petit déjeuner salé / sucré, les cookies, les plats faciles, la cuisine, les mets préférés, la dernière chose goûtée. Idée de repas de fête, être carnivore ou végétarien, la pizza préférée, recherche de recette, la boisson préférée, la restauration rapide. (Se) faire plaisir par la cuisine, les boissons excitantes, le chocolat, le type prisé de restaurants ou les desserts préférés des jeunes. Les choix entre aliments, les nutriments peu caloriques, la cuisine diététique, pâtisserie…

Les Mangas / Dessins animés : la dépendance aux mangas, les préférences en la matière, le premier manga lu et les séries vues en cette saison. Les choix de mangas à lire, la nostalgie des dessins animés de l’enfance…

L’Auto-Moto : l’économie de carburant, un besoin de conseil pour deux-roues motorisé, les pannes. La voiture préférée, le code de la route, le permis de conduire, les auto-écoles et le deux-roues préféré, le scooter, le meilleur type de voiture à acquérir. La voiture des parents, les accessoires pour voitures, la première leçon de conduite, les marques des deux-roues motorisés, des voitures…

Les Ateliers artistiques : cela groupe le graphisme, la photo, le dessin, la poésie, l’écriture et le théâtre, le chant, la musique et la danse, le cinéma et la vidéo… Les jeunes y évoquent leurs passions, pratiques, productions et demandent avis, conseils, aide à leurs camarades du forum en ligne.

Les Mécanique, Jardinage, Bricolage : le jeune expose ses activités, échanges, demandes de conseils, d’aides, de tuyaux.

Les Cinéma / Télévision : le dernier film ou épisode vu, les films à conseiller, les derniers Oscars, les divers types, genres de films ou de séries télévisées. Les films, séries préférés, télécharger des séries. Trouver un film, l’actualité cinématographique, les fans de tels ou tels film, série, personnage, acteur ou épisode…

Les Jeux vidéo : conseils demandés, le jeu du moment, les divers types de jeux, les préférences en la matière, les jeux en ligne sur Internet, les jeux de hasard, la triche-333. Gagner de l’argent en jouant, trouver de nouveaux jeux, la définition, la désignation du jeu parfait, la recherche d’autres joueurs. Trouver un pseudo et les divers types de consoles…

Les Téléphonie, Ipods, Mp3 : les jeunes échangent des conseils, aides techniques pour les problèmes et concernant les types, marques d’appareils.

L’Informatique : conseils, aides techniques. – Internet : échanges concernant les divers supports, les sites Web, les soutiens techniques, usages Internet et réseaux sociaux, téléchargements, streaming…

L’intérêt d’un forum Internet de jeunes est que ces derniers proposent les sujets de discussion qu’ils veulent. Pour demander des conseils et faire réagir leurs semblables avec les réponses afférentes de leurs pairs. Toutes les préoccupations jeunesse représentatives sont évoquées et nous en avons cité une petite part parmi la plus significative, représentative d’entre elles. Tous sujets de préoccupations juvéniles fort instructifs. Trouvant leurs meilleurs expression, support notamment en forums d’échanges sur l’Internet. (France, 2015 – www.forumdesados.net / adoasis.fr)-334.


 

 

Tout ceci est aussi révélateur d’une jeunesse qui a plus que jamais le fort besoin d’échanger, de s’évader, rêver. En un monde de plus en plus hostile, dur pour elle. Ainsi de plus en plus d’étudiants et de juniors de moins de vingt-cinq ans fréquentent-ils les Restos du Cœur pour se nourrir. Beau retour aux soupes populaires des pires moments des années 1930 ! Loué soit leur créateur Coluche ! (Humoriste français, 1944-1986)-335. Le jeune nord-américain, australien, scandinave ou allemand est fier de son pays, le junior français peut-il l’être ? Commediante tragediante d’une tragi-comédie hexagonale. Trois quarts d’une génération française sortent diplômés de la fin des études secondaires avec le bac. Avec sept cent soixante-cinq mille candidats et 88,3 pour cent de reçus en 2018.

Or, quasi autant (sept cent mille) de jeunes chômeurs ! Juniors d’une génération « exsangue, en rade » ! Avec 3,5 millions d’entre eux au chômage en Europe (2018) et 75 millions dans le monde (2012). Questionné alors par cinq jeunes belges flamands le 31 mars 2014 le pape François (1936-2025) veut les « rassurer ». Face à leurs doutes, peurs, difficultés. Les juniors dit-il « ont des inquiétudes et je me sens en devoir de les servir car l’inquiétude est comme un signe » ! En l’adversité, que les jeunes n’oublient jamais que le bonheur réjouit. Les épreuves renforcent. La douleur humanise. La vie rend humble. La réussite fait rayonner. Or, que seuls leurs semblables humains leur permettent de surmonter les aléas de l’existence terrestre. Grandir en sagesse, progresser, se dépasser sur la voie de la maturité et de la transcendance.


 

 


 – Satisfaire Vos Impératifs d’AndroJeunoConsulting –

Standards de Fize, Maslow


 

 

 M. Fize ex-chercheur au Cnrs est l’un de nos meilleurs sociologues, experts français contemporains de votre jeunesse. Nous souhaitons ici lui rendre un hommage mérité appuyé. De fait depuis plus d’une trentaine d’années ses excellents écrits font avancer la connaissance sur vous, jeune, votre monde. Or, surtout il est l’un des très rares spécialistes de ce pays à vous défendre avec constance, vigueur et cœur vous, junior. Ce que F. Dolto, (Pédiatre, psychanalyste française, 1908-1988), nommait « La Cause des adolescents » ! (Ouvrage de psychologie, France, 1988). Bon nombre de « savants » se contentant de gloser or, sans jamais vraiment prendre parti en votre faveur, jeune, et vos vrais intérêts.


 

 

Ce qui n’a aucun sens ! À se demander si ces doctes experts comprennent ceux sur qui ils écrivent pourtant à longueur d’années, même de décennies, les juniors ! M. Fize est l’un des rares auteurs français engagés pour la néogénération. Il a été élu local, chargé des jeunes, conseiller de la ministre de la Jeunesse, (France, 1997-1998), M.-G. Buffet. Membre du comité de la Consultation nationale des Jeunes, chargé de faire des propositions au gouvernement à leur sujet en 1994. Les juniors de France lui « doivent » beaucoup ! Car rares sont ceux qui les « défendent » ! M. Fize a raison de vouloir « démédicaliser » la jeunesse qui n’est pas une pathologie en soi. Demeure encore bien trop « monopolisée » par la psychiatrie et la psychanalyse en France. Nous le rejoignons pleinement à ce sujet. Il propose un fort pertinent recensement des principaux « besoins juvéniles ».

La confiance. Le jeune a besoin d’exister aux yeux d’autrui, que l’on ait foi en lui, en ses aptitudes. Cela lui permet s’il obtient la confiance des adultes et de ses pairs d’avoir confiance en lui-même, en les autres. Pour être pleinement en mesure de se dépasser et réaliser sa vie. Si le jeune se sent en défiance, non pris en compte, il se perçoit comme nié, source de mal-être, d’injustice chez tant de juniors de ce fait. Pour être capable le junior a besoin que l’on croie en lui en lui laissant le loisir de choisir et créer sa propre voie. Seule la confiance permet de se sentir aimé, compris, aidé, motivé, poussé à aller de l’avant. Tel est le devoir de tout adulte en responsabilité de jeunesse-336. Faute de confiance le jeune est poussé à la rébellion, la sécession, la dissidence, la fuite en avant.

Le dialogue. Il est habituel de dire qu’avant la célèbre « révolution culturelle », de civilisation de Mai-68 les adultes n’écoutaient ni n’échangeaient avec leurs cadets juvéniles. Les choses ont-elles vraiment changé sur le fond ? Certes la forme s’est faite plus aimable, policée, attentive aux juniors. Or, en réalité ceux-ci sont toujours autant considérés comme indignes d’intérêt, « quantité négligeable » des plus importuns. Ils s’en plaignent amèrement. Surtout en un pays comme la France si vertical, autoritaire, hiérarchisé, rigide, il n’est pas d’usage de traiter avec les jeunes. Plutôt de les ignorer, mépriser. Ces derniers n’arrivent à imposer leur volonté que par la violence suite à des manifestations de masse dans la rue.

Alors seulement les adultes reculent. Comme en 1986, 1994, 2006 notamment. Il n’est donc pas du tout dans les mentalités, mœurs, pratiques françaises de « prendre langue » avec la jeunesse. Ni dans les familles quoique l’on veuille bien encore en dire ni à l’école ni en l’entreprise. Ni dans la vie sociale, culturelle, des loisirs ni en la pratique politique nationale des pouvoirs publics. D’où une néogénération de France « inféodée, asservie, inexistante, annihilée ». Par rapport à ses pairs scandinaves, germaniques, nord-américains, australiens.

Faute de dialogue il y a ressentiments, manques, malaise, colère, blocages, rétorsions et révoltes. Il est vrai que la société française repose sur la crise, le conflit, la polémique, l’opposition, la critique, la défiance, le rejet, l’antagonisme, la confrontation même. Trop peu sur l’échange, l’apaisement, le consensus, le compromis, la négociation ou la conciliation, les concessions, l’entente, la coopération. Contrairement à d’autres « traditions » occidentales. Le système de gain pour tous n’existe pas en ce pays. Le principe est toujours la victoire pour soi au prix de la défaite pour l’autre.

Autrui aspirant à son propre succès, la perte de ses compétiteurs. À défaut si l’on ne peut réussir soi-même l’on s’accommodera de l’échec de tous pourvu que l’autre ne l’emporte pas. Les nations prospères pratiquent le système gagnant-gagnant. Les autres la réalité perdant-perdant, gagnant-perdant ou perdant-gagnant. Cela vaut fort pour la jeunesse que les adultes maintiennent volontairement à l’écart-337. Pour maintenir, accroître leurs intérêts aux dépens de ceux des jeunes en tant détestable stratégie gagnant-perdant. Ce qui équivaut à perdant-perdant pour notre pays.

La sécurité. Sans elle le jeune est déstabilisé, inquiet, mal à l’aise et ne peut se développer normalement. Pour se sentir en sécurité, porté le junior a besoin de balises sûres et stables qui le guident en souplesse mais fermement vers la maturité. Cela n’est pas le cas aujourd’hui en monde incertain sans cesse bouleversé. Avec des adultes eux-mêmes insécurisés qui doutent, ne savent même plus en leur for interne quels sont les valeurs, leur code moral à appliquer. À monde et adultes insécures, jeunes insécurisés ! Fautes d’adultes-rocs la jeunesse se sent perdue, perdante, en perdition, perte, éperdue, trouve que la déréliction, déshérence qui lui sont infligées ne perdurent que bien trop.

L’autonomie. Cela implique alors la pleine liberté, l’indépendance à tous points de vue pour devenir adulte accompli. De façon graduelle. D’où la nécessité d’expérimentations personnelles, d’erreurs, d’échecs pour progresser, réussir. De même que la prospérité peut venir de la pénurie et l’épanouissement du pire marasme. Il est donc capital de permettre au junior de s’affirmer, forger sa personnalité. S’imposer, d’affiner son propre jugement, son opinion spécifique par, pour lui-même.

L’autonomie est cognitive, émotionnelle et comportementale, sociale, morale, matérielle et psychoaffective. Le jeune apprend à raisonner, juger par lui-même. Contrôler ses impulsions et sentiments. Gérer ses actes, leurs effets de façon appropriée. Moduler tous ses liens à autrui dans le respect des intérêts mutuels. Assumer ses valeurs, idéaux. Peu à peu il deviendra capable d’assurer sa subsistance au moins en partie, comme ses loisirs avec son argent de poche, des petits emplois. Il assoit sa personnalité, développe sa vie amoureuse, sexuelle. Le but suprême de toute jeunesse est donc la souveraineté.

À défaut l’adultisme sera faussé, blessé, bancal, infirme à vie. Il ne convient donc pas de « brider » la légitime, bénéfique, indispensable aspiration des jeunes à grandir, s’émanciper. Ni de se désintéresser, livrer totalement à son sort la jeunesse. Plutôt de l’accompagner de façon « distanciée » ni trop proche ni trop lointaine pour lui permettre de « bien vivre sa vie, d’atteindre le meilleur »-338. « Le jeune suivi fuit, le junior fui suit ». Évitons ce mauvais scénario en juste, bon équilibre. Ni suivi castrateur ni fuite irresponsable mais très libre guidance, souple présence en plein accord mutuel !

La responsabilité. Pour grandir le jeune a besoin de se prendre en charge lui-même et de diriger son propre destin. Avec l’appui, tous éclairages avisés des adultes seuls capables en tant que tels de les conseiller adéquatement. Plus le junior mûrit plus il décide seul pour l’essentiel. Le plus grave, complexe, capital registre continuant à requérir l’assistance, les avis adultes. Désormais c’est avant tout en lui-même que le jeune puise l’essentiel de ses ressources, atouts, potentiels. Nul jeune ne peut être responsable s’il est dépourvu de responsabilité-s. Le temps des « pures obligations » est devenu celui des libres acceptations. Le junior n’a plus besoin d’être pris en main par autrui mais de se prendre en main lui-même.

Il en a de plus en plus le souhait, la capacité et les besoins en son propre intérêt pour mûrir. Ce qui pose le problème d’une jeunesse de quinze – vingt-quatre ans qui n’a ni statut ni reconnaissance ni existence sociétaux. Qui n’existe pas « en tant que telle ». Qui ne peut devenir pleinement adulte, associée aux affaires, à la « bonne marche » de sa société que de plus en plus tard à la trentaine. Comment vouloir des jeunes responsables quand la société adulte fait tout son possible pour les déresponsabiliser, les assujettir ? Les maintenir sans responsabilités le plus longtemps possible ? Insurmontable gageure en l’état actuel des choses. « La balle est dans le camp adulte aîné », non en celui des juniors en construction.

L’affectivité. Celle-ci est amicale, amoureuse. Nul autre âge que la juvénilité n’a autant besoin d’aimer et d’être aimé. Ce qui lui permet de se construire, s’épanouir, non « par et pour soi » mais d’abord par et pour autrui. Or, les jeunes vivent en un monde de plus en plus dur, indifférent, hostile, inaffectif. De la part des adultes et même des autres juniors ! Un malaise sociétal généralisé est peu propice aux épanchements affectifs. Même entre eux les jeunes « ne se font guère de cadeaux » en amitié ou en amour et même hélas souvent les « pires coups pendables ». L’on affirme pourtant souvent qu’il s’agit de la jeune génération la plus choyée, aimée.

Désirée, attendue de ses parents. Adulée pour son attractivité-339. Certes mais s’agit-il de l’authentique amour oblatif, gratuit, désintéressé ? Ou d’un pseudo-amour captatif par désir d’autogratification adulte de parentalité narcissique, de projection sur autrui, descendant avant tout ? L’on peut se poser cette question. Il est permis de douter face à la vacuité affective dont souffrent tant de nos juniors et devant la multiplication des séparations conjugales parentales. Alors que les moins de vingt-cinq ans ont encore tant et tant besoin de leurs ascendants !

L’espoir et l’espérance. Vérité, justice, amour, foi sont au cœur de chaque jeune comme aspiration viscérale. En un monde qui en manque tant. Pour grandir, s’épanouir tout junior a besoin d’idéal, de valeurs, de croyance forte, positive, rayonnante. En un meilleur pour lui-même, autrui, sa société, le monde même. Or, sa société nationale pessimiste, défaitiste, négative lui adresse donc un signal de mort et non de vie. D’où le malheur de tout une « génération désabusée ». Avant même que de parvenir !

Jadis les désillusions, résignations, désespérances parfois venaient avec la maturité adulte, ses dures réalités. Voire en toute fin de vie avec les pires « déchéances » du très grand âge. Désormais de plus en plus dès leur plus jeune temps les juniors désespèrent du monde, d’autrui, d’eux-mêmes. Faute de cette espérance qui ne vient plus ou si mal de l’extérieur vers eux-mêmes, de leurs tréfonds jusqu’à l’univers. Le premier devoir des adultes est donc de redonner espoir et courage à leur descendance ! La démoraliser est le pire inique attentat qui puisse lui être infligé.

Le jeune a aussi besoin de la liberté. Ce qui ne signifie pas licence ou laisser aller. Les adultes continueront alors à « veiller sur lui », à contenir les éventuels débordements inacceptables, illicites ou nuisibles pour le junior et / ou autrui. En les limites de la loi, des convenances, du respect de soi et d’autrui. Le jeune à partir de quinze ans, surtout d’autant plus de la majorité se verra reconnaître les latitudes normales et bénéfiques pour « vivre sa propre vie » juvénile. Sans lui imposer un mode de vie pleinement adulte inadapté et prématuré ou infantile dépassé qui n’est plus adéquat pour l’âge de jeunesse. La première et plus importante liberté du jeune est de vivre en junior sa vie de jeune. La vie d’enfant du junior est déjà périmée, celle d’adulte plein seulement en devenir-340.

La dignité. Tout jeune a pleinement droit à être respecté, valorisé, encouragé, reconnu, considéré. En tant qu’être humain à part entière, non « en réduction » avec des droits fort restreints. Sans oublier pour autant nul de ses devoirs. Les Droits de l’Homme s’appliquent totalement à tout âge. Que l’on soit mineur ou jeune majeur. Il n’est plus acceptable en notre siècle qu’un humain soit « bafoué » du simple fait qu’il soit jeune. Aucun épanouissement ni aucune réussite vraie, nulle prospérité ne peuvent être issus de l’humiliation, des brimades, maltraitances, privations, injustices… Le junior sera donc pleinement pris en compte en toutes ses dimensions, tous ses légitimes besoins, attentes et réalités. Pour grandir et devenir un adulte accompli et complet.

L’intimité. Comme les adultes les jeunes ont droit au respect de leur vie privée, personnelle, intime. Ils ont droit au secret, au silence, à la solitude autant qu’ils le souhaitent et en éprouvent le juste besoin. Inutile donc de les harceler, contraindre ni presser de questions, fouiller leurs affaires, leur chambre. Le junior a droit à son « quant-à-soi », à ne révéler que ce qu’il veut bien divulguer, à celer ce qu’il veut « garder pour lui ». Sa personne, son image lui appartiennent corps et esprit, cœur et âme. Il a droit à sa part d’ombres et de mystères, de silence, d’absence, de mutisme. L’intimité du junior est le droit de « se cacher » en lui-même pour masquer ce qui à ses yeux doit l’être et dévoiler ce qui convient et peut apparaître. Selon son bon désir, vouloir ou pas. (Fize, 2006, 2009)-341.


 

 

 A. Maslow, (Psychologue américain, 1908-1970) définit en plein Second Conflit mondial (1939-1945) cinq « grands besoins humains fondamentaux ». Ce qui est d’autant symbolique, significatif. Qui sont particulièrement importants pour le bon développement de votre personne juvénile. Ils sont énoncés sous une forme pyramidale de la base au sommet. Chaque besoin conditionne la réalisation du suivant, du plus fondamental au plus ultime. Cela commence par vos besoins physiologiques et matériels. Puis vos besoins de sécurité. Ceux de votre appartenance. Cela continue par vos besoins d’estime, de reconnaissance. L’aboutissement suprême concerne vos besoins de réalisation et d’accomplissement de vous.


 

 

Les besoins physiologiques et matériels relèvent de la santé somatique, celle du corps biophysique. Ils constituent la condition sine qua non de la survie du jeune. Ainsi que les conditions matérielles qui permettent de l’assurer. Cela passe par une bonne santé physique, respirer si possible un air sain, bien se nourrir, faire de l’activité physique, bien dormir. Ne pas s’intoxiquer par des produits avariés ou addictifs, avoir accès à de l’eau potable et saine…

Les besoins de sécurité sont matériels et moraux. Le junior a besoin d’un logement salubre qui l’abrite. De voir assurer sa subsistance matérielle suffisante. Finances, nourriture, habillement… Sa vie, sa sûreté, son intégrité physique, comme morale ne doivent pas être menacées. Son éducation, sa formation doivent être assurées. Il doit connaître un minimum de stabilité, continuité de vie sans craindre pour elles.

Les besoins d’appartenance ont trait au sentiment d’inclusion communautaire, de l’insertion, l’intégration sociales et sociétales du jeune. Du lien à autrui. Le jeune ne peut rester isolé. Pour s’épanouir il a besoin de tout l’entourage des autres juniors, de sa famille, de ses voisins de quartier. De sa communauté scolaire, universitaire, professionnelle, de loisirs complets aussi. De ses concitoyens ruraux ou urbains, régionaux. De ses compatriotes. Il appartient à un continent, une aire culturelle. Puis il est « citoyen du vaste monde » et comme terrien de l’humanité entière.

Les besoins d’estime et de reconnaissance sont ceux liés à la sphère psychoaffective. Le jeune a besoin de sentir qu’il est important, qu’il existe aux yeux des autres, aux siens propres, qu’il est fort apprécié et aimé. Cela lui permet de développer une bonne estime, acceptation de soi. Une bonne confiance en soi, autrui, la vie, son destin. Aussi une bonne affirmation de soi. Ainsi en retour le jeune peut s’aimer et aimer les autres. En pleins respect et estime réciproques bilatéraux et multipolaires.

Il n’y a pas d’épanouissement possible sans reconnaissance de soi par autrui ni des autres par soi-même ou encore de chaque jeune par lui-même. Un junior reconnu est soutenu, motivé, encouragé, valorisé, il va de l’avant et mûrit. À défaut il s’étiole, reste immature. Il est donc du devoir des adultes de pousser la jeunesse vers le haut. Par des marques tangibles et perceptibles de foi en elle, de force, d’espérance. Car il n’y a pas d’amour ni d’adhésion mais des signes, comme des preuves qui le démontrent et le prouvent aux yeux des juniors. À défaut il y a risque de marasme-342.

Puis les besoins d’accomplissement, comme de réalisation de soi sont le stade ultime de l’épanouissement humain. Tous les jeunes ni même tous les adultes ne l’atteignent pas mais cela est parfaitement possible à la jeunesse. Cela concerne l’ontologie ou transcendance de l’être, l’axiologie ou développement personnel moral. L’on pourrait également évoquer l’équanimité : égalité d’âme, paix, sérénité intérieures. L’ataraxie ou plénitude suprême des sages exempte de toute peur, de tout désir. Tout ceci implique un certain détachement et une distanciation certaine des « prosaïques et contingentes choses terrestres ».

Lesquels permettent alors d’affirmer haut et fort : « Mission de vie atteinte, dessein existentiel accompli, je peux quitter ce monde en paix ! » Bien peu d’humains adultes et juniors y parviennent véritablement. En un sens moins exigeant, plus accessible l’accomplissement de soi juvénile consiste à connaître prospérité, épanouissement, réussite. Soit de solides études, puis un bon emploi qui plait, des amis, une affectivité familiale et personnelle satisfaisante. Des valeurs, idéaux et culture ou loisirs gratifiants… Réussir dans la vie et sa vie, lui donner un sens signifiant, réconfortant. Atteindre ses objectifs fondamentaux, réaliser tous ses projets majeurs… Ainsi s’accomplissent un jeune et sa destinée humaine. En totale plénitude. (Maslow, 1943, 1954)-343.

Foin des inutiles querelles polémiques nationales byzantines quand la génération préadulte actuelle se dévitalise autant et ses suivantes comme les précédentes avec elle ! Quand elle « réussit ses échecs, rate tout autant ses succès » ! Pourquoi ? Car rien d’ « essentiel » ne lui a été transmis. Qu’elle est donc dépourvue de toute acquisition morale idoine puisqu’elle n’est « conditionnée » qu’à la dialectique matérialiste la plus mutilante. Quand il est avéré que les dix-huit – vingt-quatre ans français font très peu de sport et d’activité physique. Qu’ils n’entretiennent donc pas plus leur santé physique qu’axiologique.

Que les paris les plus stupides, dangereux entre juniors se multiplient sur les réseaux sociaux. De façon la plus perverse et malsaine jusqu’à la mort parfois. Ainsi en juin 2014 un garçon de dix-neuf ans se tue par noyade en se jetant à l’eau attaché à sa bicyclette. Ne voulant pas perdre son deux-roues, il perdra la vie ! Si triste fin-344 ! Citons aussi ce délétère autre défi. Consistant à résister le plus longtemps à la douleur en s’appliquant sur la peau de la glace et du sel. Ce qui peut causer de graves brûlures et lésions cutanées profondes parfois irréversibles. Également ce « jeu » morbide, dramatique sur Internet avec défis de plus en plus risqués, le dernier étant mortel et suicidaire !


 

 


– Porter Vos Ambitions d’AndroJeune Y / Z –

Classe d’Âge à Part Entière


 

 

Votre nouvelle génération dite Y est née entre 1980 et 2000. Elle est avant tout celle du « tout numérique ». En 2020 elle vous concerne donc vous, les vingt-quarante ans. Vous constituez plus du tiers de la population en activité. Les Y s’interrogent, le Y se disant en anglais why, « pourquoi ». Génération de l’interconnexion, de l’inventivité, l’individualisme, de l’impatience. Vous, jeune, avez en commun la précarité et l’incertitude, une bonne formation et un consumérisme averti, une surinformation, la mobilité, la mondialisation.


 

 

Certes la jeunesse est éclatée entre ses différences socioéconomiques, intellectuelles, spatiales et culturelles. Or, il n’en existe pas moins une spécificité néogénérationnelle, un « esprit Y » particulier et même particulariste. Ce qui relie les juniors, dépasse ce qui les distingue, divise. Les jeunes Y conscients de la « révocabilité de tout » ne s’engagent pas. Ils questionnent, s’informent. Ils privilégient par ordre décroissant le respect, la famille, l’honnêteté, la liberté, le travail et l’égalité. Ils restent très proches de leur famille, refuge, soutien et repère, ce qui les rassure fort en de temps si instables. La droiture familiale s’impose en amour, justice, bonté et anti-Atrides.

Le Y a le plein sens de l’amitié, du collectif entre semblables même s’il est individualiste, égocentré mais non solitaire. Les Y sont aussi très inventifs. Indépendants, anti-hiérarchies et autorité. Ils recherchent, se convainquent de la facilité de tout dans la vie à l’excès et à leurs risques et périls. Les Y sont pragmatiques, acceptent fort leur société en l’état tout en refusant les injustices, inégalités. Ils sont pluriculturels et « internationalistes ».

Le jeune est consommateur exigeant et averti mais aussi excessif. Il s’agit aussi d’une génération du tout partage, mise en commun notamment par le biais du Web. D’un communautarisme axé sur les passions partagées entre les fans, « geeks » et autres mordus notamment sur Internet. Les juniors sont passionnés par la technologie high tech qui leur rend le quotidien plus attrayant, facile. Moins par les sciences et techniques plus lointaines qui ne leur servent pas directement. Apparences, looks, image, opinion d’autrui sur soi comptent beaucoup-345.

Le jeune cherchera toujours à les préserver avec très grand soin pour être bien perçu et populaire. Caractéristiques d’une génération de l’Internet, des profils sur réseaux sociaux, des médias de toutes sortes. Les jeunes apprécient aussi l’anonymat notamment sur Internet symbole pour eux de liberté d’expression illimitée. Le Y est fort ambitieux surtout quand il est convaincu d’être le meilleur. Il veut coûte que coûte parvenir par lui-même, sera d’autant plus impitoyable qu’il sait devoir « tenir ». En un univers hostile aux jeunes fait avant tout par, pour ses aînés.

Il sait qu’il doit pouvoir « s’imposer ou disparaître ». Le junior aime aussi donner et s’occuper des autres. L’humanitaire et le caritatif lui parlent car il aime ce qui fait sens. La jeunesse a grand soif de vitesse, d’immédiateté, d’instantanéité tant sa vie est en accéléré notamment via le multimédia numérique. Tant la vie moderne l’exige aussi de plus en plus de tous. Cette génération est également celle de la révolte, du refus des injustices, combat favori des jeunes car ils y sont très sensibles. Notamment via Internet or, aussi des manifestations de rue de masse. Symptôme inquiétant d’une jeunesse en « mauvais état » !

Comme on le voit en France depuis 1986 contre le projet de réforme universitaire Devaquet jugé inique et partout ailleurs dans le monde. Printemps arabe, Indignés, révolte étudiante des jeunes du Québec, combat des jeunes de Hong-Kong en 2014, puis 2019-2020, Nuit Debout… Ces luttes ont un grand impact, succès. Le jeune Y aura été désiré, attendu, choyé par ses parents en liberté, échanges, partages multilatéraux ouverts. Il s’agit aussi d’une génération « tout études » pour laquelle outre ses parents se former au maximum et au mieux est capital. Pour s’en sortir et se distinguer le plus possible d’autrui.

La famille ne cultive plus l’éducation, l’autorité mais le refus du conflit, les bons sentiments, relations, le libertarisme. Ce qui perturbe plus des jeunes en besoin de repères que cela ne leur profite véritablement. Souvent le junior a des parents divorcés, séparés, vit en famille monoparentale ou recomposée. Ce qui est gage d’insécurité, d’instabilité affectives non sans effets sur sa vie sentimentale, la quête de l’amour, la fidélité. Acceptés, choyés, épanouis de la façon la plus inconditionnelle par leur famille les juniors ont du mal à comprendre qu’en société il n’en va pas de même. Que le monde est avant tout « fait par et pour les seuls adultes aînés »-346.

Ils se pensaient les rois du monde, ils se voient simples « numéros matricule ». En un univers, une école ou une entreprise en lesquels ils ne sont nullement attendus ni entendus. Amères désillusions, inadaptations à la clé. Ainsi que nette prolongation de la jeunesse jusqu’à la trentaine. Tant les juniors ne sont en mesure d’acquérir les pleines armes de l’adultisme accompli que de plus en plus tardivement. Malaisément, incomplètement. Par volonté des cadets de profiter de la vie juvénile et par commodité des adultes. Pas fâchés de retarder la venue de rivaux gêneurs à qui faire une place.

D’autant plus que le monde est de plus en plus complexe, sophistiqué et exige au préalable une « préparation » de plus en plus longue et élevée. Les moins de trente ans sont donc en phase de préparation, d’expérimentation. La trentaine marquant un tout début de stabilisation professionnelle, maturative, affective. Les jeunes sont aussi stressés par les enjeux, difficultés d’un monde en crise et mauvais état transmis par les aînés. Ce qui les fait parfois qualifier de « Génération sacrifiée », de Baby-Losers, bébés perdants quand les Baby-Boomers, bébés si dominants « raflaient la mise ».

Leur vie durant. La concurrence des pays émergents se fait de plus en plus rude. Le junior a souvent eu une jeunesse des plus « choyées » par des parents, grands-parents adultes de générations très favorisées. Or, son avenir d’adulte sera bien moins « verni ». Celui de ses enfants de même. Il le sait et en est parfaitement convaincu. Les jeunes de France croient en eux mais non en leur société, pays. De plus en plus veulent partir et le font ! Les Y se défient de tout, de tous et ne prennent rien ni personne pour « argent comptant ».

Ils n’ont nulle confiance en les adultes tutélaires tant ils savent leurs mensonges, manipulations et l’état détestable du monde qu’ils prétendent leur léguer. Ils ne font confiance qu’à eux-mêmes et à leurs congénères juvéniles. Car le semblable rassure par sa similitude, sa familiarité, interconnecté en permanence via le numérique. En contexte d’angoisse du déclassement, de ne pas trouver un emploi à son goût ni de son domaine de compétences et / ou de son niveau de formation. D’où la « surdiplômite aiguë » de plus en plus de juniors.

C’est entendu, les jeunes sont des « mutants du tout numérique informatisé ». À la « pointe du digital dernier cri »-347. Les filles sont adeptes des Sms, des réseaux sociaux. Les garçons des jeux vidéo surtout en réseau. Côté information c’est « tout tout de suite ». Grâce au Web et au réseau social Facebook, au moteur de recherche Google, à l’encyclopédie universelle en ligne Wikipédia. Aux échanges de communication Twitter… Communications, informations tous azimuts par multisupports numériques. Gare alors à l’invasion intrusive et la saturation sans fin. À force d’excitations multisensorielles permanentes ou presque certains juniors frisent le surmenage numérique, sont déboussolés dans la vie réelle.

L’excès menant à l’enfermement sur soi, à la solitude. La jeunesse est aussi de plus en plus internationale, multipliant les voyages à l’étranger. Ainsi que les séjours d’études, les stages et même des cursus complets hors de France et d’Europe. En France même les études s’internationalisent, les cours d’écoles et d’universités sont souvent en anglais. De plus en plus de jeunes vont aussi travailler partout dans le monde. Souvent ils y restent car les conditions de vie, de travail sont meilleures, les responsabilités confiées plus importantes. Le junior de France vise le grand large.

En des pays où l’on fait plus confiance aux jeunes. Le junior veut bien s’investir fort en son emploi, son entreprise mais à la condition d’y être pleinement gratifié à la mesure de ses efforts. Sans autoritarisme, en réciprocité et en étant informé, associé. Étant de plus en plus qualifiés les jeunes Y sont plus exigeants en matière d’épanouissement, de satisfactions au travail. La notion elle-même de travail n’est plus valide aux yeux des juniors qui mettent plutôt l’accent sur leur inventivité. Leur accomplissement personnel, tout ce qui fait sens de leur point de vue.

Ils savent que l’entreprise les utilise alors ils utilisent ladite entreprise. Ils comptent ne rester que quelques années au plus à un poste, en une société, en changer régulièrement une fois bien expérimentés en un emploi donné. La jeunesse pose problème en entreprise car la notion d’autorité lui est étrangère. Elle manque souvent de motivation d’entrepreneuriat faute de se sentir impliquée, passionnée, créatrice, en position d’initiative, de choix et décision. Le jeune actif veut être respecté, comme reconnu. D’autant plus qu’il est souvent plus et mieux diplômé, formé, mondialisé que ses aînés. Il est donc plus exigeant-348.

Il s’agit de dialoguer, convaincre, d’expliquer au junior actif l’essentiel, de l’impliquer, ce qui le motivera à s’investir de façon optimale. La variable humaine, affective est capitale pour cette nouvelle génération. Qui a besoin d’être soutenue, rassurée, informée en permanence. La dimension humaine du travail lui importe beaucoup. La seule autorité du chef ne suffisant plus, chaque manager se doit de convaincre le jeune actif de ses compétences et du bien fondé des décisions qu’il prend. Avec des défis à relever. De l’écoute, de la prise en compte et de la reconnaissance.

Des encouragements et congratulations. Des critiques expliquées, justifiées. De bonnes conditions de travail, de rémunération. Des augmentations financières pour de bons rendements… Inadaptée au junior l’école l’est tout autant et plus encore que l’entreprise. Le cours magistral, unilatéral et vertical est dépassé. Les jeunes préférant des échanges et exercices interactifs, horizontaux, bilatéraux et multipolaires. De même l’école des sanctions, notations, évaluations, sélections, éliminations est rejetée. Celle de demain sera un tonique magistère participatif, d’apprentissages actifs pour tous, non d’exclusion stigmatisante.

Aux seules fins de dégager une élite des très Grandes écoles comme l’est encore l’école française. Cette dernière favorise trop l’anxiété, le mal-être, la stigmatisation, le manque de confiance en soi. L’institution scolaire n’étant qu’évaluative profs et élèves sont ennemis, s’opposent au lieu de coopérer. Ce qui génère aussi les pires violences accrues de part et d’autre. Le système est bloqué puisqu’il repose sur la défiance, le non-respect réciproques entre enseignés et enseignants. En une conception non de coopérations mutuelles mais de coercitions autoritaires.

Ce que les jeunes d’aujourd’hui dont ce n’est pas la culture ni la mentalité n’admettent plus. Un système éducatif rigide, autoritaire, vertical en une société souple, libertaire, horizontale ne peut finalement qu’imploser. Les technologies numériques d’information, de communication pédagogiques sont moins utilisées en France qu’ailleurs en Occident. Il s’agit d’un bon moyen de mieux « intéresser » les élèves de la culture digitale 3.0. Le soutien scolaire au sein de l’école n’est pas non plus assez répandu. Les élèves en difficulté sont bien trop stigmatisés, rejetés, exclus, abandonnés seuls à leur triste sort-349.

Une école qui multiplie encore trop souvent injustices, vexations, humiliations à l’égard des jeunes qui le supportent de moins en moins. Ce qui correspond très bien à une société, un pays encore très « féodaux, rigides, autoritaristes ». En lesquels l’humain jeune d’autant plus demeure bien plus stigmatisé qu’encouragé, soutenu, reconnu, valorisé. Avant de savoir le junior veut comprendre, être convaincu. Ce qui ne fait pas partie de notre culture scolaire française. Les juniors Y ont du mal à faire des efforts et persévérer.

Ils se découragent fort, ils abandonnent, renoncent trop vite à la moindre difficulté. Ils rejettent les formations trop théoriques. Il leur faut du concret et du pratique qui leur « parle » ! Ils veulent comprendre pourquoi et pour quoi ils travaillent. Ils sont encore à un âge où motivation, envie priment. Concernant l’emploi, l’entreprise les Y veulent avant tout s’y sentir bien, puis que le poste corresponde à leur formation, outre que le salaire soit « correct ». La vie personnelle passe toujours avant l’activité professionnelle. Les jeunes veulent être plus appréciés, autonomes en leur entreprise. Ils y privilégient toujours les liens humains, la bonne entente et l’affectif.

Ils répugnent aux conflits. Le manager Y pour autant ne fait pas de sentiment, peut être impitoyable. Or, les Y au travail sont très « solidaires » entre eux, tout comme en leur vie personnelle. Ils veulent même voir une dimension quasi altruiste à l’emploi. Ce qui rend par exemple l’humanitaire, l’environnement si « attractifs » à leurs yeux. De plus en plus de juniors veulent même créer leur propre entreprise surtout avant vingt-cinq ans. Pour être indépendants, créatifs, innover. Nous évoquons la nouvelle génération des Y comme étant celle des vingt-quarante ans. Soit en 2020 nos jeunes nés entre 1980 et 2000. Les zéro-vingt ans sont la Génération Z ou C soit tous natifs de 2000 à 2020. Les ados Z / C, les « communicants connectés » étant appelés à être à l’avenir encore plus numérisés que la nouvelle génération Y. Les futurs jeunes sont la génération Alpha.

Toutes ces typologies sont très relatives, fluctuantes, indicatives et non absolues. En fonction des spécialistes, des domaines ou des points de vue et aspects analysés. D’autres tranches d’âge peuvent être alors retenues. Pour notre part nous nous sommes centré sur les seuls juniors de treize – vingt-quatre ans tout au fil de notre double ouvrage d’étude-350. Génération nouvelle par excellence. Celle de l’adolescence collégienne, lycéenne mineure de douze – dix-huit ans. Comme de notre jeunesse étudiante, active majeure de dix-huit -vingt-quatre. Soit en 2020 les jeunes nés entre 1996 et 2008. En un temps nouveau et postérieur à l’ancien monde dichotomique Est / Ouest. Il s’agit de sujets devenus adolescents au vingt-et-unième siècle, qui n’ont connu que l’ère informatique et digitale. (Rollot, 2012)-351-1.


 

 

Votre génération Z quant à elle a vingt ans et moins en 2020. Elle est née entre 2000 et 2015. Vous vous caractérisez nettement par l’usage intensif et permanent des réseaux sociaux Internet. Soit une pratique numérique collective et non plus individuelle comme les Y auparavant. Votre génération Z comme « zapping » est celle de la technologie, l’éphémère, l’inconstance et la versatilité. Le moment présent, l’instantanéité, la révélation-exhibition de soi. Vous avez pleine conscience de la dureté, l’adversité, l’instabilité, l’incertitude de votre époque en particulier à votre encontre. D’où votre « rage de vivre à tout prix et pleinement.


 

 

Or, sans illusions aucunes en déception, inquiétude et résignation fataliste. Cette néogénération veut s’exprimer, tout, vérifier et que tout soit expliqué, clarifié et justifié. Cette jeunesse se veut autant réaliste qu’idéaliste. Elle est « d’ici et de partout », très entourée et solitaire. Narcissique, autocentrée, tout comme ouverte et généreuse. Avec le sens de la justice, du Bien, de la vérité. Elle veut « faire évoluer les choses » à sa façon et s’en croit capable. Tout en voulant « décrypter le monde et y trouver du sens ». Ces jeunes ont le sens du pratique, de l’utile, de leur intérêt personnel optimal. Ils plébiscitent l’information tous azimuts, permanente, en temps réel. Ils prisent fort le lien humain, la rencontre interactive, la congruence des rapports interindividuels personnels et collectifs.

En toute inventivité. Ils sont individualistes avec un vrai sens du collectif, de la solidarité entre individus. Cette « génération du zapping » passe très vite d’une chose et d’un être à d’autres. Sans attachements, remords ou regrets. Elle ne s’inscrit pas dans la durée et la fidélité mais le fugace, provisoire, transitoire, révocable. Elle se donne toujours le « droit de se tromper et mal faire ». Elle ne se conforme qu’à ses propres critères, lois et codes et rejette ceux qui sont exogènes ou qui ne lui conviennent pas. Les Z craignent et fuient l’ennui comme la peste. S’ils sont incommodés aussi peu que ce soit ils coupent net et s’échappent à toutes jambes, toute allure. Ils se passionnent et se déprennent de façon tout aussi fulgurante. Sereins et stressés, conformistes et frondeurs, paisibles et turbulents ils « parent au plus pressé et vont à l’essentiel ».

De façon intuitive, viscérale, impulsive. D’où leur fascination pour la représentation visuelle fixe ou animée et leur peu d’appétence pour l’écrit. Leur mémoire est donc plus visuelle, auditive, kinesthésique que verbale, scripturale ou mentale. Les jeunes privilégient tout ce qui est simple, parlant, court et rapide. Ils aiment ce qui frappe leur imaginaire et imagination. Ils retiennent alors surtout les images, métaphores, analogies, allégories, symboles et autres paraboles. Ils privilégient tout ce qui fait sens, est authentique, vrai, sincère et profond. Ils rejoignent en cela leurs devanciers de la jeunesse romantique de la première moitié du dix-neuvième siècle. « Tout entiers et sans demi-mesures » ils adhèrent pleinement à ce qu’ils aiment ou ils ignorent délibérément ce qui les indispose. En impatience et culte de l’immédiat, du provisoire, du furtif et du révocable.

La mentalité juvénile est un syncrétisme issu de l’enfance. Se persuadant de façon trompeuse que parce que l’on croit à quelque chose elle existe forcément, est réelle. Que si l’on veut une chose on doit et va l’obtenir indubitablement par droit irréfragable. Telle est la tragique illusion de cette néogénération, sa faille, sa vulnérabilité les plus dommageables. En optimisme excessif, irréaliste et terriblement fallacieux. Cette juvénilité numérisée, du tout réseautage social Internet se voue à la « transparence ». Mirage par excellence de cette tranche d’âge préadulte.

Cela consiste à croire de façon erronée que « tout puisse être dévoilé à tous, partout et en permanence ». En une sorte d’exhibitionnisme infantile de très mauvais aloi ouvrant la voie aux pires dérives contre soi et autrui. Détruisant toute notion d’intimité au profit délétère et ravageur de la seule extimité universelle et continue sans limites. Les jeunes Z sont donc avant tout une génération Internet « connectée / réseautée ». Ils veulent aller « au plus vite, au plus pressé et à l’essentiel » selon leurs propres critères. Pour échanger, rencontrer, proposer, contester, s’exprimer, s’affirmer…

Ils veulent « exister », se montrer, être distingués de la masse et des autres, être aimés, recherchés, comme courtisés pour ce qu’ils sont. Ès qualité, pour eux-mêmes. Notoriété et reconnaissance numériques sont leur désir le plus cher. En un narcissisme égocentré, voire égotiste des plus néfastes. Ils « se brûlent les ailes » à force de dévoilement forcené sous couvert de pseudo transparence des plus chimériques, toxiques. La génération Z est celle de la rencontre impromptue. Les réseaux sociaux servant à lancer toutes sortes d’initiatives, de manifestations de tous ordres.

En une sorte de communautarisme juvénile. Mobilisation, entraide, solidarité entre jeunes sont ses caractéristiques. Les juniors ne s’en tiennent pas aux contacts numériques virtuels mais se servent des réseaux sociaux pour se retrouver entre eux physiquement. Entre amis ou avec des pairs inconnus. Un Z « reconnu » est tout d’abord de nos jours un jeune qui a beaucoup d’ « amis, de contacts » sur le Web. Quant au monde du travail il s’en défie car il privilégie le loisir, la vie privée à l’emploi, l’équilibre personnel à la carrière. Le métier est toléré s’il préserve les autres champs de l’existence. Temps disponible à soi, libertés et passions individuelles priment.

Pour cette génération la réussite relève du bonheur, non du parcours socioprofessionnel. Elle revendique le droit de pouvoir à sa guise travailler chez elle, comme traiter ses affaires privées au travail. Elle ambitionne la création de sa propre activité ou l’emploi en entreprise « à taille humaine », rejetant fort les grandes sociétés. Symboles pour elle d’aliénation, de verticalité, rigidité, contraintes, d’assujettissement. Elle préfère la liberté des petites structures aux avantages matériels des mastodontes entrepreneuriaux. Transparence, vérité, loyauté sont ses « priorités » au travail.

Le microentrepreneuriat la tente fort par sa souplesse et sa liberté d’entreprendre, son évolutivité, sa facilité d’usage, son adaptabilité. Cela est possible dès l’âge de seize ans. Les jeunes Z veulent de la justice au travail, de la considération, être pris en compte, associés, participer, de l’égalité de traitement. Ils veulent pouvoir agir, influer sur la « bonne marche » des choses en créativité, inventivité, libre et pleine initiative. Sens et valeurs l’emportent chez eux sur les purs avantages financiers et matériels. Leurs droits et intérêts sont à leurs yeux primordiaux, tout comme leur autonomie.

Ces jeunes rejettent les injustices, veulent s’exprimer sans entraves. Leur attachement à la proximité, l’émotionnel, l’affectivité leur fait préférer les petites unités de travail. Pme, Tpe ont leur adhésion, non les grands groupes. Les start-up constituent leur idéal d’emploi. Car l’horizontalité, l’informalité sont des aspirations professionnelles juvéniles par excellence. Comparaisons, qualité, évaluations permanentes sont l’exigence des Z. Ils sont très intuitifs, aiment les trouvailles intéressantes faites par inventivité, hasard et inadvertance.

Rapidité, minimalisme des savoirs, expérimentations sont leur lot quotidien. L’humour est l’une des autres clefs majeures de cette jeunesse. Il ne se suffit pas à lui-même mais est utilisé tel moyen de changement et d’aboutissement à ses fins. De façon pacifique mais active. Le tout sur le mode pressé et informel, déstructuré et impromptu, démultiplié et ouvert. Le travail quel qu’il soit se doit pour ces juniors d’être aussi plaisant et détendu que le loisir. Le labeur n’est plus considéré par eux comme une valeur ès qualité mais tel un mode d’épanouissement personnel. Il n’est plus un impératif même de survie mais un pur plaisir.

Les Z veulent bien travailler pendant leur temps libre car ils veulent aussi tout autant pouvoir avoir quartier libre au travail. L’essentiel pour eux est de réaliser leur tâche et le but imparti, non un temps donné de présence prédéfini. Le signifiant est toujours hédonique ou n’est pas à leurs yeux. Envie, désir, plaisir priment car le contentement est capital et l’insatisfaction, la frustration ou déception le mal absolu. Sur le mode rapide et immédiat, de façon intuitive, impulsive, pulsionnelle. Alors vie physique et existence numérique se fondent et ne font plus qu’une sans distinction ni séparation.

Emploi, travail, métier et profession disparaissent au profit de la notion de tâche ou de mission, comme d’objectif ou de projet. Le tout à échéance courte. La personnalité individuelle l’emporte sur le parcours antérieur. Pour le jeune le travail enrichissant implique un bon climat relationnel et humain. Un sens existentiel. Un apport bénéfique de ses capacités pour soi et autrui. Une valeur ajoutée pour soi en matière de savoir-faire, d’expérience. Un travail intéressant car à multiples facettes, non monotone, répétitif, ennuyeux. Le junior Z a pour centre névralgique, point d’équilibre sa propre et seule personne. Non des groupes ou des structures humains collectifs.

Il veut de la nouveauté, du mouvement et se laisser surprendre, séduire, enchanter. Chez lui la notion de solidarité n’est pas vaine. Puisque le sens de l’altérité juvénile quant à ses « congénères néogénérationnels » est pour lui « sacré ». Ainsi se forgent de petites communautés de Z cultivant un entre-soi très resserré autour de points de convergences jugés primordiaux. Faute d’identité, de repères en crise la jeunesse a plus que jamais besoin de s’unir, communier autour de valeurs communes. En forts engagements, adhésions d’union et de rassemblement.

Cela l’aide à « compenser » la vulnérabilité, la paupérisation et l’incertitude de sa classe d’âge. Liberté, autonomie, initiative, passion, reconnaissance de soi, tribu élective sont les aspirations premières de ces jeunes. Ils veulent être acteurs, partenaires associés et non simples consommateurs. Ils vivent en l’instant présent. Ils sont impliqués, engagés car concernés. Ils sont interactifs, communautaristes de façon horizontale. Ils sont entreprenants et dignes de confiance car créatifs et indépendants. Ils se mettent en scène, s’exposent en permanence or, ils savent se mettre en retrait quand il le faut.

Les Z se veulent « inclassables, hors catégories », sont « adeptes de tout et de rien » de façon syncrétique. Tout en bâtissant très soigneusement leurs propres particularismes. Ils revendiquent le droit à expérimenter, se tromper, le droit de « se rattraper en une deuxième chance ». Ils comparent, notent, évaluent, jugent tout et tous avec un soin féroce, extrême et exigeant. Ils ne s’en laissent pas conter ni ne se laissent duper. Le consumérisme n’est pas considéré comme un mal en soi s’il est éthique, équitable. La qualité l’emporte sur la quantité. Le mieux sur le plus.

Le but est la qualité de vie, l’épanouissement, la réalisation de soi et non plus la « boulimie consumériste » qui n’est plus de saison. « Peu et mieux » pourrait être le slogan d’une génération fort désireuse de « s’alléger en tout et pour tout ». Quand les jeunes du passé s’encombraient de l’inutile. Le mot d’ordre des Z est d’ « aller à l’essentiel ». La vague et vogue du « bio » alimentaire les gagne aussi. Tout comme une moindre consommation de produits d’origine animale. Les modes consuméristes juvéniles se font de plus en plus exigeants et sélectifs. Ces juniors sont « idéalistes et engagés ». Certaines causes leur tiennent particulièrement à cœur.

Comme la défense des animaux, des femmes ou des enfants. Ils rejettent les injustices, inégalités, discriminations, exclusions, les atteintes liées aux seules différences en une sorte de « tolérance, d’ouverture universelles ». Les questions sociales et environnementales les préoccupent. Ils manifestent pour les migrants ou la planète. En solidarité sans faille. Cette jeunesse est sensible à la spiritualité, à l’humanisme. En une certaine idée d’eudémonisme, d’ataraxie et d’équanimité. Elle a compris mieux que ses devancières que le bonheur est d’aimer ce que l’on a car l’on ne peut avoir tout ce que l’on aimerait acquérir.

Elle pressent que l’être l’emporte sur l’avoir, le faire ou le paraître, que l’amour des humains vaut plus et mieux que la possession des choses. En l’optique d’un « monde meilleur ». Les attentes existentielles sont vaines, les objectifs, desseins, projets, espérances sont des idéaux plus justes et épanouissants pour s’accomplir. Telle est l’intuition ontologique et axiologique de cette « génération morale ». En cela plus authentiquement « révolutionnaire » au plein sens étymologique que toutes celles des dernières décennies.

Les Z se veulent tout autant « rêveurs que réalistes ». Ils sont avant tout nomades et mobiles, sans attaches. Le voyage, la découverte, les pérégrinations sont leur caractéristique. Ils ne se contentent pas de « partir, bouger, visiter » mais ils prisent la rencontre avec les populations locales et s’intéressent à elles. Ils aiment à échanger et expérimenter avec des peuples différents du leur. Génération « zapping » ces jeunes ne s’attachent « à rien ni personne ». Ne vivant qu’en l’instant présent ils sont plus inconstants que fidèles, passent d’engouements en délaissements. Selon leur gré, les modes, occasions, circonstances.

Tout aussi rapidement, sans états d’âme, regrets ou remords. Tout leur est fuyant, provisoire et révocable. Ils sont de fait « cohorte de l’image et du son, non de l’écrit ». Ce dernier seul reste quand l’audiovisuel est fait pour passer. Pour le jeune tout est matière et prétexte à expérimentations, expériences par soi-même. Contre tout principe routinier et communément admis. De façon concrète et pragmatique sans tenir compte d’opinions extérieures de tiers. Avec le droit afférent et subséquent à l’erreur. Tout est prétexte à vécu ludique, amusant, novateur, surprenant, varié, de qualité, enrichissant. « Chaque jour doit être une fête » !

La génération Z recherche des vécus et des rencontres enrichissants. Elle prise fort les adultes qui lui apportent, la gratifient d’un point de vue humain, intellectuel, culturel, moral, en matière de savoir-faire donné… Elle apprécie tout et son inverse, le mélange des genres, la complémentarité des opposés, s’amuse, s’émerveille « de tout et rien ». En un syncrétisme junior bigarré, cosmopolite et multigenres. Elle veut « faire muter l’Univers » à sa façon positive, inédite, confiante, inventive, audacieuse, iconoclaste, ouverte, sans a priori. Avec son « regard neuf ». Le tout avec humour débridé, ironie mordante et irrévérence assumée.

Elle fait crânement face à l’adversité du temps qui la frappe tout spécifiquement par la dérision. À l’égard de tout, tous et d’elle-même. En « force de frappe » morale résiliente à toute épreuve et d’une redoutable efficacité. Ces jeunes sont la tranche d’âge du « rire aux éclats permanent ». En dépit d’un contexte qui leur est particulièrement défavorable, ce qui est des plus admirables. Ils sont ceux qui ambitionnent le plus de créer leur propre activité professionnelle. Alliant ainsi leur créativité, leur volonté de liberté et d’indépendance, leur préoccupation de nouveauté, de changement et d’excellence. Outre leur savoir-faire propre.

Les Z ont compris que l’on apprend plus de ses déboires, erreurs, échecs, insuffisances que de ses succès, qualités et atouts. Ils savent fort en tirer tous les enseignements pour s’améliorer, se corriger, réussir. Telle est leur force. Ils ont conscience que le marasme d’hier est la progression d’aujourd’hui, le triomphe de demain ! D’où leur sens de la relativisation, la distanciation, la décentration de soi, de tout et tous. En cette configuration optimiste rien n’est dramatique ni irréversible car tout est « rattrapable et simple péripétie provisoire ».

L’homme étant faillible et imparfait il ne peut qu’apprendre et se bonifier. Cette génération juvénile « croit plus en l’humain » que ses aînés alors qu’elle a moins que ses prédécesseurs de raisons objectives d’être confiante. En cela réside l’humanisme des jeunes actuels. Ils revendiquent aussi le droit à se mettre en scène, être reconnus, « mis en avant » et pleine lumière. Le droit à être « populaires », recherchés, appréciés, valorisés, gratifiés par autrui. Internet, les réseaux sociaux, les blogs sont les grands vecteurs de cette « surmédiatisation juvénile » numérique, audiovisuelle. Via Twitch, YouTube, Google, Facebook, Snapchat ou encore Instagram

Cela est synonyme pour les jeunes Z d’un « monde de tous les possibles ». Sans limites autres que celles de leurs talents, imagination, aptitudes. Sur le mode en l’ère de l’infini, l’absolu, l’éternel, l’intemporel, l’universel, l’indicible. En quête avide de « buzz permanent ». L’idéal de cette génération semble être devenu « l’événement continu » avec soi-même comme sujet principal ou unique. Se suffisant en soi, en représentation unique ou durable de soi-même très narcissique et autocentrée. Un coup d’éclat numérique sera tabou, inédit et choquant, drôle, exceptionnel et intime.

Il s’agit d’oser, d’être le premier, de frapper les esprits, d’amuser, d’impressionner, de se révéler au plus profond. Telles sont les conditions de la notoriété éclair des « juniors digitalisés ». Avec toutes les pires dérives dommageables possibles. Certains étant « prêts à tout » pour attirer l’attention sur Internet, la fin justifiant alors les plus exécrables moyens. Tout est bon pour sortir coûte que coûte de l’anonymat et de « la masse du commun des mortels ». Même le moins acceptable. Ce qui marque les nettes limites du genre. Pour ces juniors exister consiste à être « connu et reconnu » publiquement sur Internet d’abord, les médias traditionnels éventuellement ensuite.

La qualité de l’individu ne repose plus sur ce qu’il est ou a fait mais sur le fait qu’il est visible et recherché, apprécié sur le Net. Ainsi l’obsession de l’image, du paraître efface l’être, l’avoir ou le faire. Quand paradoxalement la mode vestimentaire « en vogue » chez le jeune Z n’est pas stylée mais passe-partout, informelle, sans apprêts. Car il se suffit à lui-même ès qualité comme junior et humain unique « à nul autre pareil » par et en lui-même. Le but est d’être évalué pour soi, non au travers de sa vêture. L’archétype prisé de ces juniors est le YouTubeur.

Congénère néogénérationnel capable de briller et d’être vu et suivi par ses adeptes captivés et fidèles par ses mises en scène filmées. Diffusées en vidéo numérique sur le Web. Nouvelle idole et gourou certifié de ses admirateurs juvéniles qui visionnent ses œuvres des millions de fois. Ces jeunes peuvent s’identifier à des pairs du même âge comme eux qui leur « ressemblent ». Qui sont des « kids ordinaires venant comme eux de rien, se faisant et parvenant au top par eux-mêmes ». Pleins d’humour et généreux comme eux et ceux de leur cohorte d’âge en totale autodérision et légèreté.

Le ludique hédoniste l’emporte sur le strict sérieux. La volonté est de détonner et plaire parmi ses amis par un « atout personnel unique ». Qui sert de « faire-valoir, de vecteur de reconnaissance, d’admiration, voire d’acte de bravoure ». Ainsi le Z est valeureux, se sent valorisé par un signe de reconnaissance unique qui le caractérise et lui seul à titre exclusif. Pour lui la notoriété passe par le burlesque le plus audacieux, assumé comme tel. Il est à l’interface de l’individuel et du collectif, du réel et du virtuel, du pragmatisme et de l’utopie. En véritable « génération caméléon insaisissable », mouvante sans arrêt, fluctuante.

Laquelle réussit l’éclectisme de concilier sans cesse « tout et son contraire ». Les opposés les plus contradictoires, absolus, inconciliables et improbables. Pour elle « l’eau peut être sèche, le froid chaud, l’impossible possible et inversement. Le jeune contemporain se veut tout à la fois « spécialiste et généraliste, professionnel et amateur, théoricien et praticien ». Le Web interactif 2.0 lui permet d’être « prescripteur, influent, quasi-faiseur de rois et thaumaturge ». Il peut ainsi « déposer sur la Toile chaque jour tant et comme il le veut son précieux et exclusif grain de sel ». Quasi « à l’égal » des plus célèbres et puissants de ce monde.

L’objectif à la portée de tous est désormais de « faire, d’apprendre, de savoir, connaître. Découvrir, comprendre, d’inventer, de créer, d’innover par soi-même. Avec brio et succès ! En auto réalisation et accomplissement de soi permanents. Chacun peut ainsi faire de ses atouts et talents le meilleur vecteur d’enrichissement utile pour soi et autrui. En prospérité et épanouissement personnels optimums. En une approche plurielle : holistique, transversale et pluridisciplinaire. Le cloisonnement monogenre, parcellaire, trop spécialisé est rejeté par la génération Z.

Ces jeunes « adulent » le travail d’équipe en petites unités et une approche globale de leurs tâches. Adeptes de leur smartphone multi emploi ils souhaitent donc tout autant que leur propre personne puisse « tout faire en super humain démultiplié ». Voilà pourquoi créer sa propre petite entreprise à soi notamment sur Internet est leur idéal. Le travail de demain sera donc collectif, confiant. En expérimentations continues. Interactivité avec le public usager et client concerné. Mutation constante assumée. La simplicité, l’esprit collectif, l’autonomie organisationnelle seront les conditions de l’excellence au travail.

En une conception « multipolaire, multigenrée et multihorizontale ». Le junior accepte la performance qu’il comprend et qui a du sens pour lui. Cette « génération résiliente » qui fait face au pire et parvient à s’en sortir quoi qu’il advienne est celle de l’ « habileté » la plus insolente et efficace. Vivant en réseaux numériques elle est paradoxale, « navigant sans cesse entre cimes et abysses, gouffres et sommets ». Elle parvient à donner pleins sens, pertinence à des réalités hétérogènes et opposées. Il ne s’agit plus de s’opposer mais de s’adapter en souplesse, pragmatisme et évolutivité constante.

Seul mode de « survie par temps de gros grain et coup de tabac ». Ces jeunes ont compris que lâcher prise est bien plus productif que s’arc-bouter à toute force et en vain. « Laisser passer l’orage est bien plus salvateur que faire face de front à une bourrasque qui emportera les plus solides ». Ils procèdent alors de façon autonome, collective et en réseau. L’ère des grands systèmes est révolue. Celle des petites structures arrive. Les Z réinventent donc au vingt-et-unième siècle le phalanstère du dix-neuvième, unité de vie individuelle et communautaire.

À l’image de leurs réseaux sociaux favoris. Qui leur permettent une « force de frappe » numérique instantanée, interactive et mondiale, participative et collaborative. Unissant tous les jeunes Z de la planète au-delà de leurs différences, mettant en exergue leurs similitudes. Non ce qui les divise mais ce qui les unit. En confraternité solidaire, ouverte, tolérante et pacifique. De façon productive, constructive, fructueuse car hautement favorable pour tous et chacun quel qu’il soit, comme il est. En « arborescence intuitive » relationnelle des plus riches. En r/apports mutuels entre égaux tout à la fois « émetteurs et récepteurs, racines, tronc, branches, tiges et feuilles ».

Ces juniors n’attendent rien des autres générations. Ils ne leur sont ni hostiles ni favorables mais travaillent par eux-mêmes à leur propre destin. Ils n’ont aucun point commun avec les cohortes antérieures. Celle des Baby-Boomers (nés entre 1940 et 1960), des X (nés entre 1960 et 1980), des Y (nés entre 1980 et 2000). Eux les Z, purs « enfants du siècle », première génération du vingt-et-unième. Leurs prédécesseurs précités étant tous natifs du vingtième siècle. Ces Z rejoignent plutôt leurs homologues romantiques de la première moitié du dix-neuvième siècle tout à la fois idéalistes et pragmatiques.

Les jeunes « Z résilients » privilégient estime, confiance, affirmation de soi, l’optimisme en sens et objectifs de vie. Adaptabilité, souplesse, enthousiasme dans les mutations, les liens positifs, enrichissants, « porteurs » pour eux. Spiritualité, valeurs, vision du monde, appréciation de l’existant plutôt que regret de l’inaccessible. Altruisme, don généreux de soi, bénévolat, sens de la gratuité plutôt qu’auto apitoiement, acceptation humble et réaliste de ne pas pouvoir tout modifier. Acceptation de la solitude pour « être bien avec soi-même, alors mieux avec les autres ».

Créativité, inventivité, ingéniosité optimales pour se réaliser. Humour, relativisation, distanciation, décentration de soi pour « mieux positivement apprécier la vie ». Telle est, telle se veut cette jeunesse de notre temps la plus récente, venue au monde en ses « ombres et lumières ». Plus prometteuse et « futée » qu’inquiétante et « fumiste ». Laquelle fera que peut-être « le monde de demain sera meilleur que celui d’aujourd’hui ». Éternelle espérance des siècles et millénaires antérieurs sans cesse trahie. Or, toujours renouvelée en promesse plus que jamais attendue, réalisable, comme d’actualité ! Telle est la foi en la « substantifique moelle » de la toute nouvelle génération actuelle. (Lewi, 2018)-351-2.


 

 

« Ô jeunes gens ! Élus ! Fleurs du monde vivant, Maîtres du mois d’avril et du soleil levant, N’écoutez pas ces gens qui disent : Soyez sages ! La sagesse est de fuir tous ces mornes visages. Soyez jeunes, gais, vifs, aimez ! Défiez-vous De tous ces conseillers douceâtres et sinistres. Vous avez l’air joyeux ce qui déplaît aux cuistres. Des cheveux en forêt noirs, profonds, abondants, Le teint frais, le pied sûr, l’œil clair, toutes vos dents. Eux, ridés, épuisés, flétris, édentés, chauves, Hideux. L’envie en deuil clignote en leurs yeux fauves. Oh ! Comme je les hais ces solennels grigous. Ils composent avec leur fiel et leurs dégoûts Une sagesse pleine et d’ennui et de jeûnes Et faite pour les vieux osent l’offrir aux jeunes » !

(V. Hugo, poète, écrivain, dramaturge, France, 1802-1885, Océan, Œuvres posthumes, recueil de poèmes, France, 1897-1903, 1942). Ainsi s’exprime notre grand littérateur national. S’adressant directement à la jeunesse. Lui enjoignant ardemment d’être « elle-même », de ne pas se laisse circonvenir en son aurore par des aînés à leur couchant. La grande maturité n’étant pas en soi gage de sagesse ni la juvénilité porteuse par pure essence d’insuffisances ! Alors la génération nouvelle est-elle espérance ensemençant l’avenir…

En parfaits « apprentis sorciers » les adultes contemporains ont littéralement façonné une nouvelle cohorte « zombie de morts-vivants ». Une génération juvénile de « couch potatoes, pommes de terre de divan ». Avachie, en existence végétative, passive, hébétée des heures par jour devant ses écrans vidéo de toutes sortes, petits, moyens, grands ! Se gavant en outre comme de juste et bien entendu de très nocives chips potatoes, pommes de terre chips.

Une nouvelle génération « lobotomisée et légume ». Certes en un univers qui date de quatorze milliards d’années la civilisation humaine ne remonte qu’à un million d’ans. Pour autant gare aux « régressions fœtales » ! Or, l’exemple bon comme mauvais vient toujours d’en haut, de l’adulte au junior. « A bove majore discit arare minor. C’est bien du vieux bœuf que le jeune bœuf apprend à labourer ». Quand l’exemplarité des aînés fait défaut le pire est à craindre.

Il s’agit pour tout jeune de sortir de la trilogie infernale : immaturité, crédulité / défaut de confiance, d’assertivité / passivité, faiblesse. Pour intégrer le « trio » bien plus favorable : maturité, force mentale / estime de soi, assurance / proactivité, habileté. Cela est d’autant plus difficile que la place sociétale des juniors est incertaine. Seuls un cinquième des jeunes français de quinze – vingt-quatre ans sont actifs. 80 pour cent sont en formation ou sans activité ou sans emploi ni en études.

Le système universitaire français est en déroute et notamment d’un point de vue mondial. La France n’a plus de « vraies universités » depuis déjà la fin du Moyen Âge (XIVe s.) : d’excellence, puissantes, riches et indépendantes. Il y a échec de l’Alma Mater hexagonale notamment en premier cycle, faute d’un vrai système de vie intégratif étudiant en campus. L’étudiant français est seul, livré à lui-même. Ce qui n’est pas le cas en Occident septentrional-352. Il souffre d’un contexte national fermé, défiant et des plus hostiles.

« La société de défiance est une société frileuse, une société où la vie commune est un jeu à somme nulle. […]. Société propice à la lutte des classes, au mal-vivre national et international, à l’enfermement, à l’agressivité de la surveillance mutuelle. La société de confiance au contraire est une société en expansion, gagnant-gagnant. […]. Une société de solidarité, de projet commun, d’ouverture, d’échange ».

(A. Peyrefitte, homme politique, France, 1925-1999, La Société de confiance, essai historique, France, 1995, 2017). Telle est la clé de l’authentique bonheur juvénile : confiance, foi, conviction, non pas suspicion, scepticisme et incrédulité !


 

 


 [ L’ANDROJEUNOCONSEIL®, « RANIMER VOTRE ÉNERGIE ]

DOPER VOS APTITUDES », VOUS APAISER


 

 

Votre AndroJeunologie® vous aide, garçon  junior, à gagner, densifier votre temps pour l’excellence. Améliorer vos capacités, compétences, performances. Profiter des lois de vos harmonie, prospérité, joie de vivre. Tels sont les grands fondamentaux jeunologiques de votre efficacité didactique.


 

 

Dans l’analyse Pisa 2013 pour l’évaluation des élèves de quinze ans en mathématiques, sciences et langues la France est vingt-cinquième sur trente-quatre. Au sein des pays de l’Ocde, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (1961). Ce qui place le pays très en dessous de la moyenne. Or, « Qui futuri sunt moliti. L’avenir appartient à ceux qui luttent » ! La tendance peut, doit être inversée. Il n’y a jamais nulle fatalité du pire mais toujours la latitude du meilleur. Ainsi que l’ont aussi bien illustré les footballeurs de l’équipe de France fin 2013.

Au match éliminatoire aller pour la qualification à la Coupe du Monde 2014 au Brésil, la France perd zéro à deux à Kiev contre l’Ukraine. Si elle veut être qualifiée il lui faut gagner le match retour au Stade de France avec au moins trois buts d’écart. Pari fou selon beaucoup d’esprits avertis. C’est pourtant exactement l’exploit réussi avec une victoire trois à zéro. Arrachant ainsi contre toute attente la participation au Mondial 2014 suivant ! Celui de 2018 sera même remporté par… les mêmes Bleus hexagonaux ! Effort, ténacité, résolution paient toujours ! La volonté farouche, la persuasion de pouvoir viennent à bout de tout. « Qui veut peut mieux » !

« Nous avons omis les choses qu’il fallait faire et avons fait celles qu’il ne fallait pas faire. Il n’y a rien de sain en nous » !

(The Book of Common Prayer, Le Livre de la Prière commune, Prières du Soir de l’Église d’Angleterre, Royaume d’Angleterre, 1549)-353-1. S’il le veut tout jeune peut inverser cette fort « mauvaise tendance » et se conformer positivement à sa conscience. Il n’y a point d’âge pour s’accomplir ! En 2014 une junior lycéenne pakistanaise de dix-sept ans, M. Yousafzai, militante des droits des filles à l’éducation et des femmes est Prix Nobel de la Paix. La plus jeune à ce jour ! Elle avait subi une tentative d’assassinat des Talibans de son pays pour son noble combat. L. de Bourbon devient à quatorze ans en 1989 chef de la branche aînée des Bourbons. Héritier de la Couronne de France pour les royalistes légitimistes. J.-C. Napoléon est désormais à dix ans en 1997 à la tête de la Maison impériale de France, donc héritier potentiel du trône de ses aïeux.


 

 


 – Gagner, Densifier Votre Temps –

Pour Votre « Excellence » à l’AndroJeunesse


 

 

Excellence est un terme féminin de 1160, du latin excellentia, de excellere, exceller. « Degré éminent de perfection qu’une personne, une chose a en son genre ».

(Dictionnaire de la langue française Robert, France, 2007)-353-2.


 

 

Le progrès, l’amendement, le dépassement de soi sont les desseins de vie de tout humain « debout ». Surtout des juniors par essence en « préparation d’avenir ». L’AndroJeunoConseil® tend donc à mener le jeune masculin à développer en lui la vertu d’ascèse. Sans laquelle nulle existence ne donne véritablement sens fondamental à ce qu’elle est. Le triple objectif androJeunologique est d’aider le junior à régler difficultés et problèmes. Améliorer ses capacités existantes. Être équilibré, épanoui et confiant.

En cet idéal trois paramètres sont visés. L’originalité cognitive, la positivité de pensée, la force mentale. Le contrôle des affects, la maîtrise émotionnelle, l’optimisation des sentiments. L’indépendance comportementale, la liberté d’attitudes, le volontarisme d’action. Un jeune autonome, responsable, acteur de son destin est capable de s’ « attaquer » avec courage à ses blocages pour les régler au mieux avec résolution et persévérance.

Il sait que ses mécomptes sont faits pour être annihilés, non pour le vaincre ! Être en mesure d’affirmer un raisonnement cohérent propre à soi-même contribue à dynamiser le capital inné et acquis de chaque junior. Le dépassement de ses états d’âme mène à une meilleure sérénité, ce qui est appelé en langage savant eudémonisme. Tout jeune se doit d’optimiser au mieux son temps pour mieux vivre, s’épanouir, réussir sans pour autant devenir esclave de l’heure. Il s’agit ni de courir sans cesse en perpétuelle, vaine course contre la montre « perdue d’avance ».

Ni de se comporter comme si le temps n’existait pas ou était toujours illimité quoi qu’il arrive. Or, de simplement mieux structurer et « gérer son temps » comme matière rare, précieuse, passant vite même à l’échelle d’une vie. Tout en profitant pleinement de son existence à tous points de vue. Sans stress excessif ni laisser-aller dommageable. Deux choix de vie s’offrent aux juniors : la rigueur temporelle ou la plasticité chronologique. Les deux options n’ont jamais trait aux mêmes implications ni occurrences-354.

La rigueur temporelle juvénile consiste à être attentif à l’épuisement du temps. En vertu de la célèbre formulation de Virgile : « Tempus irreparabile fugit ! Le temps passe vite sans nul retour » ! (Virgile, poète latin, 70-19 av. J.-C., Géorgiques, poème didactique, Rome, 29 av. J.-C.)-355. Ce qui permet d’optimiser son temps, de ne pas le perdre ni le gaspiller, de faire plus et mieux dans et de sa vie. Ce qui autorise la société de façon commune à gérer, planifier, mener des entreprises collectives harmonisées et unifiées. En stricte observation et respect de tous et en l’intérêt de chacun.

Cela vaut pour le jeune et la communauté humaine. Art de vivre indispensable donc. En considération et efficacité de soi et d’autrui. En discipline, ordre et méthode ! À l’allemande, l’américaine ou la japonaise. Les peuples septentrionaux ayant généralement plus culturellement l’esprit de rigueur temporelle que les nations méridionales. Cela permet de se gouverner et manœuvrer de façon précise, sûre et réussie. Par progressions, étapes successives tangibles et abouties, ce qui donne un temps des juniors bien rempli et utilisé, fécond et étendu. L’activité, le mouvement, l’initiative vont, bénéficient au temps. Un temps optimisé prend son sens, un temps sous-occupé appauvrit !

Mieux que la passivité, l’inertie, l’attentisme procrastinatoires. En contrepartie obligations, pressions, contraintes, stress du jeune abondent surtout en notre siècle pressé, débordé, rentabilisé à son maximum incompressible. En linéarité du passé au futur via le présent qui n’est plus alors qu’un transit fugace, provisoire, révocable, insaisissable. Qui s’échappe de plus en plus, de plus en plus vite. Inexorablement, irrémédiablement, sans nuls retour ni rattrapage possibles. Avec donc des tentations compensatoires ou autoprotectrices extrêmes.

Entre automatismes mécaniques ou vacuités débridées et activismes forcenés. Optimiser le temps ne suffit pas. Il s’agit aussi tout autant d’en tirer des gratifications suffisantes. Du fait d’une occupation temporelle suffisamment satisfaisante pour combler le junior de plénitudes existentielles. En terme d’objectifs, actions, de moyens, valeurs, d’idéaux, de sens donnés à sa vie. Le dessein du jeune n’est donc pas tant de remplir du temps de façon matérielle ou physique que de nourrir tout une vie d’un point de vue moral. Puisque le but axiologique, ontologique, ontogénique juvénile n’est jamais intrinsèque, quantitatif mais bien qualitatif et d’excellence.

Non conjoncturel mais structurel, non de forme mais de fond. L’action du junior est valable si elle fait sens. Elle implique une direction précise idoine, possède une signification qui en fonde toute la légitimité, la pertinence, comme l’utilité fructueuse. Sans signification l’action est dénuée de toute logique à aboutissement intelligible, adéquat, efficace. Actes privés de principes des volontaristes excessifs. Sans direction la vie est stérile, vaine puisqu’elle se contente de principes velléitaires sans passages à l’acte du jeune.

Qui seuls permettent de les faire passer de l’état de « purs concepts » abstraits à celui de résultats matérialisés concrets. Intentions sans actes des purs amorphes. La plasticité chronologique implique que pensées, émotions, paroles, comportements, actes ou abstentions sont régis par leur seul dynamisme naturel propre. Non par les limites, impératifs du temps du junior bien régulé, prédéterminé. Le « temps rigoureux » se suffit à lui-même car il est social, imposé. Quand le « temps plastique » inclut le temps collectif normé et le temps individuel choisi du fait qu’il est avant tout personnel et libre. Le premier est celui du devoir. Le second de la plénitude.

L’équilibre entre les deux types de temps juvénile, l’occidental et l’oriental est fort bénéfique pour la réussite, l’épanouissement des jeunes. Comme des aînés adultes. De l’individualité, comme de la collectivité. Le temps plastique autorise de se prendre en compte, ce qui permet de définir, privilégier ses propres priorités, urgences, préférences, choix. Ce qui est le plus fondamental, significatif pour nous. Pour ce qui est des souhaits et des adhésions les plus profonds. Cela garantit aussi une empathie, compréhension d’autrui par écoute, dialogues, échanges, sens d’autrui.

Une acuité du junior vis-à-vis de l’univers. Une transcendance, une régénération intérieures par cogitation, méditation et introspection. Le temps plastique évite la pression, l’angoisse du « chrono-écoulement » en sorte de permanence rassurante. Il se conjugue au présent continu et éternel quand le temps rigoureux intègre sans cesse ce qui est révolu, anticipe. Se projette en ce qui n’est pas encore échu, va venir. Le temps plastique du jeune est centré sur soi-même, autrui, les choses. De façon intuitive, sensible, perceptive, sensorielle, analytique, spectatrice plus qu’actrice. En conceptions bien plus qu’actions-356.

Le danger en est la passivité, l’inertie, le manque d’entreprise, de sens des réalités juvéniles prosaïques. La pensée, l’émotion, le rêve, l’idéal, les valeurs, le savoir, la culture, l’élévation, l’intelligence et la richesse morale intérieure sont excellents. À condition de rester relié aux réalités de la « vraie vie ». Sans les utopies de la « déréalisation » des plus délétères. Il s’agit donc tout à la fois de concilier l’idéal imaginé et le réel d’action comportemental. « La tête emplie d’étoiles dans les nuages des belles passions, les pieds calés dans la glaise du sol porteur des exigences naturelles de l’existence » !

Le jeune obsessionnel tributaire d’un temps envisagé comme mouvement construit agit, réalise mais perd de vue le fondement moral de toute chose. Le junior détaché du temps conçu comme suspendu théorise, médite, aspire. Or, il peut s’enliser faute d’enracinement dans le mouvement palpable de la vie. Cela est tout l’antagonisme en métaphore spirituelle entre l’action laborieuse « séculière » et la mystique contemplative « régulière ». Chacune ne prend alors sa pleine valeur, tout son sens que de l’autre et réciproquement. Pensées, comportements, actions se renforcent mutuellement d’importance.

En nécessaire osmose complémentaire féconde entre la raison et la passion du jeune. La matérialité et la spiritualité. L’objectivité et la subjectivité. La structure et la conjoncture. La « méthode » et l’improvisation. La vitesse et la lenteur. La logique et l’intuition. L’action et la réflexion. La pratique et la théorie. L’application et la conception. L’implication et le retrait. Le réalisme et l’idéalisme. Le pragmatisme et l’utopie. Le mouvement et l’immobilité. Comme le volontarisme et le questionnement. L’ascèse et la prodigalité. Le stoïcisme et l’épicurisme. L’impatience et l’abnégation. La tempête et le calme.

Le dynamisme et l’analyse. La rentabilité et l’intérêt général. Le collectivisme et l’individualisme des juniors. Le productivisme et le désintéressement. L’extériorisation et l’intériorité. L’extraversion et l’introversion. Également l’égocentrisme et l’altruisme. La détermination et le « fatalisme ». Le changement, comme la permanence. La certitude et le doute. Le risque et la sécurité juvéniles. Il s’agit d’insuffler souplesse et signification en un temps rigide. De la structuration, de la « direction » en un temps flexible. En une logique plus idéalement qualitative que modestement quantitative-357.

Gagner du temps, surtout mieux l’occuper. Dans le travail du junior, en sa vie personnelle, récréative. Le temps rigoureux n’est pas exclusif du travail ni le temps plastique des loisirs. Le temps rigoureux s’applique tout autant aux loisirs et de même que le temps plastique au travail. Savoir s’arrêter pour faire le point, mieux repartir. Passer de l’idée au désir, puis au projet, au but, à l’action et au résultat effectif. La difficulté est la « résistance juvénile » au changement, les blocages psychologiques afférents. Cela passe par des rejets, oppositions.

Souvent l’argument massue du manque de temps masque en réalité d’autres vraies raisons plus profondes. En prétexte politiquement correct pour ne pas agir, le justifier ainsi à bon compte. De façon plus moralement acceptable par soi et autrui. Quand le jeune veut trop, trop vite agir et modifier trop de choses à la fois il y a incertitudes, inaction, paralysie. Le découragement vient face aux difficultés endogènes, exogènes des entreprises à mener. Pour vaincre ces travers il convient de se faire aider par un « superviseur » proche digne de confiance, compréhensif, ferme. Un « tuteur-mentor » éclairant, impulsant fort l’essentiel le plus prioritaire et déterminant.

Qui saura inciter, soutenir, faire parvenir le junior à optimiser son temps. Ce dernier pourra aussi progresser peu à peu par petites étapes successives, graduelles et croissantes. En fractionnant les tâches. Il est toujours bien plus facile de gravir plusieurs petites collines qu’un immense massif montagneux. Une grande montagne par montées échelonnées que par une ascension continue unique. Jour et nuit, sans haltes repos ni même restauration d’étapes régulières. Le principe est donc d’avancer par stades, de ne chercher à atteindre le suivant que lorsque le précédent est effectivement réalisé.

Changer, agir, enrichir son temps est aussi affaire de volonté. Par la croyance optimiste, la confiance cela est facilité, permet d’avoir la motivation pour agir, obtenir les effets escomptés. Le jeune analyse la réalité indésirable déjà existante au présent et la position ultérieure meilleure et plus gratifiante souhaitée. Il envisage les moyens à mobiliser pour enfin atteindre l’objectif visé. La volonté est donc une insatisfaction issue du passé, un espoir d’amélioration pour l’avenir. Le tout via un ensemble d’outils au présent que le junior projette de mettre idoinement en action-358.

Pour parvenir au progrès juvénile attendu. Un ensemble à trois composantes indissociables et indispensables, toutes trois de façon interdépendante pour la réussite de l’opération. En cette optique réflexion posée, patiente et abstraite, émotions maîtrisées et positives, action tonique, rapide, concrète se complètent positivement. Elles se renforcent mutuellement pour plus et mieux vivre. Bien gérer son temps consiste prioritairement à s’impartir des objectifs idoines. En confiance, moyens adéquats, pérennisation, effort, persévérance, dépassement de soi.

Le résultat ambitionné par le junior sera précis, en chiffres, mentions, d’effets exacts. Avec un délai butoir maximal, clair. Les étapes de concrétisation, les outils afférents seront précisés. Que ce soit pour progresser dans les grandes lignes d’une vie ou pour améliorer le quotidien le plus banal. En un savant équilibre entre pragmatisme et passions personnelles. Avoir des buts existentiels permet de limiter les stress, les pressions, ainsi que d’être plus confiant, rassuré, tranquille pour le futur. Avec un objectif le jeune maîtrise plus son destin que sans. Car il est pleinement maître de l’intégralité sans faille de tous ses plans d’action.

À défaut le junior est bien plus à la merci du sort des autres. La nature ayant horreur du vide ce sont alors ces derniers qui œuvreront à sa place pour lui. Donc en leur faveur, à ses dépens. La fixation d’un objectif, la capacité à l’atteindre sont liés à la « conviction » du jeune qu’il a tout pouvoir de maîtriser son destin. Qu’il va y parvenir ! Par un mécanisme de domination interne bénéfique pour lui, ses intérêts. S’il croit que les autres, les circonstances conduisent son avenir il sera en logique de soumission externe très dommageable pour sa personne, son devenir.

Le junior peut passer d’une logique externe fort défavorable à une optique interne positive. En se fixant des buts, se battant adéquatement pour les exécuter en réussites. Si ses objectifs sont trop élevés alors il se décourage, ne fait rien et échoue ! S’ils sont trop modestes il se démobilise, ne les atteint pas plus ou de façon peu bénéfique puisque le but initial était lui-même trop limité. Le bon écrivain, orateur exprime le maximum de choses avec le minimum de mots. Nous sommes en temps de « pléthore ». Gaspillages, prodigalités tous azimuts s’y multiplient à foison. Revenir à la mesure juvénile s’impose-359.

De même le « bon objectif » du junior est celui qui nécessite le moins de moyens pour un résultat le plus optimal possible. En bon compromis, équilibre entre les coûts et les résultats pour une rentabilité maximale. Les « objectifs de progrès » sont les effets que le junior veut obtenir par motivation et ceux qu’il peut réaliser par pragmatisme. L’essentiel est alors d’être pleinement conscient de ce qui le motive le plus pour avancer, agir à cet effet. Les objectifs comportementaux ou routiniers visent à faire sens à son vécu journalier. Ils répondent aux obligations de la vie sociale, aux normes éducatives acquises.

Ce qui est imposé, accepté, créé en la matière et ce que le jeune « façonne », transforme et enrichit en terme de buts structurant chaque étape de l’existence. Le junior en études, emploi est évalué, noté ou payé. Cela pour accomplir des tâches bien prédéterminées sous forme d’objectifs scolaires, universitaires, professionnels. Certains sont impératifs, d’autres facultatifs. Pour bien gérer le temps juvénile il convient de l’organiser, le planifier sur le long terme. Pas à pas, étape par étape de façon méthodique, systématique quasi « tayloriste » pour achever l’ouvrage. Même le plus difficile et rébarbatif.

Cela consiste pour le jeune masculin à inscrire sur un agenda, calendrier, planning les étapes de l’atteinte d’un objectif de progression. Il y a aussi la planification du moyen, surtout du court termes. À prévoir, organiser également à l’avance. Il s’agit d’établir toute la liste de ce qu’il y a à entreprendre. De fixer les niveaux de priorités, d’urgences des occupations. Préciser l’effet escompté pour toutes. Quantifier les temps d’exécution. Bien planifier en un agenda quotidien. Il y a les obligations impératives, exigences variées, obligations requises par autrui ou par le junior.

Ce qui est incontournable, indispensable, obligatoire sera inscrit, traité en priorité, voire en urgence. Ce qui est moins important, utile, obligé ou urgent sera prévu et exécuté ensuite. Ce qui est inutile ou ne correspond pas à des besoins réels et nécessités avérées sera donc supprimé, non inscrit. Les journées ne dépassent jamais les vingt-quatre heures. Les tâches juvéniles sont de plus en plus nombreuses, sophistiquées ou complexes. Il est alors impératif de fixer des niveaux de priorités, d’urgences à toutes les occupations quotidiennes pour les « élaguer », s’en sortir. Il s’agit de bien hiérarchiser ses obligations-360.

En respectant bien tous les délais d’exécutions impartis notamment les plus précis, stricts, importants dits à dates butoirs. Il convient aussi de répartir les divers types d’occupations du jeune selon leur durée. Il y a celles très courtes de moins d’une minute. Les courtes ne dépassant pas les cinq minutes. Les longues de cinq minutes à deux heures. Il sera tenu compte de l’importance de l’activité à mener. Les niveaux de priorité seront fixés avec rigueur. Il s’agit d’appréhender des délais, des niveaux d’importance, durées d’exécution des tâches. Pour bien gérer l’emploi du temps du junior.

Le perfectionnisme consiste à en faire trop, trop bien à contre-emploi, de façon inutile et « contre-productive ». Il est donc à bannir car bien trop coûteux en temps et énergie, argent et stress très superflus. « Le mieux est l’ennemi du bien » ! Il vaut mieux être performant et efficace. Des besoins fixés au plus précis. Satisfaits au mieux pour éviter ce qui est inutile, inadéquat donc insatisfaisant. Chaque jour planifier la journée suivante est capital. L’improvisation, le laisser-aller, le court terme, la vision « au jour le jour » sont nocifs. Une journée juvénile équilibrée est celle qui ménage un bon ratio.

Entre les temps de disponibilité, d’ouverture à autrui et ceux d’indisponibilité, de fermeture aux autres. Ces deux types de temps du junior sont aussi nécessaires l’un que l’autre en alternance selon les conjonctures, nécessités, besoins. Trop d’ouverture en degré, durée implique d’être submergé, envahi, débordé par l’extérieur. Trop de fermeture en degré, durée assure d’être appauvri, amoindri, isolé de l’intérieur. Il s’agit aussi de se ménager chaque jour des « temps morts ». Pour souffler un peu, pouvoir mieux faire face aux imprévus et impondérables ou aléas juvéniles incontournables. Qui sont des plus « chronophages ».

Il est aussi fort important de savoir en fonction des circonstances, personnes, disponibilités refuser d’être distrait de ses temps d’occupations. Car il est précieux. Quand la perturbation est abusive, excessive, dommageable, non fondée. De même il convient à d’autres moments d’accepter les mêmes interruptions quand elles sont indispensables, légitimes, bénéfiques. Le jeune se gardera des moyens de distraction, dérangement. Comme le téléphone mobile, les messageries, Internet 2.0, les réseaux sociaux, la télévision ou aussi les jeux vidéo-361…

Autant d’occasions de pertes de temps quand elles mordent salement sur son travail. Alors autodiscipline, refus des tentations, autoencouragements, motivation s’imposent. Sous forme de l’observation du principe : « Travail d’abord, récompense-loisirs ensuite seulement » ! À un âge de jeunesse facilement déconcentré, perméable, avide d’occupations ludiques aux dépens du travail scolaire. Il s’agit de ne pas se fier à sa seule mémoire par nature faillible mais de toujours noter par écrit l’essentiel. Pour en conserver une trace sûre, mémorisée sur papier, support informatique. À défaut d’être mémorisable dans les têtes.

Ne pas négliger les moyens de classement, rangement, d’archivage pour une efficacité optimale. L’objectif suprême d’une gestion optimisée de son emploi du temps consiste à agir le plus rapidement et bénéfiquement. Quantitativement, comme aussi qualitativement. Sur le fond et la forme. Conjoncturellement et structurellement. En termes de besoins, comme d’objectifs. En fixant un indicateur de résultat idoine avec un début, une poursuite, une fin de la tâche initialement engagée. De bonnes conditions juvéniles de santé psychique et physique garantissent aussi une meilleure optimisation quantitative et qualitative de l’emploi du temps. Le bon usage d’un agenda ou cahier de texte numérique ou papier s’impose aussi à tout bon scolarisé ou jeune actif. (Ménard, 2001)-362.


 

 

Une excellente gestion temporelle consiste à apporter de bonnes réponses à de bonnes questions. « Quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando ? Qui, quoi, où, par quels moyens, pour/quoi, comment, quand » ? La « bonne organisation existentielle » vaut pour les individus mais aussi les peuples. Le résultat d’une optimisation nationale se mesure en terme d’Idh, Indice de développement humain. Il se fonde sur la santé, l’espérance de vie à la naissance, le savoir et le niveau d’éducation, le niveau et la qualité de vie. La France fait partie du groupe de tête à « indice très élevé » mais ne cesse d’y reculer !

En 2009, huitième rang mondial : Allemagne, vingt-deuxième. 2010, quatorzième : Allemagne, dixième. 2011, vingtième : Allemagne, neuvième. 2016, France, vingt-et-unième : Allemagne, quatrième. Il est très inquiétant que notre pays recule tant face à son premier compétiteur. Il faut en tirer tous les enseignements ! L’Allemagne continue à se renforcer et progresser, la France ne cesse de s’affaiblir et rétrograder ! (Indice du Développement humain créé par le Pnud, Programme des Nations Unies pour le Développement, New York, 1990, chiffres des années 2009 à 2016)-363. Cela constitue un réel désastre pour notre jeunesse française qui voit ainsi sans cesse ses chances d’avenir s’amoindrir !


 

 


– Améliorer Vos Capacités, Compétences –

Performances de Jeune Homme


 

 

Le fondement universel et intemporel en tout et pour tout pour vous, junior, quels que soient les aléas, les réalités ou occurrences de votre vie est intangible. Exclusif en votre simplicité, votre efficacité pour mieux vivre, être meilleur. Votre représentation de l’univers forge tout votre être, votre propre vécu personnel. Tout sur Terre est énergie : temps, espace, événements, gens, choses, pensées, émotions, comportements et actes. Vos cognitions juvéniles agissent donc en permanence et décisivement sur votre psychisme, l’existence et tout ce qui advient ici-bas.


 

 

L’énergie meut tous et tout. Une pensée focalisée puissamment sans relâche sur un but le fait immanquablement réaliser à court, moyen ou long termes dans le temps. Avec toujours une action indispensable au préalable. Tout acte a son propre aboutissement. Toute pensée, émotion a un impact d’abord sur le jeune et son devenir pour faire, comme défaire. Sans conscience rien n’est possible. Seules ses aptitudes, forces mentales le font créer. En les optimisant au maximum. Volonté, action transcendent la jeunesse. Vivre la vie réussie qu’elle souhaite implique de commencer par changer toute sa façon de penser-364.

De ressentir ses émotions, affects, de se comporter et d’agir. Pour des résultats optimum métamorphoser les causes de toutes choses s’impose. Un colossal travail de re/fondation, re/création positives de soi est d’évidence vital. Pour avantageusement remplacer la toxique entreprise de sape négative qui condamne encore bien trop de jeunes. À l’échec, au mal-être et à l’indigence. Cette pénurie physique, psychique, affective, morale, matérielle peut être remplacée par l’abondance du succès, de l’épanouissement, de la prospérité.

En tous domaines. Chaque junior a en lui tous les ferments aptes à lui offrir le meilleur de l’existence. Or, la plupart n’usent que d’une part dérisoire de leurs potentialités humaines propres. Ce qui les fait sous-vivre et « vivoter », non pas vivre au plein sens du terme et des latitudes afférentes. À leurs pires dépens. Exactement tel un jeune athlète débutant une compétition sportive de haut niveau entravé, bâillonné, surchargé de poids inutiles fort handicapants.

Ses concurrents étant quant à eux libres de toute « camisole de force » ! Pensées, émotions, attitudes et actes restent donc en permanence toute la vie de la naissance à la mort très largement sous-exploités. Au plus grand dam des juniors. Ces aptitudes existent à l’état potentiel latent et dormant mais requièrent d’être préalablement mises en œuvre, utilisées. Pour être opérationnelles, actives. À défaut elles finissent par s’atrophier et mourir. Volonté et désir permettent de ranimer, d’entretenir la flamme pour piloter sa propre destinée.

Au lieu d’en rester l’otage prisonnier simple passager. Chaque jeune est comptable de ce qui lui arrive positivement, comme de façon néfaste ou neutre. Car il y a des principes intangibles de succès et bonheur et des règles d’échec et de malheur ou d’immobilisme. Que chacun active ou pas à son gré. Tout est à la mesure des croyances, désirs, acceptations. Le grand « secret » de la vie, de la félicité consiste à bien s’autopersuader que tout ce que le junior désire est déjà acquis pleinement à tout jamais ! Par la pensée convaincue, l’émotion fort bénéfique, le comportement approprié et l’action résolue. Pour vaincre, triompher de soi !

En un mot : la foi la plus ardente, absolue. Puisque chacun est, a sa propre solution en, par lui-même tout est loisible, à disposition. En allant chercher ce qui convient, où, quand, comment cela est au mieux. Le jeune génère directement ce qui lui arrive ou pas en mal et bien. Par ses cognitions, sentiments, attitudes, actes. La transfiguration de sa vie passe par la réformation de son esprit ! Trop de part et de part nocive revient à son inconscient : pensée lui échappant et subconscient : inconscient influençant le comportement. Aux dépens de sa conscience : perception de soi, de l’univers.

Il s’agit donc de favoriser cette dernière. Par une meilleure maîtrise juvénile lucide, pragmatique, réaliste de son esprit, son âme, son cœur, son corps, sa vie. Le négatif sera donc repéré, détruit au fur et à mesure qu’il parvient à la conscience juvénile. Évité en vigilance préventive. Le positif sera suscité, favorisé, cultivé, entretenu par préjugé optimiste, favorable. La négativité crée l’échec aussi sûrement que la positivité fait la réussite. Positiver permettra au junior de remplacer bénéfiquement la réaction émotionnelle neutre ou négative par la proactivité dynamique la plus favorable-365.

Pour réussir, être heureux, prospère il est donc impératif d’y croire, d’être convaincu de le mériter et d’en être digne. Tout jeune est par essence intrinsèque fait pour la félicité, aucun pour le malheur. Le meilleur est donc pour lui s’il se donne la peine de se l’octroyer de droit. Toute réalité juvénile comporte ses propres significations, causalités, objectifs. Tout junior a donc pour devoir sacré de tirer le meilleur parti, profit possible de ses potentialités. Cela passe par ses expérimentations et apprentissages. Tirer les enseignements du passé, se projeter en l’avenir est important mais bien moins que de bien organiser, gérer, vivre le présent.

Car la vie se déroule au présent, jamais au futur ou au passé. Il s’agit de ne pas manquer sa propre personne, destinée. Les difficultés sont faites pour renforcer le jeune et non l’abattre. D’autant plus que chaque problème porte toujours en lui-même sa propre solution. Le jeune fixe lui-même ses modalités existentielles par ses pensées, émotions et actions. Le gagnant s’obsède des objectifs, solutions, certitudes sereines quand le perdant se noie en ses doutes, difficultés, peurs. Car il n’entrevoit que le problème, se convainc de la défaite.

Le tout est de déclencher les bonnes forces, énergies, conditions pour bien aboutir, non les mauvaises pour s’enliser. Des objectifs juvéniles doivent être définis, mis en œuvre. Par le verbe, la représentation, la pensée, l’émotion, le comportement, l’action idoines. Le tout en concentration exclusive sur le seul but prédéfini. De façon créative et positive. Libération et force mentale exigent la fin de tout sentiment de culpabilité indu car inutile, non fondé, nocif. Qui fait toujours au mieux en conscience, n’a pas à se culpabiliser.

Choisir, décider, comme agir s’imposent au junior pour avancer à l’exacte mesure de ce qui peut être accompli ni plus ni moins. En s’acceptant, ainsi qu’autrui avec les défauts, les qualités. En s’engageant activement. Qui veut être estimé d’autrui se doit au préalable de s’apprécier lui-même. Les erreurs passées n’existent plus, seul importe le présent de progrès. La culpabilité est source de déchirements inconscients néfastes qui affaiblissent, desservent. La paix est une énergie des plus bénéfiques quand la tension est une atonie fort nuisible. Il s’agit pour le jeune de se débarrasser de sa culpabilité injustifiée en se persuadant qu’elle n’a pas lieu d’être-366.

De sa culpabilité fondée en rectifiant l’erreur ou la faute qui en est à l’origine. Ce qui libère dans les deux cas. L’inconscient juvénile est allégé des tourments sur la durée patiemment et inlassablement en le saturant en permanence de pensées des plus positives. Lesquelles font efficacement barrage aux cognitions négatives. Cela multiplie les émotions réjouissantes et les comportements et actes favorables, constructifs, productifs. De même les sentiments et attitudes ou actions seront dirigés positivement au fur et à mesure, en l’instant. Également amendés favorablement, ultérieurement si besoin.

L’inconscient des jeunes comptabilise tout ce qui est avéré en la vie ou supposé en l’esprit. L’imagination consciente volontaire, positive permet de rectifier l’inconscient négatif. De bien le « formater » pour qu’il ne retienne que du positif, devienne… positif : additionnel / multiplicateur. Au lieu d’être négatif : soustracteur / diviseur ! Par la représentation visuelle et émotionnelle « positive ». Ainsi les événements négatifs passés sont-ils modifiés a posteriori en occurrences positives présentes. Ce qui fait que l’inconscient effacera de la mémoire juvénile le négatif même le plus paralysant.

Il enregistrera à sa place du positif. En réalités ultérieures de même type le subconscient influera désormais positivement sur les comportements afférents et non plus négativement. Le « logiciel mental » ayant été redéfini favorablement. Pour être libre, heureux, apaisé le junior réglera tous ses problèmes, conflits avec autrui, ses blocages en suspens. Chasser de l’inconscient les émotions toxiques, nuisibles consiste à toujours pardonner à soi, comme à autrui. Si les offenses ne sont pas pardonnables leurs auteurs le sont toujours.

Il s’agit de ne jamais rien attendre ni exiger d’autrui mais toujours de soi-même pour être libre. Afin d’obtenir de la vie il convient pour le jeune de définir, fixer ses objectifs et désirs les plus importants à ses yeux. Puis de ne retenir pour le moment que le plus fondamental, comme indispensable, impérieux de tous. Celui qui est le plus légitime, bénéfique, moral pour soi, comme autrui. Tout ce qui est néfaste, nuisible, toxique ne peut constituer un but valable. Il s’agit d’accepter en son for interne tout ce que la réalisation de son réel souhait juvénile implique. Rien en l’esprit ne doit alors s’opposer au but résolument fixé-367.

Que le jeune doit vouloir à tout prix sur-le-champ. Une immense motivation irrépressible s’impose. Enthousiasme et passion, joie de vivre, de réaliser et entrain sont impératifs pour avancer selon ses vues. Les motivations négatives démobilisent fort, quand les motivations positives encouragent à persévérer en l’effort pour réussir. Il s’agit de ne jamais envisager l’échec, ses effets, ce qui ne ferait que les « provoquer » mais la réussite et ses avantages pour soi, ce qui augmentera les pleines chances de succès. À toutes avancées et atteintes d’un objectif, une autogratification s’impose pour s’encourager, se récompenser.

Le but sera réalisé par jalons successifs. En s’inspirant d’un modèle, comme de ses qualités, symboles de réussite le junior est bien plus motivé encore. L’autosuggestion positive peut également l’aider à aller de l’avant. De même que son potentiel de créativité. Il s’agit d’abord de créer en pensée pour pouvoir ensuite entreprendre, concrétiser. Le mental mène aux réalisations. De même que les certitudes, non les doutes. Être hanté de ses objectifs permet de savoir comment y parvenir et d’y arriver triomphalement. Par la force morale juvénile la plus absolue, déterminée et tenace.

L’énergie mentale du jeune appuie les pensées, lesquelles gouvernent les émotions, le tout étant la source des comportements et actes. La certitude positive de vaincre fait réussir et le doute négatif échouer. La croyance, la volonté sont le « levain qui fait lever toute pâte ». Pour réussir, « garder le cap » de l’objectif quoi qu’il arrive en efforts et ténacité. Le but se nourrit du désir de le posséder tout entier en l’atteignant par obsession mentale permanente, ardente et détaillée jusqu’à victoire finale. De façon vivante, réaliste comme si « tout était déjà réalisé, effectif ».

La foi indéfectible et absolue du junior en la certitude de l’atteinte du but est primordiale. En confiance farouche, résolue en le fait que ce qui est bien décidé, voulu arrivera. Selon les plans prévus comme déjà potentiellement acquis. En persévérance. La visualisation de la victoire doit emplir d’enthousiasme, de joie pour encourager à persévérer et maintenir le cap coûte que coûte. En secret total pour ne jamais faiblir sous les réserves si dubitatives, envieuses ou rivales d’autrui. Les pensées se réalisant souvent, elles seront positivement canalisées. Le mental juvénile conduisant l’action plus encore que l’inverse-368.

De telle sorte qu’elles débouchent fort sur l’action favorable, le résultat le plus bénéfique escompté. Qui maîtrise sa pensée, ses émotions gouverne efficacement ses actes, sa vie. En visualisations, croyances positives du jeune. Voir en image ce que l’on veut obtenir, tenir que c’est acquis mène à la réussite. Cognitions, affects, paroles, omissions, comportements influent sur le corps. Les pensées positives induisent des émotions fort positives, donc des attitudes positives. Ce qui générera une bonne santé psychosomatique par influx chimiques corporels bénéfiques.

L’autosuggestion positive est source de réussite, plénitude physique et psychique absolue. La destinée de chacun-e dépend fort de chaque jeune. En remaniant positivement son esprit l’on bouleverse non moins positivement toute son existence, comme les événements, son environnement, les choses et les gens. Dans le temps et l’espace. De façon conjoncturelle et structurelle. La transformation extérieure vient de celle de l’intérieur, non l’inverse. La plupart des juniors pensent que de meilleures conditions de vie les rendront heureux. Alors que c’est d’être heureux qui améliorera fort leur existence entière !

Échec, mal-être ou pénurie du jeune proviennent d’un mode de pensée négatif, néfaste. Réussite, plénitude, prospérité sont le résultat d’une mentalisation positive et bénéfique. Il s’agit donc de détruire tous les conditionnements mentaux toxiques si malfaisants. En les remplaçant par des autosuggestions, habitudes favorables. L’on ne supprime que ce que l’on remplace. L’entraînement mental juvénile d’autoconditionnement suggestif positif est efficace. Au calme, détendu, concentré, en silence, esprit paisible chaque soir avant le sommeil.

Ce qui permet un développement favorable fort efficace en l’inconscient pendant le sommeil nocturne. Le psychisme conditionne la posture physique et réciproquement. Un mental positif fait adopter une position anatomique dynamique, droite, épaules redressées, tête bien relevée, regard droit, en respiration profonde. Cela génère en retour un état d’esprit serein. Ce que le jeune demande à son inconscient sera clair, net, complet, explicite, sans nulle ambiguïté. La formulation sera affirmative et au présent. De façon positive. Brève, simple et résolue. À propos de lui-même, son existence, non d’autrui. Servir sa cause sans nuire-369.

Ces demandes mentales seront transcrites en images visuelles émotionnelles. Ces dernières se réaliseront souvent en action. S’il y a contradiction entre croyance et volonté la croyance gagne toujours. Si ses actes, efforts sont en lutte avec sa représentation mentale le junior obtiendra l’exact inverse de ce qu’il escompte, souhaite. Il est donc important de visualiser les choses en couleurs comme des objets concrets. Également des choses imaginaires et des occurrences réelles et en mouvement, non seulement fixes. Des réalités fictives et des choses abstraites.

Tout ceci par le biais des cinq sens. La formulation mentale, la projection visuelle des vœux juvéniles les plus chers seront « dopés » par des émotions puissantes positives. Par une certitude immense d’une parfaite et prochaine réalisation complète des objectifs du jeune. Qui croit négativement obtiendra du négatif. Qui croit positivement aura du positif. La conviction efficace repose sur l’intériorité, non sur des facteurs extérieurs. Les croyances positives, comme négatives s’appliquent en toute vie. Il est donc indispensable de penser, faire comme si le souhait, l’objectif étaient d’ores et déjà réels, bel et bien acquis.

En échéance immédiate et satisfaction, gratitude. Ce qui concrétise et hâte la réalisation par l’influx mental positif, confiant nécessaire. Les émotions en contradiction avec la volonté triomphent toujours de cette dernière. Le junior se doit de maîtriser ses émotions positives, comme négatives car elles gouvernent sa vie. Il s’agit de toujours favoriser, développer les émotions positives, d’annihiler les négatives. Les émotions malfaisantes sont toxiques car elles font mal agir et nuisent à la santé psychosomatique.

Les émotions négatives induisent des états chimiques anatomiques qui influent sur nombre d’organes en sécrétions nocives. À l’inverse les émotions positives libèrent en l’organisme force substances bénéfiques pour la santé du corps et de l’esprit. Toute réalité terrestre juvénile n’est ni positive ni négative en soi mais fort objectivement neutre. L’être humain lui donne très subjectivement une tonalité négative ou positive en fonction de ses propres émotions personnelles. La pensée doit alors constamment encadrer chaque émotion éprouvée pour la « rationaliser » en réflexion donc la relativiser pour la positiver, bien agir. Pensées, émotions, actes du jeune sont liés-370.

Même en situations difficiles. Ce qui permet d’avoir des pensées, émotions, comportements et actes plus positifs, sains ou bénéfiques. Chaque mauvaise émotion négative sera alors remplacée par une bonne positive. L’émotion positive, comme négative n’est donc jamais le fruit de la réalité consciente mais de l’inconscient juvénile. L’entraînement mental positif nécessite aussi bien sûr une action permanente immédiate, dynamique, active de la part du jeune.

Pour bien agir, réussir ses entreprises. Les vieilles habitudes inappropriées seront abandonnées au profit de nouvelles alors bien meilleures. Il convient aussi d’être intimement convaincu que l’on mérite pleinement la réalisation de son désir pour qu’il soit comblé. Par l’excellence, la générosité, la bonté, l’ouverture pour soi, comme autrui. Il s’agit d’offrir pour recevoir. Il est vital de se convaincre de la légitimité intrinsèque de toutes ses entreprises personnelles.

Le junior sera le meilleur serviteur de ses intérêts par l’effort, l’action convaincus, il en sera « payé au centuple ». Vivre en permanence ayant présente à l’esprit l’idée convaincue de bonheur, de réussite, de prospérité. Tout en œuvrant activement et inlassablement en ce sens. Cela même crée cette félicité. Tout comme la conviction du malheur, de l’échec et de la pénurie entretient les marasmes. Se considérer comme grand, fort, opulent conduit tôt ou tard à la réalité correspondante.

En joie de vivre, optimisme, confiance, persévérance, courage, force, audace, effort, comme largesse de vues. Éradication drastique de toute négativité en pensée, émotion, comportement, parole, acte et omission. Remplacement par l’équivalent positif qui sera systématiquement privilégié en toute circonstance, comme à l’égard de soi et tous. La négativité du jeune doit être positivée, de même ce qui est neutre. (Tepperwein, 1986)371.


 

 

En 1969, V. Giscard d’Estaing, 1926-2020, homme politique français s’exprime quant au référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation. Alors voulu par le Général de Gaulle (1890-1970), président de la République française (1959-1969). « La France est face au référendum comme un homme qui a un oursin dans la main et ne sait qu’en faire » ! (V. Giscard d’Estaing, Lumières sur le référendum, propos politiques, journal d’information L’Aurore, France, 8 et 9 avril 1969). Aujourd’hui la « jeunesse-oursin » de ce pays n’est-elle pas en la même incertaine situation ? Oui, si l’on considère le sort peu enviable qui lui est réservé en matière d’avenir, d’insertion en sa propre société. Avec un monde adulte qui ne sait qu’en faire et la considère comme des plus « importunes » !


 

 


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L’équilibre est le bonheur, l’accomplissement, la réalisation de soi, l’utilité sociale, l’amour, le sens donné à sa vie. Également l’abondance, le succès. Le fait de vivre l’existence que vous, jeune, souhaitez avoir… Cela passe pour chacun d’entre-vous par un certain nombre de lois axiologiques intangibles. Dont l’observation, l’application sont gages de si grands progrès ! Tout comme votre ignorance, votre négligence mènent tout aussi sûrement à l’inverse. À la stagnation donc au recul, en réalité au « marasme de toute votre vie ».


 

 

Tout junior est lui seul exclusivement, intégralement responsable de son propre parcours terrestre. En tout et pour tout, pour le passé, le présent, l’avenir, où qu’il soit, qui qu’il soit, quels que puissent être les événements de sa vie. Quels que soient même les gens, les choses auxquels il est confronté. Le problème est en lui, tout comme la solution. Il est impératif d’agir en fonction de l’idée qu’il est totalement responsable de ce qui advient ou non en son existence. Car tout est la conséquence de ses réactions juvéniles aux réalités, occurrences, circonstances passées.

S’il est insatisfait d’un état de fait quelconque il peut alors en imputer la faute à des facteurs externes, soit la « terre entière ». Or, la cause majeure est interne, réside en lui-même par autolimitation pessimiste, négative, comme défaitiste. Le jeune peut, doit aussi changer sa réaction aux circonstances jusqu’à la réalisation des conséquences qu’il souhaite. Il s’agit d’une véritable révolution mentale, émotionnelle, comportementale personnelle. Il ne peut pas ou peu modifier le monde extérieur mais toujours beaucoup sa mentalité intérieure.

Ce qui est fort décisif, change tout ! Ce n’est pas le changement du monde, de sa situation externes qui peut le faire évoluer et être bénéfique. Or, sa mutation juvénile interne qui fera que sa réalité extérieure sera meilleure. Un solide volontarisme actif s’impose ! Pour obtenir « plus et mieux » de la vie il convient de changer soi-même sa façon de penser, d’agir en pensant, agissant plus et mieux. Le meilleur est en chaque junior même de façon endogène. Non à l’extérieur exogène de lui. Nul ne peut changer de l’extérieur mais de l’intérieur-372.

Se plaindre, imputer ses blocages à autrui, aux conditions ambiantes ou à ses handicaps réels ou supposés est inutile. Car stérile, contre-productif. Du fait que le jeune maudit ce qu’il ne peut changer, non ce qui est définitivement intangible. Plutôt que d’agir alors que c’est exactement ce qui convient pour débloquer les choses. Changer implique risques, peine mais il n’y a pas meilleures alternatives. La nature a horreur du vide, si le junior n’agit pas lui-même il sera agi à sa place, sans son aval, à ses risques et périls, le plus souvent à ses dépens.

Outre qu’il prend un malin plaisir à systématiquement, royalement ignorer tous les signaux d’alarme de plus en plus pressants. Qui pourtant l’alertent des risques, dangers à subir plutôt qu’agir. Jusqu’à la désastreuse catastrophe juvénile finale. Il s’agit de bien tenir compte des signes avant-coureurs de ce qui ne va pas. Pour « rectifier » les choses au fur et à mesure qu’elles se présentent de façon « préventive ». Ne pas avoir à « soigner, guérir », subir la sanction des errements, s’amender, ce qui est bien plus difficile, aléatoire, incertain.

En un mot le junior n’obtient que ce qu’il produit, cela ne dépend entièrement que de lui. Qu’il fasse en sorte de savoir ce qui bloque, comment et pourquoi. Alors il sera en mesure de le débloquer ! Il lui faut aussi connaître le fondement même de ses existence, mission humaines. Ce qui se résume en un but existentiel majeur précis. À défaut sa vie n’a aucun sens, s’enlise en néant total. À chaque jeune de trouver son plein idéal de vie, ses valeurs ontologiques pour grandir, avancer, s’accomplir. Toute sa jeunesse, sa vie durant. Chaque junior sent en intuition profonde s’il suit ou non son authentique mission, vocation terrestres.

Contentement, enthousiasme, comme joie de vivre en sont la preuve, le gage et le symbole. La morne torpeur signifie au contraire que le jeune n’a pas encore trouvé son authentique voie de vie. Il convient aussi de déterminer ce qu’il attend de son existence. Il ne peut rien obtenir s’il ne sait pas exactement ce qu’il veut. Il s’agit de ne pas occulter, oublier ses rêves d’enfance, de jeunesse. Que cette dernière se fixe son propre cap, non celui que les autres voudraient lui faire prendre. Notamment les parents. Tel est le but sacré qui doit être celui de chaque junior en conscience, qu’il se doit de toujours s’impartir-373.

« Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs ». La volonté personnelle prime or, jamais celle d’autrui. La « grande loi de la vie » veut qu’il ne faille jamais rechercher l’approbation de son prochain ni à lui complaire. Un seule chose importe : servir ses propres desseins, intérêts. Cela ne passe jamais par ceux des congénères humains. Chaque jeune se doit de s’affirmer et de s’imposer, ainsi que ses choix, buts de vie. Toujours selon ses vues, jamais celles d’autrui. Il s’agit de souverainement choisir, décider, d’agir par soi, pour soi tout en éludant toujours les souhaits, préférences des autres.

À partir du moment où il ne s’agit que de sa personne, ses intérêts exclusifs propres. À chaque junior de déterminer au préalable par écrit tout ce qu’il veut être, avoir, faire, paraître en tout et pour tout pour l’ensemble de sa vie. Cela concerne les études, l’emploi. La sécurité matérielle et financière. La vie récréative et culturelle. La santé, l’état physique, psychique, intellectuel, comme spirituel. Les liens aux autres. Les buts, valeurs et idéaux de vie. L’utilité sociale à autrui. Il convient un temps de « s’arrêter de courir », faire le point. Savoir d’où le jeune vient, où il est, où il veut aller.

De s’y diriger fort résolument sans dévier, renoncer jusqu’à arrivée du junior à destination finale. Ayant fermement maintenu le cap par tous les temps, du plus clément au plus agité. Sans jamais limiter ses ambitions. Toujours voir grand, fort, haut, vite, loin. L’ « impossible est possible »-374 ! Comme tout sur Terre il suffit d’y croire. Il suffit de se projeter avec force, d’anticiper. Tout ce qui figure en esprit, volonté peut se réaliser par matérialisation effective concrète. C’est de fait le seul cerveau qui anticipe tout ce à quoi le jeune croit résolument.

Qui se charge de faire en sorte que cela se réalise sans coup férir. Par autoconditionnement et autosuggestion. Le junior réalise ultérieurement ce qu’il a prévu antérieurement. D’où nécessité vitale, cruciale de ne développer que des pensées, croyances, certitudes, émotions, actes positifs et non négatifs. Ce qui aura été l’inlassable fil conducteur et l’idée-force des propos sans cesse réitérés en cet ouvrage. En optique d’approche, de pratique cognitive, émotionnelle, comme comportementale basée sur le fort « postulat maître » de la « psychologie et pensée positives ». Alors confiance et action juvéniles vont de pair pour le plus retentissant succès.

Le plus complet épanouissement, la plus éclatante prospérité. Avoir foi en soi, assurance résolue n’est donc jamais un luxe mais une condition majeure de réussite. À un âge où par définition tout jeune est encore incertain de sa personne et doute. Estime, confiance, affirmation de soi y remédient. Cela passe par la foi en ses capacités, potentiels, compétences et performances. Moyens adéquats, résultats d’excellence en sont les fruits les plus féconds et prometteurs. L’essentiel n’est pas d’être exceptionnel mais de croire et faire comme si c’était le cas. Alors le cerveau fera sienne cette forte croyance et la fera devenir réalité en « éveil de sa puissance intérieure et pouvoir illimité ». (Robbins, 1991, 2003).

« Tout est possible et rien n’est impossible » pourvu que le junior en soit convaincu. La force mentale vient à bout de tout obstacle et fait triompher tout rêve qui veut bien s’incarner en la foi absolue, comme « inconditionnelle ». Ainsi qu’il est dit dans les Écritures selon ces dernières par le Christ à l’aveugle à qui il fait recouvrer la vue : « Va, ta foi t’a sauvé » ! (Évangile de Marc, évangéliste, Moyen-Orient, Ier s., X, 52, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.)-375. Si le jeune pense que c’est possible cela le sera. S’il croit que c’est impossible cela le sera aussi tout autant. Tout est affaire de « foi » !

Qu’importe l’opinion d’autrui sur lui aussi piètre puisse-t-elle être. L’essentiel est la forte, inconditionnelle estime que le jeune se porte à lui-même. « Quoi qu’il arrive », quelles que soient ses performances. Lesquelles seront d’autant plus exceptionnelles qu’il croit en elles et en lui-même ! La foi ou non des autres en lui et ses capacités n’a aucune importance ni signification pour lui. L’image, l’opinion qu’ont de lui, de ses résultats ses semblables sont nulles et non avenues. D’autant plus que la plupart du temps les autres se soucient tous de lui comme d’une guigne.

Ils ne sont préoccupés que d’eux-mêmes, de leurs propres affaires ! Il s’agit de toujours être persuadé du meilleur, jamais du pire. Les certitudes et les attentes positives, optimistes juvéniles génèrent les états, réalités constructifs, favorables, productifs. Quand les craintes négatives suscitent l’inverse si malheureux. Il existe même un adage qui affirme : qu’ « un mal peut générer un bien » ! Ce qui signifie alors que même du pire pourra parfaitement « surgir le meilleur ». Cela n’est qu’une question de vision des choses, d’état d’esprit. Que la jeunesse soit forte de tous ses indéracinables objectifs, élans, espérances !

En précision millimétrique. Ce qui exige impérativement une quantification juvénile précise, mesurable, un moment fixe daté. Sans compter les détails affinés possibles et imaginables. Cela distingue le but sacré irrévocable de la simple velléité fumeuse. Cela passe par une rédaction écrite ultra détaillée aussi minutieuse qu’un texte de loi. Le but imparti sera alors toujours le symbole d’une mutation positive, favorable, comme heureuse. En haute ambition et dépassement de soi. En un mot une amélioration et un gain significatifs par rapport aux réalités antérieures. Un grand changement fort et décisif de vie.

Seules « les grosses mises permettent de gros gains ». Il ne reste plus alors ensuite qu’à puiser positivement dans les ressources favorables illimitées du subconscient du junior. Qui est l’inconscient agissant pleinement de façon productive sur les comportements donc les résultats constructifs. En s’imprégnant chaque jour mentalement de ses objectifs écrits, en les relisant sans cesse en leitmotivs inlassables, récurrents. Ces buts écrits seront conservés sur soi comme « trésor des plus précieux » dont le jeune ne peut, ne veut, ne doit en nul cas se séparer à jamais.

Ainsi pendant tout son septennat, (France, 1974-1981) le président V. Giscard d’Estaing, 1926-2020 aura-t-il conservé en son portefeuille un petit papier. Sur lequel était inscrit le chiffre très précis du nombre de Français l’ayant élu à la fonction suprême du pays au soir du dimanche 19 mai 1974. 13 396 203. Certes l’objectif était déjà fort atteint. Or, cela agissait sur l’homme d’État comme un puissant catalyseur mental pour renforcer sa mission quotidienne à la tête de son peuple. Pensée, émotions, comportements, actes sont ainsi puissamment reliés, conjugués.

Pour assurer les réalisations de ses désirs juvéniles les plus intenses, convaincus. Les doutes, inquiétudes, difficultés s’opposent à ses objectifs. Il s’agit donc de les éluder et de faire comme s’ils n’existaient pas. Si le junior ne les écoute pas ils seront alors impuissants à contrecarrer ses buts. Alors que s’il les prend en compte ils influeront fort négativement sur son subconscient qui fera donc en sorte que ses projets périclitent ! La meilleure façon de procéder pour dépasser les meilleures raisons du monde de renoncer, comme se résigner à végéter est de s’élever. Se hisser au-dessus de soi-même. En dépassement, oubli de soi –376.

En s’accomplissant moralement par l’amélioration de soi la plus constante. En perpétuels apprentissages de vie du jeune. Pour réussir il s’agit de répartir ses grands projets en une myriade de petits sous-projets. Qui seront ainsi plus faciles à réaliser tout en constituant tous ensemble le ou les mêmes très grands desseins ambitieux. Avec « microbuts » journaliers, « mésobuts » hebdomadaires et « macrobuts » mensuels. Les « mégabuts » seront annuels ou décennaux, les « métabuts » à l’échelle de la vie entière. Chaque jour sera organisé et visualisé à l’avance la veille.

Ainsi le subconscient du junior la nuit fera en sorte que tout se déroule selon ses vues le lendemain. Cela fera gagner du temps le jour J. La réussite, la prospérité ou le bonheur existent déjà chez autrui au présent, comme au passé. Il suffit de s’en inspirer pour faire « aussi bien, voire mieux encore » pour l’avenir. Il convient alors de trouver la meilleure source idoine et de s’y abreuver sans modération. Il est indispensable d’oser se lancer en sortant de son étroite zone de confort pour l’infini du dépassement de soi. Il s’agit pour cela de s’empreindre d’une certitude juvénile fondamentale, immanente, comme irréfragable !

Que le jeune peut être, qu’il est même déjà ce qu’il veut être. De visualiser en son esprit cette nouvelle réalité comme si elle était déjà effective. De modifier « de fond en comble », supprimer ses inadéquats et néfastes comportements négatifs. De les remplacer par des actes appropriés bénéfiques et positifs. Au lieu de sans arrêt réitérer et faire « tourner en boucle » de mauvaises habitudes récurrentes il convient de les faire cesser, d’en adopter de nouvelles bien meilleures. Ainsi pensées, émotions, attitudes, actes médiocres en créent sans fin d’autres « du même acabit ».

S’autoreproduisent à l’infini en sempiternels cercles vicieux des plus toxiques. Autoaffirmations, cognitions, images positives d’avancées aident à progresser dans la réalité. Le jeune peut se desservir lui-même en négativité. Or, il peut tout autant s’autoencourager et s’autoréparer de l’intérieur en croyant positivement en lui. Cela passe par des affirmations commençant à la première personne du singulier du verbe être : Je suis. Au présent. En assertion positive : le subconscient juvénile ne comprend, retient que les pensées les plus purement, absolument positives. Sans contredit, doute-377.

Oui. Pas les négatives. Non. De façon brève et simple. Précise. Avec des verbes d’action. Des évocations d’émotions positives fortes. Le tout aura trait à la seule personne du junior, non celle d’autrui. Puis toujours envisager non seulement ce qu’il souhaite très exactement mais aussi plus généralement et potentiellement, ce qui pourrait se révéler pour lui mieux encore. Cela permet d’ouvrir au maximum et bien plus encore tout le champ des possibles. Que le jeune visualise le tout en images précises : pensées, émotions, comportements, actes, perceptions des cinq sens, écrits, paroles.

En répétitions du junior le matin au lever, midi en milieu de journée, le soir au coucher chaque jour. À haute voix. En visualisation yeux clos. Le but est de concevoir tout ce qu’il désire et le réaliser. La visualisation est diaboliquement efficace car le cerveau, le subconscient ne distinguent pas l’action réelle et la visualisation théorique. Imaginer mentalement ou agir impliquent les mêmes mécanismes cérébraux. D’où l’intérêt de bien visualiser avant d’agir pour mieux entreprendre, réussir ce que le junior souhaite. Avec « rage de vaincre », détermination farouche, volonté de parvenir à tout prix.

S’il visualise du positif alors que sa situation réelle est négative son subconscient fera en sorte de faire correspondre sa pensée favorable à sa réalité. Qui sera alors fort améliorée, alignée sur sa pensée visualisée positive. Ce qui est d’une efficacité des plus redoutables ! La discordance initiale qui posait problème au subconscient du jeune aura ainsi été corrigée par lui ! Le cerveau aide son conscient à appréhender lucidement tout ce qui peut favoriser la réalisation de ses objectifs. Son inconscient travaille alors à lui « trouver » des moyens de résolution par accroissement d’activité mentale productive.

Le junior est donc motivé à agir adéquatement pour parvenir avec adresse, sûreté, succès à ses fins. Son cerveau lui donne à la mesure de ses croyances, désirs, rêves. S’il pense, croit, veut petit il aura petitement. S’il fixe l’enjeu de façon moyenne il obtiendra moyennement. S’il vise grand, en est alors des plus convaincus il récoltera grandement. Son subconscient le gratifie à la seule mesure de sa volonté et ses croyances et mentalisations. Redisons-le, le jeune est ce qu’il pense, croit, ressent, éprouve, fait ou ne fait pas, dit ou non, de la façon même dont il se comporte-378.

La visualisation mentale peut aussi s’appuyer sur tout support matériel visuel précis, concret : photographies, vidéos, sons, schémas, textes, dessins… Une des lois de la réussite est de penser, de ressentir, d’agir comme si ses buts étaient déjà pleinement réalisés. Cela permet de conditionner très favorablement son subconscient. Qui fera alors en sorte de bien trouver les meilleurs moyens de réaliser les objectifs juvéniles. Il s’agit de se projeter en l’avenir en se représentant comme acquis ce que le jeune souhaite par-dessus tout. Qu’il soit actif, agisse !

Rien ne vaut l’action car seule l’action appropriée donne des résultats valables. La parole la meilleure n’aura jamais cette vertu. Rien de bon n’est possible sans « oser oser » et oser agir ! Il n’y a pas d’actions idoines sans réussite indiscutable ni de réussite éclatante sans action clairvoyante. Que tout junior se le dise, médite gravement là-dessus. « Se jeter à l’eau est la meilleure, la plus sûre façon d’apprendre à nager ». L’action est rendue possible quand cesse alors la crainte de l’échec, que ce dernier est même accepté, mentalement intégré. Tout en gardant la volonté inébranlable, le but ultime de réussir « coûte que coûte ».

Car souvent dans la vie il faut commencer par échouer pour pouvoir ensuite réussir ! Pour embrasser le succès il s’agit donc de se lancer à pleine vitesse à ses trousses, de le saisir à bras le corps. Qu’importe si le jeune a peur, l’essentiel est de « se lancer » malgré tout quoi qu’il arrive. De même que l’idée d’échouer doit être acceptée, le laisser de marbre, ses peurs ne sauraient l’effrayer ! À partir du moment où il les banalise, les neutralise en son quotidien. D’autant plus que la plupart de ces peurs correspondent plus à des périls supposés que réels et ne sont donc que factices et virtuelles.

En raisonnant la tranquillité d’esprit juvénile revient tout naturellement. Par substitution de pensées plus sereines à celles inquiètes. En imaginant le meilleur au lieu de craindre le pire. Affronter la peur, réaliser malgré tout ce qui effraie renforce la confiance en soi, ses aptitudes. Il s’agit de toujours raisonner en terme de défi et non de risques. Cela change totalement la vision des choses du junior, le fait dynamiquement agir au lieu de craindre si passivement. S’il veut « le meilleur » alors il doit accepter tous efforts, sacrifices que cela implique. Oser encore, toujours-379 !

En travail inlassable, acharné, apprentissages, ténacité à toute épreuve car le seul talent ne suffit jamais. Les jeunes ne doivent jamais oublier que si leurs débuts en la vie sont par essence difficiles, hasardeux cela est le gage même de leurs succès futurs. « Leur ouvrage sera cent fois remis sur le métier car c’est bien en forgeant que l’on devient forgeron ». Pour obtenir il s’agit de demander. Peu de juniors osent, pensent à le faire par peur du refus, de l’échec, du rejet. Or, rien ne s’obtient sans démarches en ce sens.

Pour « oser demander » il convient donc de ne jamais envisager le refus mais de toujours être à l’avance convaincu de l’acceptation. Sans se préoccuper davantage du résultat final, l’essentiel étant de tenter sa chance. Ce qui autorise même une chance sur deux de succès contre aucune sans essai préalable. Mieux encore, n’osant croire à ses potentiels à convaincre les autres de répondre favorablement à ses demandes le jeune émet des ondes négatives. Qu’ils perçoivent alors inconsciemment ou consciemment, ce qui les incite à refuser de façon ferme et définitive.

S’il est convaincu que ce sera oui ses « ondes positives » font que ses interlocuteurs auront plus envie d’accéder à ses requêtes. Qu’il soit convaincu que sa demande sera agréée. Que cela est « possible », qu’il est fondé à demander, que sa requête est légitime, qu’il mérite fort d’obtenir satisfaction et il le pourra. Que le junior demande à la personne idoine en mesure de le satisfaire. De façon compréhensible et exacte. Qu’il persévère jusqu’à obtenir gain de cause. Demander est facteur de succès, non d’échec. L’idée de rejet ne peut donc qu’être intégrée mentalement pour mieux la dépasser, voir sa requête acceptée !

Qu’importe le nombre de refus, de rejets puisque finalement il y aura fatalement acceptation, le moment pour cela étant enfin arrivé. Mille coups du diamantaire sur la pierre la plus pure, dure peuvent échouer à la briser quand le mille-et-unième y parvient fort. Non à lui seul mais car il aura été précédé par les mille premiers coups ! Acharnement, répétitions sans relâche viennent à bout de tout ou presque ici-bas. Ne dit-on pas aussi que « nulle citadelle n’est à tout jamais inexpugnable » ? Il y a un début à tout. Tout jeune voulant progresser « fera son miel » des avis, positionnements avisés d’autrui quant à ses entreprises personnelles les plus chères-380.

Ce qui lui donnera une idée de l’impact généré, comme de la pertinence de ses actions. Cela permet d’en tirer les enseignements juvéniles utiles, d’apprendre, d’amender ses menées pour les améliorer grâce aux lumières fondées d’autrui. Être approuvé, encouragé stimule toujours favorablement. Être blâmé est peu agréable mais permet de se corriger, s’améliorer ce qui est tout autant positif. Ce qui mènera donc aux « éloges » ultérieurs. L’essentiel est d’éviter isolement, renonciation. De s’en prendre à ce qui nous permet de progresser par la critique négative justifiée.

De ne pas ignorer les échos enrichissants des autres. Le jeune peut même demander des avis extérieurs intéressants à toutes fins utiles. Ne cessant jamais d’évoluer, de muter. En acceptant, s’adaptant au changement au lieu de s’y opposer ce qui est contre-productif. Progressant pas à pas par jalons successifs, se focalisant sur ce qu’il y a à amender. En conscience de toutes ses réussites, les mesurant « à leur juste valeur » ! Évitant de ne voir que ses échecs réels ou supposés. Les infortunes sont relatives, ne sont que des résultats non attendus qui ne conviennent pas au junior et de nature réversible, révocable, provisoire !

Les succès sont quant à eux toujours absolus car symboles de ce à quoi il est parvenu par lui-même, le fruit de son labeur. Garder mémoire de ses réussites permet de maintenir en lui foi, espérance, motivation, encouragement, force. Ce qui permettra d’en obtenir d’autres encore toujours plus éclatantes. Le succès engendre de fait le succès en spirale vertueuse. Tout comme l’échec crée de l’échec en cercles vicieux. Que le jeune ne garde à l’esprit que ce qui a réussi. Qu’il soit toujours tenace quoi qu’il arrive car qu’importe que le chemin soit ardu, l’essentiel est de parvenir sain et sauf à bon port.

Renoncer est toujours une erreur, aller au bout de soi, de ses objectifs et rêves un devoir. Pour tout junior. Qu’il ait à l’esprit que les plus grandes victoires se nourrissent d’une multitude de petites avancées préalables. Dont la patiente conjonction « soulève les plus hautes montagnes ». Efforts après efforts en totale persévérance. Le « but sacré » est aussi de toujours faire plus et mieux que ce qui est normalement escompté, désiré, attendu. En apportant toujours une vraie, décisive « valeur juvénile ajoutée ». Sortant systématiquement, complètement des « sentiers battus »-381.

Fournissant « le petit plus qui fera toute la différence » que nul autre n’offre ni même auquel il ne songe. L’art de se distinguer, se rendre indispensable, incontournable, irremplaçable. Que chaque jeune cesse de se plaindre, geindre passivement pour devenir un battant qui réussit activement. De victime qui subit il deviendra alors un vainqueur qui domine sa vie, sa personne, son « destin ». En ambition, exigence et sélectivité. Optant systématiquement pour les personnes, milieux, ambiances de qualité positifs, prospères, heureux, en réussite bénéfiques qui le hissent vers le haut.

Fuyant tout ce et tous ceux qui sont nocifs par leur négativité, médiocrité qui abîment vers le bas. Que le junior s’enrichisse de ses succès antérieurs pour doper les victoires d’aujourd’hui, provoquer les belles réussites de demain. Oubliant tout le reste, soit tout ce qui est négatif et si peu « reluisant ». Même si la société notamment française retient surtout le négatif réel ou supposé, élude le positif ! Au plus grand dam, aux dépens des jeunes hexagonaux qui en souffrent tant. Ce qui dispense fort de les reconnaître, ainsi que leurs réels mérites. Ce qui aggrave alors le marasme du pays.

Pour ne s’attacher qu’à leurs travers juvéniles avérés ou imaginaires. Ce qui les décourage, les empêche tant de grandir ! Ne pas oublier ses succès, en tenir compte permet d’avoir une bonne estime de soi, d’être plus confiant, de mieux s’affirmer. Donc d’être plus heureux et de mieux réussir encore. Il s’agit alors d’établir la liste de tous les succès passés, d’en tenir le décompte à jour au fur et à mesure pour s’encourager. En trois périodes distinctes : enfance, adolescence, jeunesse. De la naissance à dix ans. De onze à dix-huit. De dix-neuf à vingt-cinq ans.

De même disposer autour de soi des marques de ses succès passés est un bon catalyseur d’énergies, de confiance, de progression renouvelée. Le jeune pourra aussi chaque jour s’autocongratuler pour toutes ses avancées valorisantes du quotidien. Il ne s’agit pas de vaine autocomplaisance mais de saine satisfaction d’encouragement pour les efforts et progrès accomplis. Les juniors en ont encore plus besoin que les adultes pour s’affermir, s’épanouir, s’améliorer, grandir. Il est ainsi important de s’autogratifier, nul ne le fera à leur place sinon eux-mêmes. Non en vanité, autocomplaisance mais pour grandir-382.

Qu’importent les déboires du jeune, l’essentiel demeure la gratification des efforts fournis. Dans l’heure précédant le sommeil, les réussites, les projets d’avenir seront mentalement finalisés. Alors le subconscient les prendra bien davantage en compte que les événements, mentalisations plus anciens de la journée écoulée. Il s’agit aussi de parachever jusqu’aux bout et conclusion finale tout ce qui est en cours, de ne rien laisser en déshérence. Il vaut mieux faire moins mais mieux et de façon achevée ! Pour mieux vivre le présent, mieux envisager l’avenir il convient de se libérer du passé du junior, le considérant avec sérénité.

Cela passe par l’apaisement des blessures antérieures, par le pardon pour se débarrasser des poisons auto intoxiquant du ressentiment. Ce qui permettra de tourner définitivement les pages nocives, passer à des réalités bénéfiques. Métaboliser le passé même douloureux permet de s’épanouir. Ne pas le faire implique un présent très mal vécu, bancal. Plutôt que de pratiquer la fort délétère « politique de l’autruche » et du déni il s’agit de voir les réalités juvéniles en face lucidement. Sans minoration ni maximalisation mais en toute humilité et simplicité.

De façon pragmatique, réaliste, courageuse. Faire taire ses peurs qui maintiennent en statu quo nocifs. Au lieu de risquer l’audace, de réagir, de changer ce qui est pourtant bien plus bénéfique pour le jeune. Afin de faire face aux difficultés inhérentes à la vie, de les résorber au fur et à mesure qu’elles se présentent l’une après l’autre. Le « maître-mot », le principe même de la vie sont le changement, jamais l’immobilisme. Faute d’évolution il y a périclitation et disparition. Le mouvement est occasion de progrès, jamais de régressions, seul apanage de la fixité.

L’intérêt du junior est donc d’anticiper, d’accepter, d’accompagner sereinement le changement pour prospérer. Plutôt que de s’y opposer par peur ce qui dessert ses intérêts, signe sa perte. Sa négativité interne paralysante sera donc toujours bénéfiquement muée en encouragement individuel positif. À défaut sa santé physique, comme psychique s’altérera. Jusqu’à même la mort en certains cas extrêmes. Le stress provoque de toxiques décharges d’adrénaline dans le corps quand la paix intérieure secrète de l’endorphine dans le cerveau du jeune. Ce qui détend, libère et soulage, élève, porte, encourage et fait mieux avancer-383.

Il s’agit de passer du tout juvénile négatif au tout positif. Dire définitivement adieu aux peurs, anxiétés, à la honte, la culpabilité, aux manques de confiance, au stress, à l’émotivité. À la tristesse, au sentiment de vulnérabilité, d’insécurité, de faiblesse, d’infériorité, de déchéance, d’indignité. Pour l’inverse en plénitude. Le but est de faire cesser les autojugements et les stigmatisations de soi-même pour la pleine acceptation de soi. Conditions sine qua non de l’évolution favorable et de la reconstruction de soi. Tout junior a le plein devoir de mettre fin aux visions erronées et délétères qui l’empoisonnent, le tuent à petit feu. Cela passe par la foi en soi et ses capacités.

Même si nombre d’éducations inculquent le contraire défaitiste, pessimiste, comme négatif aux enfants, adolescents, jeunes. Instillant le poison du doute, du découragement et des pires désespoirs. S’auto inoculer l’inverse est possible, vital par l’assurance, la détermination, la force mentale intérieure, l’absolue sérénité. Avec positivité, optimisme, ferme résolution du junior. Par inlassable autosuggestion positive, résolue. « Chaque jour à tous points de vue je vais de mieux en mieux » ! (É. Coué de La Châtaigneraie, psychologue français, 1857-1926, Œuvres complètes, France, 1976)-384. Je vais bien, tout va bien, je suis fort. Je suis pleinement maître de moi-même, ma vie, mon destin. Cqfd !

Tout va pour moi de mieux en mieux ! Les mauvaises habitudes d’échec, de mal-être ou de pénurie seront remplacées par les bonnes de réussite, d’épanouissement, de prospérité. Ce qui a été décidé par le junior sera fort engagé et réalisé intégralement jusqu’au bout et sans concession, faille, exception ou renonciation. « Que votre oui soit oui et que votre non soit non » ! (Évangile de Matthieu, apôtre, Moyen-Orient, Ier s., V, 37, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.)-385. Pour réussir sa vie il convient de ne cesser sa vie durant d’apprendre, de savoir, connaître, découvrir et comprendre.

Cela passe notamment par de bonnes études et de la lecture, le fait de « se nourrir » aux meilleures sources d’information, du savoir. En toutes matières, tous domaines. La lecture de biographies historiques de « hautes personnalités » exemplaires est très enrichissante. Pour une jeunesse en besoin de modèles identificatoires pour grandir. Il est toujours possible aussi de se former, motiver auprès de mentors par programmes adaptés de développement personnel. Réussite, prospérité, épanouissement ne peuvent venir que de la joie de vivre, l’enthousiasme, la passion juvéniles convaincus.

Il s’agit de toujours entretenir le « feu de l’allant, la jouvence » en leur consacrant temps, énergie, engagement, conviction. Motivation, détermination, ténacité. S’appuyant toujours sur ses meilleurs atouts, qualités et potentiels originaux. Faisant en priorité ce qui intéresse le plus le jeune, ce qu’il aime, sait faire le mieux. Ce n’en sera que plus gratifiant, épanouissant, efficace pour lui-même, autrui. L’emploi du temps pourra être optimisé en triple organisation : journées préparatoires, productives et de détente.

La journée préparatoire sert à organiser celles qui seront opérationnelles. La journée productive met en œuvre tous ses domaines de compétence, résultats. La journée récréative du junior est exclusivement consacrée à soi-même, ses amis et proches. Pour prendre du bon temps, se relaxer des efforts et activités déployés le reste de la semaine. Il s’agit de loisirs excluant tout labeur. Ceci permet de se ressourcer, de puiser l’énergie nécessaire pour bien accomplir les temps de pleine activité. Tout cela sera bien planifié et organisé à l’avance pour une efficacité juvénile optimale.

Pour progresser au mieux tout jeune veillera à se faire éclairer, aider, encourager par des conseillers adéquats. Pour les différents domaines de sa vie. Proches familiaux, amis, enseignants, éducateurs, conseils pédagogiques, experts professionnels, mentors et guides spirituels… En toutes confiance, confidentialité. Si l’intérêt du junior commande d’accepter certaines choses, il exige aussi qu’il en refuse d’autres. Afin de ne pas se laisser envahir, déborder il est vital d’imposer des limites à soi-même, comme à autrui. Le temps est des plus précieux, tout comme l’énergie, l’argent juvéniles à mieux optimiser donc.

Les moyens de communication seront alors en service minimum limité. Cela vaut tout particulièrement pour les jeunes qui ont généralement tendance à en user et abuser. Ils n’accepteront donc que ce qui est le meilleur et le plus important bénéfique pour eux. Moins du quart de leurs efforts et entreprises génèrent… plus des trois quarts de leurs réussites et résultats positifs ! Qu’ils sachent donc toujours aller à l’essentiel, rejettent tout le reste ! Souvent le meilleur conseiller du jeune est lui-même. Il suffit alors de suivre son intuition profonde. En saine, salutaire introspection pour bien comprendre où ses devoirs et intérêts doivent le mener-386.

La plus grande sagesse réside tout au fond de sa conscience. La méditation peut donc être un accélérateur de lucidité intérieure. Toutes voies pour avancer sont en lui. Par tous moyens physiques et mentaux, émotionnels et spirituels l’intuition du junior lui fournit les meilleures réponses à ses interrogations les plus ardues. Il s’agit de les écouter, les suivre par l’action. Écouter les autres plutôt que s’exprimer soi-même peut être aussi des plus enrichissants, bénéfiques pour lui. Or, pour cela il est aussi fort important de savoir, pouvoir s’épancher librement, totalement auprès d’âmes compréhensives, compatissantes.

Que le jeune n’oublie pas non plus que seule la vérité aussi dure à entendre soit-elle, tout comme aussi l’amour, la justice libère l’être humain. L’élève au-dessus de sa condition de « simple mortel ». Il s’agit d’un devoir à l’égard de soi, comme d’autrui. Sa parole se doit donc d’être toujours noble, droite, comme claire. Compréhensible en sa simplicité, force par tous. Il ne faut jamais laisser place au doute juvénile mais toujours s’assurer de la réalité de toutes choses pour en « avoir le cœur net ». Ce qui évitera peur, conviction du « pire ». Tout sera vérifié, clarifié.

Pour mieux vivre, avancer. Il s’agit de bien communiquer, s’assurer d’avoir bien compris. Pour éviter les ambiguïtés nocives des interprétations, des supputations, conjectures erronées. La gratitude, l’admiration à l’égard de soi, d’autrui élèvent l’âme également. Quand jalousies, envies, dénigrements et rivalités desservent tous et tout. Le jeune a besoin d’être reconnu, gratifié, accepté, aimé, encouragé sous peine de s’étioler. Il n’y a pas d’estime mais seules comptent les marques d’estime sous toutes ses formes : orales, visuelles, kinesthésiques notamment.

De même toute promesse, parole, tout engagement à son propre égard, celui des autres seront tenus et respectés à la lettre. Sous peine de trahison, reniement d’autrui, de soi. Respect, loyautés juvéniles l’imposent. Ce qui garantit droiture morale et estime de soi. En dignité, élégance et distinction d’un point de vue physique, psychique, intellectuel, spirituel. L’exigence morale autorise de mieux vivre, réussir. Ce qui permet d’être respecté par autrui quand le junior se respecte lui-même, considère tous les autres. Seule la droiture axiologique pour soi, autrui permet l’élévation spirituelle la plus accomplie. (Canfield, 2005)-387.


 

 


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